Meunier (Père Michel) : L'Eglise au service des pèlerins de Compostelle

 

   par le père Michel Meunier,

                          pèlerin du 7 août au 7 octobre 07

 

Je ne parlerai pas ici de tout ce que font les municipalités, les commerçants et les personnes privées qui ouvrent des gîtes, ni  les Unions Jacquaires dans de nombreux pays. Leurs rôles sont irremplaçables. C’est un autre sujet que j’aborde en ce jour. Sachez aussi que, par "Eglise", j’entends bien l’ensemble des chrétiens et prêtres.

 

Ce chemin n’est pas n’importe quel chemin.

 

Depuis son origine, c’est un chemin conçu pour ceux qui cherchent  la source, l’eau vive (voir le texte que j’ai composé : "A la recherche de l’eau vive").

Un chemin voulu par les hommes, qui voulaient aller à la rencontre d’eux-mêmes ou de Dieu.

Un chemin voulu et aménagé par Dieu, qui suscita de nombreux sanctuaires, comme des sources d’eau vive, et appela des hospitaliers à se mettre au service des pèlerins, pour soigner les corps et les cœurs. L’Eglise répondit pleinement à cet appel, et les traces en sont aujourd’hui très nombreuses sur ce chemin.

Mais le chemin s’est perdu durant beaucoup d’années. Les hommes et l’Eglise avaient perdu même le souvenir de ce chemin. Il semblait devenu le lit d’un cours d’eau épuisé, presque disparu…

 

Et voici que des eaux nouvelles viennent tout bousculer… des hommes et des femmes viennent :

 

- De plus en plus nombreux. Je n’ai pas su trouver les statistiques récentes pour  l’ensemble des voies ni pour la France et l’Espagne. Simplement, je sais qu’à St Jean Pied de Port, ils voient  20% de plus par an depuis 6 ans. En 2006, 24.000 pèlerins  y ont été accueillis.

- De plus en plus de pays. Maintenant,  surtout en Espagne, on trouve des nombres non négligeables de pèlerins venant par exemple du Canada, de Corée, d’Australie, du Japon, d’Amérique Latine, d’Europe du Nord, sans parler des gros contingents d’allemands, d’italiens, et surtout de français et d’espagnols.

- Avec des portes d’entrée de plus en plus diverses: touristiques, culturelles, écologiques, sportives, ésotériques et bien sûr spirituelles.

- Avec des motivations plus spirituelles qu’on ne le croit. Elles sont présentes chez les chrétiens sur le chemin, plus nombreux et convaincus qu’on ne le pense, même s’ils fréquentent irrégulièrement l’Eglise. Et les autres qui ne s’en reconnaissent pas, en ont aussi, sous différentes formes. Vous allez le voir ci-dessous.

- Chacun fait son  chemin, à sa manière, sur tous les plans: physique, relationnel, moral et spirituel. Il y a une grande liberté, un énorme brassage. C’est autre chose qu’un simple chemin de pèlerinage religieux… et c’est sans doute la grâce de ce chemin…

 

Les attentes des pèlerins :

 

S’ils sont si divers, qu’ont-ils donc en commun, tous ces hommes ? Osons faire s’exprimer un pèlerin imaginaire qui les représenterait un peu tous. Cher ami, que cherchez-vous sur ce chemin ?

 

- Je ne sais pas bien… peut-être à me retrouver, à respirer, à me ressourcer, à rencontrer,  à vivre autrement, à être autrement… Je ne sais même pas bien pourquoi je me suis mis en route sur ce chemin. Cela est venu comme une sorte d’évidence intérieure… et je découvre que ce lieu y est vraiment propice.

- Malgré les apparences, je ne suis pas d’abord venu pour faire ... de la marche, du sport, du tourisme ou un pèlerinage. En fait, je suis un simple homme, une simple femme, et j’ai soif.

