Témoignage : Montardy (sonnet)

 

                                                      Texte de Michel MONTARDY

                                                 co-production Heredia-Montardiesque

  Coquille n° 24 - Association Provençale des Pèlerins de Compostelle

 

Comme un vol de perdreaux sur le chemin fatal,

Les pèlerins masos, pendant plusieurs semaines,

S’en vont comme attirés par le chant des sirènes

De Conques, de Lodève ou bien de Nasbinals.

 

Quittant au petit jour le gîte communal,

Transpirant sous le poids d’une charge inhumaine,

Ils titubent, hagards sur la route incertaine,

Pour tamponner, le soir, leur foutue crédencial.

 

Chaque jour, espérant des pentes moins obliques,

Le plomb incandescent des routes ibériques

Colore leurs mollets d’un rouge outrepassé,

 

Ou penchés en avant, le soir, sur leurs semelles,

Ils regardent gonfler sur leurs pieds violacés,

Du fond des godillots, des ampoules nouvelles.

    

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                                                                       02/08/2011

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