Hébergement (divers)

 

                                                      Hébergement, gîtes, auberges, etc..

                                            ACIR Association de Coopération Interrégionale

       http://www.chemins-compostelle.com/Fichiers/01-Conseils%20pratiques.pdf

 

  Selon l’itinéraire, le nombre, le type, la qualité et le tarif des hébergements varient.

- Les chemins très fréquentés tels que celui du Puy-en-Velay ou le Camino Francés disposent de gîtes d’étape, refuges (refugios, albergues), adaptés aux cheminants.

- D’autres itinéraires sont pour le moment moins bien équipés. Il est alors nécessaire de jongler entre différentes possibilités d’hébergements : chambres d’hôtes (casa rural), hôtels, campings, accueils spirituels (presbytère, monastère).

 

  Gîtes d’étape, refuges (refugios, albergues)

- Ce sont, pour la plupart, des hébergements en dortoir, disposant de services minimum, comme des sanitaires et des douches communes, un coin cuisine (souvent très sommaire en Espagne, les ustensiles manquent), des lits ou matelas (les draps sont rarement fournis ou peuvent être payants).

- Ces lieux sont des espaces de partage et de convivialité et nécessitent un sens du civisme.

- Certains n’ont pas de tarif affiché, on parle alors de donativo (participation financière libre). Par courtoisie et pour le respect d’une tradition qui fait vivre ces accueils, n’hésitez pas à laisser une contribution à hauteur d’au moins 3 à 5€.

 

  Chambres d’hôtes (casa rural)

- Vous serez hébergé, le plus souvent, sous le même toit que vos hôtes, vous disposerez, selon convenance, du "gîte" (chambre avec salle d’eau) et du couvert lorsqu’ils sont tables d’hôtes.

- Ils ne proposent pas systématiquement l’utilisation d’un coin cuisine.

- Un accueil convivial, voire familial, vous y attend.

 

  Hôtels

- Les hôtels sont à la fois une alternative (pour les plus fatigués) et une solution de secours en cas de sur-fréquentation des gîtes.

- Vous pourrez rencontrer sur le chemin des hôteliers plus sensibilisés qui proposent des tarifs spécifiques aux cheminants-pèlerins.

 

  Bivouac et camping

- Les adeptes du camping savent que l’équipement idéal est constitué d’une gamelle, d’un réchaud et d’une tente d’un poids maximum de 3 kg…

- Par économie, vous pouvez le pratiquer en France.

- Cependant, il est à éviter en Espagne, car les campings sont peu nombreux (sur le Camino Francés) et plus onéreux que les refuges.

- Le bivouac et le camping sauvage sont interdits en Espagne.

- En France, seul le bivouac est autorisé (campement uniquement de nuit). Mais vous pouvez toujours tenter de discuter avec un propriétaire privé.

 

  Les gîtes mode d’emploi :

- Réservations : Ces lieux sont en général réservés aux pèlerins munis de la crédencial (obligatoire en Espagne) qui effectuent leur parcours à pied, à vélo ou à cheval.

- Les réservations sont impossibles en Espagne, les places disponibles sont alors accordées en priorité aux marcheurs et pour une seule nuit….

- En France par contre, les réservations sont fortement conseillées : au moins 24 à 48 heures à l’avance.

- À l’inverse, effectuer 3 à 5 réservations pour s’assurer une place dans une halte le soir est à exclure. Il est impératif d’honorer les réservations et, en cas d’impossibilité, d’appeler pour prévenir (de plus en plus d’accueils sont contraints d’exiger des arrhes).

- Attention ! Sur la Voie du Puy-en-Velay, on remarque une course à la réservation centrée principalement sur les mois d’été et plus particulièrement sur Juillet.

- Sur le Camino francés, c’est une course à l’hébergement pour être le premier arrivé et le premier servi !

- Les marcheurs accompagnés d’une assistance motorisée ne sont pas acceptés dans les gîtes en Espagne. Ils possèdent des facilités de déplacements leur permettant d’utiliser par exemple des hôtels hors chemin. Il s’agit là d’une courtoisie élémentaire envers les marcheurs fatigués !

- Heure d’arrivée au gîte : Arriver un peu trop tôt au gîte signifie pour votre accueillant qu’il n’aura pas eu le temps de nettoyer le gîte, de faire les courses nécessaires, de se reposer. Veillez à ne pas vous présenter

avant le début d’après-midi.

                                                  --------------------------------------------

                                                              Hébergement          

                      Association Bretonne des Amis de St-Jacques-de-Compostelle

      http://www.saint-jacques-compostelle-bretagne.fr/santjakez-guide-conseils.htm

   

- Pas de réservation en Espagne.