- J’ai soif de choses et de gens qui parlent à mon cœur, qui l’apaise, qui l’irrigue, qui le vivifie… la vie est si dure aujourd’hui…

- J’ai soif de fraternité, de respect mutuel, de gratuité, de rencontres. J’ai soif que les barrières entre les hommes, entre les générations, les pays et  les religions tombent…

J’ai soif de trouver mon chemin. Je pressens qu’il est temps que je fasse le point, que je suis à un certain tournant de ma vie, qu’il me faut prendre un nouveau départ ou vivre autrement…

- J’ai soif de découvrir le sens. Le sens de ma vie, de ce qui se passe en moi, autour de moi et dans le monde. Le sens de la vie. Aussi le sens de la vie des croyants d’hier et d’aujourd’hui rencontrés sur ce chemin, et des paroles qui ont changé leur vie.

- Est-ce que je cherche Dieu ? Franchement, je ne sais pas… peut-être que Lui me cherche et que c’est Lui qui m’a attiré sur ce chemin. Je me surprends d’ailleurs de temps en temps à lui parler…

 - Ce  qui est sûr, c’est que j’ai soif. Si vous avez quelque chose à m’offrir qui puisse la combler, bien volontiers !

Mais je veux l’essentiel, je veux le meilleur de ce que vous avez à me donner ou de ce que vous êtes!

Moi, je vous donnerai ce que je peux… un peu de moi-même…

 

Quel réveil cette attente a provoqué dans l’église ?

 

Certains chrétiens et prêtres l’ont entendu, et ont été doublement touchés par cet appel lancé de multiples manières. Parce qu’ils sentaient que ces nouveaux pèlerins venaient réveiller quelque chose en eux. Parce

qu’ils leur faisaient redécouvrir l’actualité de ce dialogue de Jésus, en St Jean (4 / 5-14).

 

Jésus arrive ainsi à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph,  et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s'était assis là, au bord du puits. Il était environ midi.

Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l'eau. Jésus lui dit: "Donne-moi à boire" (en effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger). La Samaritaine lui dit: "Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ?" (en effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains). Jésus lui répondit: "Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit: "Donne-moi à boire", c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive". Elle lui dit: "Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond; avec quoi prendrais-tu l'eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ?". Jésus lui répondit: "Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle".

 

Ces chrétiens ou prêtres qui ont perçu cette attente, et ont voulu  y répondre, sont peut-être encore peu nombreux, sauf entre Le Puy en Velay et St Jean Pied de Port. Mais en France et en Espagne, ils ont découvert plein de réponses possibles. Voici les principales que j’ai repérées:

- Pour l’hébergement des pèlerins, des familles et des communautés religieuses ont ouvert des gîtes ou  "albergues". Parfois c’est tout simplement  leur maison et leur famille qu’ils ont ouvertes. Certains s’annoncent comme accueil chrétien, d’autres non. Mais tous cherchent à ce que les pèlerins sentent leur joie de les accueillir. Ils font en effet l’expérience d être eux-mêmes renouvelés par cet accueil.

- Alors que leurs églises étaient fermées à cause des vols, ils ont osé les rouvrir, en prenant quelques mesures de prudence. Ils découvrent alors qu’elles reprennent vie et sens, alors qu’elles étaient devenues presque des caves de musée, n’étant ouvertes que rarement. Alors ils se donnent de la peine pour les fleurir, y mettre des textes pour prier, et font même parfois des permanences d’accueil. Et eux-mêmes y reviennent  volontiers.

- Certains, qui ont fait l’ensemble du chemin de Compostelle, ont décidé de devenir hospitaliers, c'est-à-dire de donner 15 jours par an pour accueillir bénévolement les pèlerins en un des lieux d’étape ou dans l’un des sanctuaires. Belle générosité !

- D’autres ont travaillé à concevoir des documents (encore trop peu connus) pour aider les pèlerins à trouver ce qu’ils cherchent. Ainsi le "Guide spirituel du pèlerin", publié par l’abbaye de Conques, les fiches "Flèches pour un autre chemin" composées par des hospitaliers, qui l’aident à se trouver lui-même et à trouver Dieu. De même aussi le petit livret "Haltes de prière" en France et en Espagne, qui répertorie les propositions des chrétiens que les pèlerins pourront trouver en chaque lieu. D’autres ont composé ou trouvé des prières et les mettent à disposition des visiteurs.

