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4.
CONCLUSION ................................................................................................
5.
BIBLIOGRAPHIE ...........................................................................................
6.
REMERCIEMENTS ........................................................................................
-----------------------------------------
4.
CONCLUSION
Le
Codex Calixtinus a-t-il livré tous ses
secrets ? Rien n’est moins sûr. Chacun
des chercheurs cités dans ce travail
a sa propre théorie qui contredit au
moins en grande partie celle des autres : nous
ne saurons jamais la complète vérité
sur le Codex, que son auteur soit Calixte II,
Aymeric Picaud ou qui que ce soit d’autre. Ainsi
les querelles de scientifiques prennent-elle
pour le néophyte un air parfois quelque
peu futile.
Une
chose est certaine toutefois : le Liber Sancti
Jacobi n’a pas perdu de son attrait, de sa magie
- il a même servi à des fins politiques
jusqu’au XXe siècle : "Franco le
Galicien fut soutenu, dit-on, par saint Jacques
[...] sur son cheval blanc " (1) - les
curieux ont toujours été nombreux,
en Europe notamment, à acheter la traduction
du Codex dans leur langue et leur nombre ne
tarit pas.
Traduction.
C’est un mot triste mais bien réel :
rares sont ceux qui sont encore capables de
lire le Codex en latin dans le texte. La langue
qui unifiait l’Europe du savoir n’est plus et
avec elle a disparu ce clergé tout-puissant
qui dépensait son énergie et ses
deniers à légitimer son action,
créant souvent de pérennes chefs-d’œuvre
(les cathédrales, le Codex, etc.).
Pour
conclure, voici ce qu’écrivit le pseudo-Calixte
il y a huit siècles, avec une sagesse
profonde qu’il serait bon de cultiver aujourd’hui
encore :
"Bien
des gens en effet méprisent ce qu’ils
ne comprennent pas. Les Français méprisent
les Allemands et les Romains méprisent
les Grecs, parce qu’ils ne comprennent pas leur
langue. [...] Un œil sain et ouvert voit plus
clairement qu’un œil trouble et fermé.
Une chandelle claire, qui donne de la lumière
à tous les assistants, est plus utile
que celle qui donne aux uns et refuse aux autres.
Ainsi cet opuscule a-t-il été
manifesté à tous [...]".
( )
Quant
à moi, j’ai été ravi d’assouvir
ma curiosité au sujet du Codex que je
ne connaissais que d’ouï-dire. C’est d’ailleurs
maintenant, alors que j’ai acquis une bonne
vu d’ensemble du sujet, que j’aimerais l’approfondir.
J’aurais
pu, par exemple, me pencher plus avant sur la
problématique de l’importance de l’ordre
de Cluny sur le Codex, sa rédaction et
les différents protagonistes de "l’affaire",
ou orienter mon travail sur la confrontation
des deux grandes études francophones
du Liber, à savoir celles de Moisan et
Gicquel. Je pense d’ailleurs que cette dernière
idée aurait été plus enrichissante
pour le "monde de la science". Cependant,
j’ai pris le parti de raconter plus que d’analyser
(et ceci au risque d’être trop centré
sur l’étude de Moisan), parce que je
pense que là aussi est la fonction d’un
Travail de Maturité : rendre accessibles
aux étudiants pré-universitaires
des matières passionnantes, mais très
denses et difficiles à aborder.
Au
sujet de l’attrait que le monde porte encore
au Codex, j’ai été frappé
de voir dernièrement dans le rayon
d’une
bibliothèque un livre titré "Iacobus"
(2). C’est un roman d’inspiration médiévale
traitant de Templiers, de pèlerins, de
Compostelle et de frères Hospitaliers.
Décidément, le souvenir du Liber
Sancti Jacobi n’est pas prêt de s’éteindre
!
J’espère
maintenant que j’aurai la possibilité
d’apporter moi-même ce travail jusqu’aux
archives de la cathédrale, à Compostelle,
même s’il est loin, j’en ai peur, d’être
un trésor du XXIe siècle ! D’ailleurs,
le voyage serait vraiment parfait si je l’entamais
sur le parvis d’une modeste église de
Fribourg : celle de Saint-Michel...
(1)
Péricard-Méa (Denise), "Postface"
in Gicquel, op. cit., p. 642.
(2)
Asensi (Matilde), Iacobus, Paris, Plon, 2003,
304 pp.
5.