- Réservation recommandée en France

- Le carnet du pèlerin, appelé "la credencial", est indispensable pour l'accès aux refuges. Il doit être tamponné au point de départ puis une fois par jour, au minimum. C'est une garantie exigée pour éviter les faux pèlerins... autant que faire se peut !

- Beaucoup de refuges ont été ouverts récemment, tout au long du chemin (il s'en ouvre toujours).

- Certains sont privés (particuliers, associations, communautés religieuses); d'autres, municipaux; d'autres paroissiaux.

- Ils sont, en général, bien équipés: douches, toilettes, cuisine (manque parfois le matériel !), dortoir (sans couvertures). Consulter le topo-guide.

- Il ne faut pas craindre la promiscuité ni même l'entassement !

- Ils affichent parfois complets (surtout en juillet-août).

- Ils n'ouvrent que vers 14 h. Ils ferment, le matin, à 8 h, et, le soir, à 22 h, heure à partir de laquelle le silence est normalement exigé.

- Rares sont ceux qui proposent à manger.

- Certains sont payants. D'autres sont gratuits ("donativo") : il est d'usage de laisser un petit dédommagement.

- Il est bon de savoir que les pèlerins à pied sont prioritaires sur les pèlerins cyclistes.

- Les automobilistes et ceux qui se font accompagner d'un véhicule ne sont pas acceptés.

- Pour ceux qui ne trouveraient pas de place dans les "refugios ou albergues" ou pour ceux qui préféreraient un autre mode d'hébergement, certaines "fondas" (petites auberges de villages) et des particuliers louent des chambres aux pèlerins. L'Espagne se fait un devoir de ne laisser personne sans toit, la nuit !

                                      ---------------------------------------------------------

                                                         Hébergement               

                                        Comment partir à Compostelle (Denis)

          http://www.chemindecompostelle.com

  

- Du Puy-en-Velay à Compostelle, les solutions d'hébergement sont variées et nombreuses.

- On trouve en particulier de nombreux gîtes d'étape ou de "pèlerins". Que ce soit sur la portion française ou espagnole, les localités riveraines et d'autres initiatives, laïques ou non, ont le souci de ne laisser personne sans abri, même au cours de la période d'afflux du 15 juillet au 15 août. Durant cette période de haute fréquentation, en France, les gîtes d'étape acceptent les réservations, mais certains, depuis peu sur la voie du Puy, la refusent aux groupes.

- Sur la voie du Puy-en-Velay, deux recueils permettent de connaître tous les hébergements et lieux de ravitaillement existants, portion française et portion espagnole. Ne vous laissez pas influencer par leur titre burlesque, les " miam-miam-dodo-dodo " sont la haute référence dans ce domaine et remis à jour chaque année.

- Sur les voies de Tours, Vézelay et Arles, les solutions d'hébergement sont localement moins nombreuses et moins adaptées aux pèlerins. Pour le moment, l'offre y est essentiellement tournée vers le tourisme afin d'offrir un confort élevé, et malheureusement, bien que justifiés, des prix en conséquence. Sur ces voies, l'option du camping pourra faciliter la progression et la maîtrise du budget.

- Les personnes équipées pour camper rencontreront moins de difficultés pour trouver une place, ceci quelle que soit la période ou la voie empruntée.

                                             ----------------------------------------------

                                                           Dormir

                    Conseils pour les pèlerins (100 consejos ...) Desnivel         

                         Redacción digital   digital@desnivel.es 01.04.2004      http://desnivel.com/deportes/excursionismo/camino_santiago/object.php?o=10738

  (traduit de l'espagnol)

 

- Les auberges sont, dans beaucoup de cas, des installations très austères. Si tu veux du luxe, tu devras le payer.

- La majorité des pensions du Chemin ne reçoivent pas de subventions, et ont besoin de ton don pour se maintenir.

- Avant d'exiger, pense que les hospitaleros sont des volontaires.

- N'oublie pas  d'avoir des bouchons pour les bruits, et un masque.

- Si tu ronfles ou que tu "respires fort", attends que les autres soient endormis pour te coucher.

- Laisse préparé le sac à dos du jour suivant avant de te coucher. Tu ne dérangeras ainsi pas plus que le nécessaire le reste des pèlerins le matin. Et s'il te plaît, n'utilise pas de bourses de matière plastique, de celles qui font un bruit irritant en étant fripées.

- Dans les auberges publiques il est interdit de rester plus de une nuit, sauf cause de force majeure. Si un endroit te plaît, tu peux te loger dans quelque lieu économique.

- Si tu ne trouves pas de place dans une auberge, et que tu ne peux pas ou ne veux pas te loger dans un hostal ou une pension, demande aux gens du coin.