- D’autres encore ont adapté les horaires de leurs offices ou messes pour qu’ils conviennent aux pèlerins, et introduit dans leur liturgie des signes parlants, comme le lavement des pieds,  ou la bénédiction pour les pèlerins…

- Enfin un certain nombre d’entre eux ont décidé de se retrouver une fois par an pour mettre en commun leurs expériences d’accueillants, et voir ensemble quels progrès pourraient être faits pour mieux répondre à l’attente des pèlerins.

 

Ce qui fait vraiment plaisir, c’est de voir comment toutes ces initiatives sont bien perçues par les pèlerins.

 

Ils en reparlent souvent, ils se conseillent sur les lieux qu’il ne faut pas rater, car l’accueil qu’ils y ont reçu a touché leurs cœurs. Des noms reviennent particulièrement souvent sur le chemin du Puy à St Jacques. En voici quelques uns que j’ai retenus, mais il y en a d’autres bien sûr: la cathédrale du Puy en Velay, St Privat en Allier, Aumont Aubrac, Nasbinals, St Côme d’Olt, Notre Dame de Bonneval, Estaing, Conques surtout (inoubliable !), Figeac, Cahors, Lascabanes, Rocamadour, Lauzerte, Moissac, Lectoure, Aire sur Adour, Miramont Sensacq, Navarrenx, etc.

En Espagne citons Puente la Reina, Eunate, Villamayor, Los Arcos, Logroño, et surtout Grañon; l’auberge Emmaüs à Burgos, Carrion de los Condes, Rabanal, Ponferrada, etc…, et bien sûr Saint Jacques de Compostelle…

Quelle  joie de voir alors comment ces accueils les ont désaltérés et fait découvrir un autre visage de l’Eglise ou du Christ !

On perçoit aussi combien ils peuvent être déçus quand les églises sont fermées, ou qu’elles paraissent plus des musées qu’autre chose, ou quand les chrétiens présents, les offices ou les messes, ne tiennent pas compte du tout de leur présence; ou encore quand  la Parole de Dieu lue  n’est pas traduite dans leur langue, comme si elle n’était pas pour eux !

 

Quelques suggestions pour que, partout sur le chemin, tous puissent boire,  s’ils le souhaitent, a la source  d’eau vive, la parole du Christ

 

Sachant que bien d’autres ont cela à cœur et qu’ils ont déjà semé bien des graines dans ce sens, je me permets d’apporter quelques suggestions, quelques graines, de plus. A eux de voir celles qui pourraient être fructueuses.

 

1. Voir partout (particulièrement sur les autres voies que Le Puy et en Espagne) s’il ne serait vraiment pas possible d’ouvrir les églises aux horaires où les pèlerins passent. Ils y trouvent le plus souvent repos, paix, beauté, des témoignages d’autres croyants d’hier et d’aujourd’hui, Dieu lui-même peut-être…

 

2. Dans les grands lieux de départ  ou les grandes étapes des différentes voies :

-  Faire, comme plusieurs le font déjà, de vraies célébrations d’envoi, plus riches qu’une simple bénédiction, car aidant à voir le sens spirituel de ce chemin.

-  Proposer aux gens d’acheter sur place s’ils le souhaitent un petit Evangile ou un fascicule du mois avec les textes de la messe.

En effet, très peu de chrétiens y pensent. Les inviter à partager la Parole avec d’autres en chemin. Ce serait une vraie nourriture pour eux et pour ces autres (ils ont enfin le temps de la méditer, et chacun peut apporter sa petite lumière). Ce sera aussi une antidote à la Parole de Dieu pas traduite dans leur langue dans certains lieux.