BIBLIOGRAPHIE
Auteurs
cités :
-
ASENSI (Matilde), Iacobus, Paris, Plon, 2003,
304 pp.
-
BARBIER (Frédéric), Histoire du
livre, Armand Colin, Paris, 2001, 304 pp.
-
DURLIAT (M.), La sculpture romane de la route
de Saint-Jacques. De Conques à Compostelle,
CEHAG, 1990, p. 30.
-
FEBVRE & MARTIN (Lucien & Henri-Jean),
L’apparition du livre, Albin Michel, Paris,
1999, 588 pp. (1e éd. 1958).
-
GICQUEL (Bernard), La Légende de Compostelle,
Le Livre de saint Jacques, Paris, Tallandier,
2003, 760 pp.
-
HÄMEL (A.), "Überlieferung und
Bedeutung des Liber Sancti Jacobi und des Pseudo-Turpin",
Sitzungsberichte der Bayer. Akad. des Wiss.,
Phil.-hist., Kl., München, 1965, heft 2,
pp. 1-75.
-
MALHERBE (Michel), Les langages de l’humanité,
une encyclopédie des 3 000 langues parlées
dans le
monde,
Paris, Seghers, 1983, 444 pp.
-
MANDACH (A. de), Naissance et développement
de la chanson de geste en Europe. I) La geste
de Charlemagne et de Roland (Publ. Rom. et Fr.,
LXIX), Genève, 1961.
-
MOISAN (André), Le livre de Saint-Jacques
ou Codex Calixtinus de Compostelle, Etude critique
et littéraire, Genève, Editions
Slatkine, 1992, 269 pp.
-
MORALEJO (A.), TORRES (C.) & FEO (J.), Liber
Sancti Jacobi. Codex Calixtinus, éd.
Whitehill, Santiago
de
Compostela, 1951.
-
PÉRICARD-MÉA (Denise), in GICQUEL,
op. cit., « Postface », pp. 635-658.
-
STONES (Alison) & KROCHALIS (Jeanne), The
Pilgrim’s Guide : A Critical Edition, vol. I,
Harvey
Miller
Publishers, London, 1998, 291 pp.
-
VIEILLARD (Jeanne), Le guide du pèlerin
de Saint-Jacques de Compostelle (texte bilingue,
latin et français,
traduit
d’après les manuscrits du XIIe siècle),
cinquième édition, Paris, Vrin,
1990, 152 pp.
-
VILLAVERDE (Elisardo Temperán), La liturgia
propia de Santiago en el "Códice
Calixtino", Xunta de
Galicia,
Santiago de Compostela, 1997, 291 pp.
Sources
citées d’auteurs inconnus :
-
"Les papes et antipapes de Saint-Pierre
(-985) à Jean-Paul II (2004)", L’Histoire
en ligne,
http://www.histoire-en-ligne.com/article.php3?id_article
=566&artsuite =3, 28 avril 2004.
-
"Tableau historique des papes de l’Eglise
catholique romaine", Les pages de Théophil,
http://perso.club-internet.fr/phildela/,
28 avril 2004.
-
Historia Compostellana, Patr. lat. de Migne,
CLXX, pp. 889-1236.
Autres
auteurs consultés :
-
SIGAL (Pierre-André), "Compostelle
: mille ans de pèlerinage", L’Histoire,
n°193, novembre 1995,
pp.
52-57.
-
PÉRICARD-MÉA (Denise), "Le
pèlerinage de Compostelle a-t-il existé
? " L’Histoire, n°258, octobre
2001,
pp. 90-95.
-
MELCZER (William), The Pilgrim’s Guide to Santiago
de Compostela, Italica Press, New York, 1993,
368
pp.
-
WILLIAMS (John) & STONES (Alison), The Codex
Calixtinus and the Shrine of St. James,
Tübingen,
Gunter Narr Verlag, 1992, 262 pp.
6.
REMERCIEMENTS
Je
tiens à remercier messieurs Alain Bosson,
de la Réserve des Imprimés Anciens
de la Bibliothèque Cantonale et Universitaire
de Fribourg, pour ses passionnantes conférences
et ses conseils judicieux autant que sympathiques,
et Nicolas Boichat pour l’aide indispensable
qu’il m’a apportée pour la numérisation
des reproductions de certaines pages du Codex
Calixtinus. Merci également à
madame Carmen Jaton pour son encadrement décontracté
et efficace.
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