- Une façon de dormir économique et intime est une tente de camping. Les hospitaleros peuvent t'indiquer où la monter, et les gens du coin peuvent te laisser le faire sur leur terrain.

- Les piétons ont la priorité dans les auberges, par rapport aux cyclistes, jusqu'à 20 heures.

                                           ---------------------------------------------------------

                                                                 Auberges

                                   (Conseils pour le pèlerinage - Fabrega. El Camino de Santiago).

                                                             (Espasa Calpe 2004)  

         (traduit de l'espagnol)

  

- La carte de pèlerin doit être obtenue au point de départ (auberges ou Associations d'Amis du Chemin). Il est nécessaire de s'informer préalablement.

- Les auberges ouvrent généralement à partir de midi et la majorité ferment en début de nuit.

- Il est nécessaire de s'adapter aux normes de chaque auberge et de suivre les instructions de l'hospitalero ou du responsable, de s'adapter à la coexistence avec d'autres personnes et, même si ce n'est pas exigé, de laisser un don.

- Les auberges n'admettent pas de réservations, ni ne permettent de se loger plus d'une nuit, sauf cas de maladie ; les pèlerins à pied ont priorité sur les cyclistes.

- Si on voyage en groupe nombreux, proche ou supérieur à dix personnes,  lors des époques d'afflux de pèlerins, il sera préférable de chercher d'autres logements.

                                                     ----------------------------------------------------

                               Association franc-comtoise du chemin de Compostelle

                                            http://www.af-ccc.fr/Doc-PDF/dossier%20pelerin.pdf  

 

                Association "Les Amis de saint Jacques. Provence-Alpes-Côte d'Azur-Corse"

                       http://www.compostelle-paca-corse.info/Conseils/Resources/GP_07.pdf   

 

  Hébergement

- En France comme en Espagne, les possibilités d'accueil ont bien évolué depuis le Moyen- Age. Les couvents et les monastères qui accueillaient les pèlerins se réduisent chaque année et des structures d'accueil se créent ou disparaissent. Tout au long de votre parcours, vous pourrez trouver des hôtels, des gîtes d'étape (communaux ou privés), des chambres d'hôtes, des campings...

- Nous estimons que le chemin est suffisamment pourvu de moyens d'hébergement pour ne pas retenir la solution de la tente et le poids qu’elle implique .

- Il faut savoir aussi que les centres d’hébergement ne laissent jamais un pèlerin sans solution de dépannage. En situation extrême, on peut s'adresser au curé du village, à la gendarmerie, à la mairie qui auront toujours à vous proposer un confort minimum dans une salle paroissiale ou municipale.

- Les gîtes communaux sont en général des dortoirs, des salles de sport, des salles paroissiales mis à votre disposition par la commune (en principe une cuisine équipée est à votre disposition (réfrigérateur, cuisinière, batterie de vaisselle, couverts...) et une douche permet vos ablutions. Vous trouverez toutes les coordonnées de ces lieux dans les livres et revues.

- Nous donnons en rubrique "chemin" dans la plaquette consacrée au chemin en Franche-Comté une liste des points d’hébergements tout au long de l’itinéraire franc-comtois qui sera complété progressivement. Nous avons établi avec la-plupart d’entre eux d'excellents contacts et vous devriez bien y être accueillis. Ils sont particulièrement conscients de l'apport économique et culturel que leur procure ce pèlerinage.

- En France, il est conseillé de réserver lorsque l'on voyage à plus de deux personnes, tandis qu'en Espagne on ne peut réserver dans les refuges, l'attribution des lits se faisant en fonction de l'ordre d'arrivée.

- A juste titre, il vous sera demandé de présenter votre crédencial (passe-port du pèlerin qui peut vous être délivré avant votre départ par notre association) pour s'assurer que vous êtes bien un pèlerin allant vers Compostelle.

- La participation financière est relativement faible, voire facultative dans les refuges espagnoles. Les gîtes sont souvent équipés d'une kitchenette ou vous pouvez préparer vos repas. C'est un moyen très convivial de s'imprégner de l'atmosphère du chemin.

- Pour indication, le budget se situe en moyenne journalière, en France, entre 20 et 30 euros (hébergement et nourriture). Une nuit dans un gîte communal peut coûter autour de 10 euros et le double dans un gîte privé. En Espagne, comptez environ 15 à 20 euros par jour. N'emportez pas trop de liquidités sur vous ; des distributeurs tout au long du chemin vous permettront d’effectuer des retraits avec votre carte bancaire.

                                 

  Hébergements en France :

- en gîtes d'étape ou chambres d'hôtes, ouverts à tous randonneurs, la credencial n'est pas nécessaire.

