Compostelle : Cathédrale romane

 

 

                                                 Une église"de pèlerinage".

 

 

  La disposition le plan, l'élévation et le recouvrement de Saint-Jacques de Compostelle sont tout à fait comparables à ceux des grandes églises romanes de pèlerinage construites à la fin du 11° et au début du 12° siècle, comme Sainte-Foy de Conques et Saint-Sernin de Toulouse.

 

  La cathédrale présente un plan en croix latine, avec un transept très débordant.

 

  Il s'agit d'une véritable église transversale, présentant la même longueur (65 mètres), la même largeur et la même élévation que la nef.

 

  Latéralement, les bas-côtés sont surmontés de tribunes. Sur chaque bras du transept se greffent deux absidioles.

 

  Le chevet comporte  un choeur de deux travées, prolongé par une rotonde et entouré par un déambulatoire qui conduit à quatre chapelles rayonnantes.

 

  Dans la nef et le transept, des piliers cruciformes soutiennent de grandes arcades en plein cintre, surmontées par les ouvertures des tribunes.

 

  L'ensemble réalise une élévation à deux étages, sans éclairage direct de la nef centrale. Un berceau longitudinal en plein cintre, renforcé par des arcs doubleaux, couvre les nefs.

 

  Les bas-côtés sont voûtés d'arêtes, et les tribunes couvertes de voûtes en quart de rond forment arc-boutant interne.

 

  Extérieurement, le mur latéral roman n'est visible que du côté nord. On y observe que chaque travée est inscrite dans de grands arcs de décharge longitudinaux lancés entre les contreforts.

 

  Il s'agit donc d'une construction extrêmement soignée, utilisant les techniques les plus élaborées de l'art roman dans sa pleine maturité, et admirablement servie par un somptueux appareil de granit.

 

     (Christian Furia. Notre histoire N° 168)

 

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                                                                       01/12/2006

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