 

3. Mettre dans toutes les églises des mots de bienvenue, dans les différentes langues, et une fontaine d’Eau Vive:  une petite phrase de la Parole de Dieu qui puisse toucher le cœur avec laquelle ils puissent repartir. Ceci en plusieurs langues.(comme dans certains rassemblements ou lieux). Il suffirait que ces phrases soit trouvables sur Internet. Chaque communauté paroissiale pourrait les imprimer.

 

4. Créer sur le chemin des fleuves d’Eau Vive. De quoi s’agirait-il ?

De rencontres très simples, ouvertes à tous, croyants ou non,  bâties autour d’une phrase de la Parole de Jésus qui puisse spontanément parler au cœur de tous. Il y en a tant !

Il pourrait y avoir par exemple :

- Un accueil multilingue et des chants très simples, puisant dans le fond très international de la communauté de Taizé.

- La lecture du passage dont est tirée la phrase (avec sa traduction écrite ou orale pour les autres langues).

- Quelques témoins qui expliquent comment cette phrase résonne dans leur vie, leur cœur.

- Une prise de parole possible des participants.

- Un temps de silence sur fond musical.

- Quelques intentions de prière et un chant final.

- L’offre, pour ceux qui veulent, d’un texte ou d’un document qui puisse les nourrir dans les jours à venir, comme par exemple les fiches "Flèches pour un autre chemin".

- Un verre d’amitié offert.

C’est une première expérience d’Eglise comme communauté rassemblée au nom de Jésus qui leur serait proposée ainsi. Cela se passerait bien sûr dans les églises.

Il faudrait environ une dizaine de fleuves d’Eau Vive en France et une dizaine en Espagne, afin que les pèlerins puissent trouver environ 2 fleuves par semaine sur leur chemin. Rappelons-nous d’ailleurs que beaucoup ne marchent que 8 ou 15 jours.

Cela suppose bien sûr un plan d’ensemble avant de créer ces fleuves. Il faut choisir les phrases pour chaque lieu, voir la progression ou la pédagogie qu’on veut mettre en œuvre tout au long du chemin pour qu’ils puissent entrer de mieux en mieux dans une découverte du Christ. Le lieu de chaque fleuve pourrait garder une certaine mobilité, à quelques kilomètres près,  pour éviter d’épuiser une petite communauté paroissiale. Des fiches d’animation seraient de toutes les façons préparées par une équipe nationale qui concevrait ces rencontres, afin que la communauté ou les hospitaliers n’aient plus qu’à y mettre leur touche locale.

Elle verrait aussi en quels lieux elles pourraient chacune se passer.

 

5. Traduire la Parole de Dieu. Dieu n’est ni français, ni espagnol !

Mettre en place sur Internet ou envoyer par mail à tous ceux qui le veulent la traduction multilingue des lectures des messes de semaine ou au moins des dimanches. Sans doute que chaque pays l’a fait pour sa langue. Il suffit de mettre en commun le travail, et qu’un service d’Eglise publie ces pages. Elles seraient ainsi disponibles pour tous les pèlerins et toutes les communautés chrétiennes qui accueillent des étrangers, que ce soit sur le chemin de Compostelle, dans des villes d’Europe ou dans des lieux de tourisme. Il leur suffirait de les dupliquer.

 

6. Redonner à la messe du dimanche tout son sens.

Les pèlerins fréquentent très peu les messes paroissiales. Sans doute un peu plus en France. Il y a de multiples raisons, particulièrement touchant aux horaires et à la langue. Mais de toutes les façons, même chez les chrétiens pratiquants, presque aucun n’a l’habitude de fréquenter la messe journalière. Sans parler de tous les chrétiens qui n’en comprennent pas bien l’importance, et tous les non chrétiens du chemin. C’est une porte d’entrée difficile. Sans doute ne faut-il pas que la proposition de l’Eglise se résume surtout à célébrer des messes pour les pèlerins, comme si l’on avait affaire aux chrétiens des pèlerinages traditionnels.