- par contre, elle est exigée dans les familles d'accueil recevant les pèlerins et dans certains gîtes privés.

- il est recommandé de réserver 24 ou 48 heures avant son arrivée. Mais seul on peut se présenter le soir sans réservation.

 

  Hébergements en Espagne :

- si vous souhaitez un confort supérieur à celui offert par les auberges de pèlerins, vous aurez le choix, selon les étapes, entre :

- l'hôtellerie classique, du plus luxueux au plus modeste : "parador", hôtel, "hostal", pension,

- la formule gîte : "casa rural",

- l'hébergement religieux : monastère.

- Si vous privilégiez l'esprit "pèlerin", vous choisirez les "albergues" ou "refugios" dont la gestion diffère selon le type :

- Refuges dépendant d'une région (Navarre, ...), d'une Municipalité (Ayuntamiento) ou d'une Association :

une participation est demandée (entre 3 et 6 €).

- Refuges privés, un peu plus chers (entre 7 et 10 €)

- Refuges pratiquant le "donativo" : un tronc recueille les oboles des pèlerins.

- dans ces refuges, la Credencial est obligatoire.

- on ne peut pas faire de réservations et on n'est pas autorisé à rester plus d'une nuit, sauf une nuit supplémentaire en cas de maladie.

- si une voiture d'appui vous accompagne, vous ne serez pas admis dans la plupart des refuges; vous devrez rechercher d'autres types d'hébergement.

- pour les groupes importants de pèlerins (plus de 9), il est recommandé de se pourvoir de ses propres infrastructures d'hébergement (tentes par exemple).

- La plupart des refuges sont tenus par des "hospitaleros voluntarios". Qui sont-ils ?

Ce sont des pèlerins ayant fait en entier le pèlerinage à Saint Jacques, parfois plusieurs fois, et qui se mettent bénévolement à la disposition des pèlerins en marche pour les accueillir.

- Sachez respecter cet engagement bénévole : certains hospitaleros espagnols accueillent toute l'année, en dehors de leurs obligations familiales et professionnelles.

- Cela peut expliquer certains horaires qui ne paraissent pas toujours adaptés aux souhaits des pèlerins étrangers. Merci d'accepter avec gratitude l'accueil offert sans revendiquer !

                                              ------------------------------------------------------

                                                            ASJ Jaen

       http://www.peregrinosencamino.com/consejossantiago.htm                  

  (traduit de l'espagnol)

 

  Les auberges

- Consultez la liste des auberges de pèlerins (mise à jour) si vous souhaitez les utiliser. Ces refuges sont exclusivement pour les personnes qui font le pèlerinage à pied ou en bicyclette, sans faire des tronçons en véhicule. On ne peut pas faire de réservations. Pour les grands groupes de pèlerins, il convient de chercher des logements différents des auberges. Il n'est pas logique qu'ils remplissent les auberges et laissent d'autres pèlerins à la rue.

- Parfois, en dormant dans les auberges, spécialement pour les personnes qui peinent à trouver le sommeil, la symphonie des ronflements peut s'avérer terrible et stressante; de bons bouchons pour les oreilles allégeront la sérénade.

- Sauf exceptions, les oreillers des refuges ne sont généralement pas très propres, une petite couverture d'oreiller ne pèse pas beaucoup et évite le contact.

- Il faut prendre quelque précaution afin d'éviter qu'un "pícaro", profitant du sommeil réparateur du pèlerin, fasse des siennes pendant la nuit. Surveillez toujours votre sac à dos. Le pèlerin n'est pas garanti des vols.

- Il faut emporter toujours un rouleau de papier hygiénique dans le sac à dos; occasionnellement, dans les refuges, il est épuisé.

- Si on va avec une voiture d'appui, on ne peut pas coucher dans la majorité des auberges. Cherchez d'autres endroits pour le repos, ou utilisez des tentes de camping. Les pèlerins qui vont à pied ont priorité sur les cyclistes ou ceux qui vont à cheval.

- La Credencial du Pèlerin est indispensable pour pouvoir coucher dans les auberges.

- Si vous utilisez les auberges de pèlerins, vous vérifierez que toutes ne réunissent pas de bonnes conditions; acceptez ce qu'elles vous offrent, et remerciez l'effort des nombreuses personnes qui travaillent de façon désintéressée pour vous aider.

- Tenez compte de ce que, normalement, les auberges n'ouvrent pas jusqu'à midi.

- Essayez de collaborer pour laisser les refuges propres, et tirez vous en avec un don pour contribuer aux frais de maintien.

- Le soir, respectez le repos des autres. Dans les refuges, on exige le silence à partir des 21:00 ou 23:00 heures.

