Islande - Rome : Nikulás de Munkathverá    

 

                            

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                                           Nikulás de Munkathverá, abbé islandais

  http://www.villemagne.net/site_fr/rome-nikulas-di-munkathvera.php

 

  Un itinéraire fameux depuis l’Islande jusqu’en Terre Sainte est attribué à l’abbé Nikulás du monastère bénédictin de Munkathverá en Islande. Le voyage se déroula probablement entre 1149 et 1154 et Nikulás fit étape à Rome.

  

  Le journal de ce voyage, pèlerinage à travers l’Europe jusqu’à Jérusalem, regorge d’informations pratiques sur les lieux utiles aux voyageurs. Il indique les routes principales ainsi que des itinéraires de remplacement, les distances et le temps pour parcourir les étapes, ainsi que les haltes. Il donne également de précieux renseignements sur les églises et les sièges épiscopaux, ainsi que sur les gens et leurs dialectes. De plus, Nikulás enrichit ses descriptions géographiques d’histoires religieuses et fantastiques tirées des légendes germaniques, de sorte qu’il n’y a plus de distinction entre les anecdotes religieuses et les éléments fantastiques.

 

  Après une navigation jusqu’en Norvège, Nikulás rejoignit le Danemark et traversa l’Allemagne, puis arriva en Italie par le col du Saint–Gothard. La liste de ses étapes comprend en outre Solothurn, Pontremoli, Lucques, Sienne, etc. Après avoir visité Rome, Nikulás se rend en pèlerinage au Monte Sant’Angelo où l’on vénère l’archange Saint–Michel, apparu dans une grotte à la fin du IVe siècle, puis il s’embarque à Brindisi pour se rendre en Terre sainte.

 

  Le manuscrit original du journal de Nikulás de Munkathverá est connu sous le nom de leiðarvísir et il est

conservé à la bibliothèque de Copenhague dans la collection Arnamagnæan (manuscrit 194, 8, folios 11r–

16r).

 

  Différentes voies pour traverser l’Allemagne :

  (d’après le texte latin et sa traduction par Reinhard Zweidler dans

Der Frankenweg. Via Francigena. Der mittelalterliche Pilgerweg van Canterbury nach Rom, Stuttgart 2003)

 

  "On dit que l’on a besoin de sept jours pour venir en bateau de l’Islande si l’on un vent fort et favorable, et si ce vent change de direction au bon moment. Sinon, il faut plus de temps. Il en va de même pour le voyage depuis l’Islande jusqu’en Norvège qui prend à peu près le même temps. À partir de la Norvège, la première étape du voyage est Aalborg au Danemark. Les pèlerins de Rome rapportent que l’on a besoin de deux jours pour aller d’Aalborg à Viborg.

 

  Ensuite, il faut une semaine pour atteindre Haitabu. Ensuite, une courte distance jusqu’à Schleswig et une

journée pour Heide. Ici est la frontière entre le royaume de Danemark et le pays de Holstein en Allemagne

et le monde slave. De là, une journée jusqu’à Itzehoe en Holstein. Puis on traverse l’Elbe à Stade.

 

  En Allemagne, la population est beaucoup plus accueillante qu’en Scandinavie et les Scandinaves ont encore beaucoup à apprendre. À Stade se trouve le siège de l’évêque dans l’église de la Sainte Mère de Dieu.

Ensuite, il y a deux jours jusqu’à Verden. Puis, après une courte distance pour Nienburg, on arrive à Minden où se trouve le siège de l’évêque dans l’église Saint–Pierre. Ici, la langue change. Puis, deux jours de voyage pour atteindre Paderborn, où le siège épiscopal est dans l’église Saint Liborius où sont également conservées les reliques du saint.

 

  Puis quatre jours jusqu’à Mayence. Entre ces deux localités se trouve un village appelé Horhausen. Un autre Killandr et il y a là–bas Gnita Heath où Sigurd Fäfnir a commis un meurtre [épisode de la saga islandaise Gnitaheibr].

 

  Il existe une deuxième route qui traverse l’Allemagne en direction de Harsefeld, puis vers Walsrtode et Hanovre puis Hildesheim, où siège de l’évêque dans l’église de la Mère de Dieu qui contient sur les reliques de saint Gothard. Puis on se dirige vers Gandersheim et de là vers Fritzlar puis Arnsburg, et vous ne serez pas loin de Mayence, l’endroit où nous étions avant.

 

  Les Scandinaves voyagent sur ces deux routes importantes et se rencontrent à Mayence. Ce sont les routes qu’empruntent la plupart. Mais il y a une autre route pour se rendre à Rome depuis la Norvège. Depuis la Frise on se dirige vers Deventer ou Utrecht où les pèlerins reçoivent le bâton, la besace et sont bénis pour

leur pèlerinage à Rome."

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                                                             Il viaggio di Nikulas

 http://www.homolaicus.com/letteratura/viaggi/4.htm

 

  Tra il 1151 e il 1154 l'abate islandese, Nikulas di Munkathvera, del monastero di Thingor, intraprese un lungo e faticoso pellegrinaggio: partito dalla lontana Islanda in barca, approdò in Danimarca e proseguì verso la Germania.

 

  Risalì il Reno e si diresse verso il lago di Ginevra; giungendo poi al passo del Gran San Bernardo. Da lì percorse l'itinerario della via Francigena: Aosta, Ivrea, Vercelli, Pavia, Piacenza, dove attraversò il Po.

 

  Oltrepassata Piacenza, alloggiò presso l'ospizio di Erik, un Ospedale fondato nell'XI secolo dal re di Danimarca Enrico I il Buono.

 

  Da Borgo San Donino si diresse probabilmente a Fornovo, per poi raggiungere il passo Munbard (Monte

Bardone).

 

  Arrivò a Pontremoli e a Luni, dove si incrociavano le grandi vie di pellegrinaggio dell'Europa medievale, e dove la mitologia germanica aveva lasciato una traccia, nel ricordo di un episodio della saga di Gunnar Giukungo: questo eroe, per volere di Attila, era stato rinchiuso insieme ai serpenti che lo avevano ucciso.

 

  A Lucca Nikulas venerò il Volto Santo: il crocifisso miracoloso che per due volte aveva parlato.

 

  Dopo altre tappe, giunto a Siena, osservò: "... qui ci sono le donne più avvenenti". Invece in una successiva località, da identificare forse con Radicofani, l'abate annotò: "Cattive donne come noi diciamo, dove la gente è di pessima indole". A Bolsena, nella città di Santa Cristina, venerò "le sue orme segnate su una pietra".

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                                                                       01/11/2012

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