Par contre, on pourrait essayer de leur faire redécouvrir, grâce à une pédagogie, le sens de la messe du dimanche, le jour du Seigneur, où Il nous invite à son festin, où on lui rend grâce pour tout ce qu’il nous a donné de vivre durant la semaine, le jour où l’on retrouve les communautés chrétiennes, et où l’on est accueilli par elles, le jour où il se donne à nous dans sa Parole et dans son Eucharistie.

Cela supposerait de les célébrer de préférence tôt le dimanche, ou le samedi vers 18H. Lorsqu’elles sont aux heures habituelles, cela  oblige les pèlerins à réduire ou arrêter leur marche ce jour là, ce qu’ils n’aiment guère…  Une fois présents, il faut les intégrer à la célébration et la leur rendre compréhensible.

 

7. Mettre en place en église un service de communication pour le pèlerinage de Compostelle, comme l’ont fait des autorités civiles et des unions de commerçants.

- Il ferait connaître  à tous les candidats pèlerins et à tous les autres partenaires ( y compris les topoguides, si lus par les pèlerins !) ce que l’Eglise propose sur le chemin.

- Il enrichirait le site déjà créé http://www.webcompostella.com/ , pour qu’on puisse y trouver beaucoup plus de ressources, et ceci dans les différentes langues. Voir aussi un partenariat avec le site de l’office des pèlerins de St Jacques http://www.archicompostela.org/Peregrinos/ ,  et peut-être les sites non ecclésiaux, comme les Unions Jacquaires et les Amis de St Jacques. Ces Unions Jacquaires ont balisé les chemins et ont développé un réseau d’amitié, d’entraide, en un mot de fraternité. Les Amis de Saint Jacques ont développé toute une approche culturelle, fort intéressante aussi.

- Il mettrait en place une signalétique ecclésiale très simple sur tout le chemin, le logo de base pouvant être la coquille avec la croix de St Jacques dessus, et un signe propre pour les fontaines, les fleuves, les messes, les gîtes ou auberges chrétiennes. Toute la signalétique a une grande importance pour les pèlerins. Ils se reposent entièrement sur elle, et beaucoup préfèrent se débarrasser de tous les papiers et documents qui les alourdissent.

- Il rédigerait un simple tract présentant aux pèlerins les propositions de l’Eglise tout au long du chemin. On pourrait le trouver partout…

Il semble, sauf erreur de ma part, qu’il manque encore vraiment une politique de communication de l’Eglise. Des choses très intéressantes se font déjà, mais peu en profitent, parce qu’elles sont peu connues et peu repérables sur le chemin. Le livret "Haltes de prières" est un bel essai dans ce sens.

 

8. Soutenir la création d’un livret sur le thème "marcher, c’est la vie" (avec une approche laïque). Apporter éventuellement notre contribution à sa création, dont j’ai exposée l’idée de départ dans le document  "Marcher pour revivre", en espérant que des personnes ou des Unions Jacquaires s’intéressent à cette idée.

 

9. Enfin, vous trouverez dans le document "Accueillir et prier à Compostelle" l’ensemble des réflexions que j’ai rassemblées là à part, le Doyen de la cathédrale de St Jacques de Compostelle ayant  eu la délicatesse de me  demander de les lui envoyer.

 

Je voudrais en cette fin de réflexion remercier tous les pèlerins qui m’ont exprimé leurs attentes ou leurs idées, tous les hospitaliers et actifs des paroisses, qui font déjà un travail formidable, avec de petits moyens. Comme vous l’aurez constaté, je suis loin de savoir tout ce qui se fait, et j’aurai sans doute enfoncé bien des portes déjà ouvertes par d’autres !

Je suis convaincu que l’Esprit Saint souffle d’une manière inattendue sur ce chemin. Il est un don de Dieu non seulement pour  les pèlerins, mais aussi pour nos églises quelque peu essoufflées, ou parfois découragées en France ou en Espagne. Belle occasion aussi pour nos églises de France et d’Espagne de s’épauler, pour que l’Evangile soit annoncé !

 

Père Michel Meunier

michelmeunier@free.fr  

 

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                                                                       24/10/2007

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