- Les auberges sont conçues pour passer une seule nuit (en cas de maladie, consultez les responsables du refuge)

- Dans les auberges et sur tout le chemin en général, essayez de suivre les principes "Pèlerin, laisse ce que tu peux, prend de ce dont tu as besoin "et "Le touriste exige, le pèlerin remercie".

 

  Utilisation des auberges

- La seule norme qui règne dans les auberges est celle du respect du prochain. Qu'elles  soient gratuites ne veut pas dire qu'il ne faille pas veiller à ces installations, ni collaborer à leur conservation.

- L'utilisation de ces centres de logement est réglementée. Ainsi, les pèlerins avec des problèmes de mobilité et ceux qui font la route à pied ont priorité au moment d'obtenir un lit. Suivent les pèlerins qui effectuent le Chemin à cheval, en bicyclette, et finalement ceux qui effectuent le parcours avec une voiture d'appui.

- On n'admet pas de réservations; donc pour obtenir une place dans les mois de plus grande affluence, il sera nécessaire de se lever de bonne heure pour arriver à temps. Les lits sont occupés par ordre d'arrivée.

- Le séjour ne peut pas être prolongé plus d'une nuit, sauf en cas de maladie. Ceux qui sont logés devront laisser les installations à dix heures du matin, tandis que la porte de ces établissements est fermée chaque jour à onze h. du soir. Une demi-heure plus tard, on éteint les lumières, sauf dans les parties communes où elles resteront allumées pour les plus noctambules.

- Outre le logement, dans les auberges, on met au service du pèlerin un bureau d'information, des boîtes de premièr secours à titre gratuit. Dans quelques cas, on inclut des écuries pour les chevaux; bien que le maintien de la monture, ainsi que les services de blanchisserie et l'utilisation de téléphone, supposent un petit paiement.

                                           ---------------------------------------------------------------

                                                             Petit guide pratique

                                     (Arnaud Le Bour - publié par l'Accueil de St Privat)

                                      http://www.accueilstprivat.com/file/21395/  

 

  L’hébergement  en France:

- Le moins cher reste le camping, mais il a le gros inconvénient de nous faire vivre des soirées en solitaire parfois très pesantes. Il faut savoir qu’il est appréciable de pouvoir vivre des temps de partage lorsque l’on a marché en solitaire toute la journée. Après, cela dépend du tempérament de chacun.

- En logement plus conventionnel, les moins chers ce sont les gîtes communaux (de 8 à 10 € la nuit avec la possibilité de cuisiner dans la majorité des cas) et les haltes  Chrétiennes (de 8 à 10 € la nuit ou le don). Ils proposent dans la majorité des cas une demi-pension où chacun est invité à apporter une contribution financière selon ses moyens (don).

- Sur le chemin, on peut également être hébergé chez l’habitant, en chambres d’hôtes, ou à l’hôtel. L’inconvénient, c’est qu’ils coûtent cher. Il vaut mieux les éviter lorsque l’on part pour longtemps.

- Dans la majorité des cas, il est préférable de réserver 72 à 24 heures à l’avance. Après, tout dépend de la période que vous avez choisie.

 

   L’hébergement en Espagne:

- Cette partie du chemin est plus riche en hébergements. Cela s’explique par un grand investissement de la part de l’Etat pour le Camino. Vous serez hébergés, soit dans une halte Chrétienne (le donativo dans presque tous les cas, ou de 3 à 5 € la nuit), soit dans une Albergue municipale (de donativo à 5 € la nuit), ou soit dans une Albergue privée (elle n’est pas forcément plus chère qu’une municipale).

- En ville, vous ne pourrez pas être hébergés plus d’une nuit dans la même Albergue, excepté à St-Jacques de Compostelle. Pour St-Jacques, je pense en particulier au Seminario Menor de Bevis où vous pourrez rester jusqu’à 3 nuits.

- En Espagne, il ne faut pas réserver. Ce sont les premiers arrivés qui sont les premiers servis. Je vous conseille d’arriver avant 14h-15h à votre auberge. Elle ouvre, généralement, entre 13h30 et 14h.

                                               -------------------------------------------------------

                                                               Guides Lepère

 

  en France

 

     Les campings

- Certains pèlerins/randonneurs préfèrent emporter une tente pour être autonomes. Il est vrai que cela est très

agréable de pouvoir bivouaquer n'importe où ! Attention au camping sauvage où vous pourriez vous retrouver nez à nez avec un sanglier, un essaim d'abeilles ou pire... un propriétaire en colère!

- Cependant les campings sont les seuls lieux officiels où il est autorisé de camper.

- Avec votre tente (ou votre bâche plastique) vous pouvez vous installer pour la nuit. Le prix varie entre 6 et 15 Euros pour la nuit.

 

      Les auberges de jeunesse

- Souvent située dans les grandes villes. L'accès est conditionné par l'achat de la carte.

- Le prix varie entre 14 et 20 Euros pour la nuit

- Les auberges de jeunesse sont accessibles aux jeunes et aux moins jeunes, mais il vous faudra acheter la carte d'affiliation à la Fédération des Auberges de Jeunesse.

- Pour tous renseignements concernant les auberges de jeunesse, 2 organismes:

L.F.A.J. 67 rue de Vergniaud. Bat K 5013 Paris Tel: 01 44 167878 Fax 01 44 167880.

F.UA.J. 27 rue Pajol 75018 Paris Tel: 01 44 89 87 27

 

     Les centres équestres

- Ils permettent au pèlerin/randonneur de procurer les soins indispensables à un cheval. Vous y trouverez box, granulés ... et tout ce dont vous pourriez avoir besoin pour votre fidèle compagnon ! Y sont souvent associées de possibilités d'hébergement pour les randonneurs.

- Le prix varie entre 20 et 40 Euros pour la nuit.

 

     Hôtel

- Lieu ou vous pouvez dormir, dîner et prendre le petit-déjeuner.

- Le prix varie entre 30 et 60 Euros la chambre.

 

     Chambre d'hôte

- Chambre chez l'habitant, où vous pouvez parfois trouver la formule table d'hôtes.

- Le prix varie entre 28 et 50 Euros la chambre et 1e petit déjeuner.

 

     Gîte d'étape

- Les gîtes d'étapes proposent souvent un hébergement en dortoirs pour une ou plusieurs nuits, et une cuisine pour préparer vos repas. Vous devez vous munir de votre duvet.

- Le prix varie entre 12 à 20 Euros pour la nuit.

 

     Communauté religieuse

- Communauté de frères ou de soeurs qui pratique l'accueil des pèlerins aux motivations spirituelles. Il est préférable de réserver à l'avance et de prévenir de son arrivée.

- Aucun tarif n'est imposé, mais il faut toujours participer aux frais. Quelquefois il faut prévoir son repas.

 

     Foyer de jeunes travailleurs

- Maison commune gérée par une municipalité ou une association locale. Pour les fins négociateurs, il est possible de trouver une chambre.

- Le prix est aussi à négocier.

 

     Bed & Breakfast

- Maison où vous pouvez passer la nuit et prendre le petit-déjeuner.

- Le prix varie entre 25 et 35 Euros pour la nuit et le petit déjeuner.

 

  en Espagne

 

  Voici les hébergements que vous trouverez sur le Chemin.

- L'ordre indiqué va du plus simple au plus luxueux.

- Refugio = refuge du pèlerin. Il existe des refuges privés, municipaux ou paroissiaux.

- Albergue = c'est la même chose que le refuge, c'est la traduction espagnole d'auberge.

- Pension = hébergement chez un particulier, souvent dans une famille. C'est l'équivalent de la chambre d'hôte à bon prix.

- Habitacion = simple chambre, pas toujours dans un hôtel.

- Hostal = hôtel de confort standard dans les villes moyennes.

- Hotel = hôtel de confort supérieur.

- Parador = hôtel de grand luxe dans des monuments historiques.

 

  Petites précisions sur l'accès aux refuges sur le chemin en Espagne

- Pendant longtemps, les refuges espagnols accueillaient les pèlerins en ne fixant aucun prix pour la nuitée, laissant à chacun la possibilité de déposer dans une boîte sa libre participation financière appelée "donativo"... Mais les temps ont bien changé! Au fil des années et du succès du chemin de Saint-Jacques, des routards, des vagabonds, des coquillards pas toujours honnêtes, ont usé et abusé de cette possibilité en s'offrant une

gratuité systématique et des vacances peu coûteuses.

- De nos jours et depuis l'année 2005, la quasi totalité des refuges qui pratiquaient le donativo fixe un prix plancher. La participation demandée va de 3 à 8 euros selon les refuges.

- Les refuges privés sont libres de facturer le prix désiré, mais comme ils veulent remplir leurs établissements, ils pratiquent des prix assez proches des refuges municipaux ou paroissiaux.

- A ceux qui souhaitent être accueillis gratuitement pour "la gloire de Dieu" et pour retrouver une éventuelle tradition pérégrine médiévale, sachez que l'époque est révolue, et vouloir jouer à un tel jeu vous obligera à manger des miettes, des épluchures ou des racines ... Bref! Vous allez être à la charge des autochtones. Cette dérnarche n'est pas toujours bien perçue par ceux qui ont investi de leur personne et leurs maigres économies pour développer une activité d'hébergement. La volonté de vivre le pèlerinage comme au Moyen-Âge et de le parcourir comme on imagine que c'était il y a 650 ans est totalement à proscrire ! Pour conclure, il faut toujours participer aux frais, c'est une question d'honnêteté.

                                               ------------------------------------------------------

                                                          Hébergement       

                         (Pendant votre voyage - Pèlerin magazine HS 2011)

 

- A chacun selon ses envies et l'offre disponible sur le chemin.

- Les gîtes d'étape permettent de rencontrer des pèlerins. L'inconvénient est la promiscuité (ne pas oublier ses boules Quiès ... ) et le confort relatif.

- On peut trouver des chambres bon marché dans de petits hôtels, ouverts toute l'année (ce qui n'est pas le cas des gîtes), et s'offrir un repos bien mérité.

- Autres possibilités: les chambres d'hôtes, très agréables; les auberges de jeunesse, spartiates mais économiques; les campings ... mais il faut veiller au poids du sac à dos avec la tente en plus.

- A savoir: les hospitaliers sont d'anciens pèlerins qui se mettent au service des pèlerins.

- Webcompostella édite plusieurs guides de haltes chrétiennes et coordonne un réseau d'hospitaliers.

Tél.: 04 7157 21 56. www.webcompostella.com

                                                      --------------------------------------------------

                                                              Et l’hébergement ?

                      Association Amis du Chemin de Saint Jacques Pyrénées Atlantiques

       http://www.aucoeurduchemin.org/spip/   

 

- En France, il y a des gîtes d’étape communaux ou privés tout au long du Chemin du Puy qui coïncide avec le Sentier de Grande Randonnée GR 65: tout le monde peut y accéder. Ces gîtes mettent à votre disposition, un lit avec couvertures, des douches chaudes, un coin cuisine. Seul un sac de couchage en drap est nécessaire (excepté en hiver où un duvet peut s’avérer indispensable). La réservation est conseillée en haute saison, même si ce n’est pas dans l’esprit du chemin.

- Sur le Chemin d’Arles, pour suppléer au manque de refuges, existe une chaîne d’accueil "passants-pèlerins": hébergements chez des particuliers (credencial exigée). Prendre contact au départ d’Arles à l’Office de Tourisme ou Info-Accueil pèlerin : 06 83 26 13 16.

- Sur le Chemin de Vézelay, l’installation de refuges-pèlerins s’intensifie. Il existe également quelques accueils chez l’habitant, indiqués dans le guide édité par l’association du Chemin de Vézelay.

 

- En Espagne, on trouve des refugios de peregrinos tout le long du Camino Francés, sans réservation. Ils ressemblent aux gîtes d’étape, mais sont réservés aux pèlerins munis d’une credencial . Souvent - surtout en été - un responsable bénévole - hospitalero - vous accueillera.

Un duvet est nécessaire surtout en saison froide, ainsi qu’un matelas mousse. La plupart des refuges ont maintenant des douches chaudes et un coin cuisine. Il peut vous en coûter entre 5 et 7euros, excepté en Galice où les refuges sont en principe gratuits, mais où un don semble logique. Quelques refuges n’ouvrent que pendant les vacances scolaires. En hiver, il est nécessaire de se renseigner sur les ouvertures à l’étape précédente. On trouve souvent des terrains de camping pour y planter sa tente.

- Pendant la haute saison, la priorité est donnée aux marcheurs individuels, sans voiture d’appui. Les groupes ainsi que les cyclistes devront attendre le soir avant d’être admis. En dehors de cette période, le responsable peut accueillir à discrétion.

- Il existe également en Espagne (et en France) des gîtes privés, auprès desquels on peut effctuer une réservation (intérêt du téléphone portable).

                                           -----------------------------------------------------------

                                                        Hébergement

                                                      (Webcompostella)

         http://www.webcompostella.com/  

  

  Hébergement

- Votre qualité de pèlerin ne vous donne aucun privilège particulier, ni droit à aucune réduction. Certains hébergements offrant des prestations de luxe se sont établis sur cet itinéraire historique avant le renouveau du pèlerinage, et leur demander une réduction, voire la gratuité, sous le prétexte qu’on porte une coquille, peut finir par agacer les propriétaires, surtout si la demande est faite dix fois par jour.

- Prévoyez donc que dans l’immense majorité des cas, vous allez être dans l’obligation de payer votre hébergement et votre nourriture…

- C’est seulement en Espagne que les gîtes d’étapes réservés aux pèlerins (qu’on appelle là-bas "refugios") sont gratuits dans la plupart des cas sur présentation de leur crédencial. Et encore dispose-t-on souvent un tronc où chacun devrait déposer un montant destiné à couvrir les frais fixes.

- Si vous souhaitez vraiment ne jamais rien payer, il existe une solution très simple appelée "tente". Sachez quand même que vous devrez porter la guitoune sur votre dos durant des centaines de kilomètres. Mais vous irez alors au bout de votre démarche de pèlerin, puisque vous accepterez de vivre comme le faisaient nombre de pèlerins des temps anciens, dans la pauvreté et le dénuement…

- Il vous arrivera, comme c’est arrivé à de nombreux pèlerins sur ce grand Chemin, de recevoir une hospitalité de la part d’inconnus, qui seront frappés par votre démarche et souhaiteront honorer leur maison de votre présence.

- Ce peut être pour une tasse de café, un repas, voire une étape complète. Il serait inconvenant de repousser un tel geste de gentillesse, mais il faut savoir y répondre de manière discrète et appropriée, afin que la chaîne d ’amitié, qui tire depuis des siècles les hommes jusqu’à Compostelle, ne se rompe jamais. Une petite carte postale de Santiago sera souvent le plus beau des cadeaux pour ceux qui vous auront ouvert leur cœur et leur demeure…

- Nombreux sont ceux qui pensent qu’ils ont le droit de demander aux prêtres des paroisses le gîte et le couvert, et que ceux-ci sont tenus de les leur donner. D’une part ces prêtres ont souvent déjà fort à faire à gérer leurs cinq à six paroisses, et d’autre part ils ne sont ni hôteliers, ni restaurateurs. C’est à vous d ’organiser vos étapes en fonction de vos possibilités physiques et des hébergements disponibles, de façon à ne pas vous trouver sans logement le soir venu…

 

  Gîte d'étape

- C’est l’hébergement idéal du randonneur. Bon marché (moyenne de 8 euros par nuitée), il comporte tout ce dont le voyageur a besoin après une journée de marche ou de pédalage : douche, lit, coin-cuisine.

- La plupart des gîtes fournissant des couvertures, un sac à viande suffira dans vos bagages pour dormir au propre si vous choisissez ce type d ’hébergement. Mais vous risquez alors de grelotter toute la nuit si vous vous retrouvez un soir sans toit et sans sac de couchage.

- Ces gîtes sont des équipements collectifs, construits, entretenus par des personnes privées, des municipalités ou associations, et mis à la disposition des randonneurs.

- C’est à dire que vous les trouverez dans l’état où vos prédécesseurs les ont laissés, et ceux qui vous suivront les trouveront dans l ’état où vous les avez laissés. Veillez donc à effectuer lors de votre départ un minimum de corvées de propreté.

- Revers de la médaille: la plupart du temps, les lits sont groupés en dortoirs, et vous n’y aurez pas, surtout pendant les mois d’été, la tranquillité et l’intimité que vous souhaitez peut-être. Certains gîtes possèdent des chambres individuelles pour jeunes mariés, mais cet état de fait constitue l ’exception.

- Attention: il n’y a pas toujours un gardien à demeure dans le gîte. Dans ce cas, il est impératif d’avoir prévenu de son arrivée, afin d’être certain d ’avoir une place, et pour savoir où aller chercher la clé et régler sa nuitée.

- La grande majorité des gîtes d’étape disposent d’une cuisine où le randonneur peut préparer son repas, mais ce n’est toujours pas le cas.

- Certains gîtes privés proposant le repas n’offrent pas la cuisine à disposition. Ne restent plus alors que deux solutions: accepter le repas de la maison et en payer le prix, ou bien grignoter des épluchures froides sur la pelouse…

                                                 ------------------------------------------------

                                                         Albergue de peregrinos

                                                          (Christian Champion)

  http://christian.champion.diwiki.com/index.php/Albergue_de_peregrinos

 

  Qu'est-ce que c'est?

- Parfois appelé "refuge" (refugio), c'est un lieu EXCLUSIVEMENT réservé aux pèlerins (avec Credencial !), qui vont y trouver le gîte pour une SEULE nuit (règle générale qui supporte quelques exceptions).

- Ces endroits sont le reflet de plusieurs types d'initiative: mairie (AYTO - ayuntamiento), paroisse (PARR - parroquía) ou congrégation religieuse, personne privée (le propriétaire = dueño est alors indiqué). En Galice (vous y entrez en arrivant au Cebreiro), c'est le gouvernement régional (Xunta de Galicia) qui prend en charge et subventionne le réseau des albergues de sa région.

-  De nombreuses associations d'Amis du Chemin de Saint Jacques (Amigos del Camino de Santiago) espagnoles ou étrangères s'occupent de la gestion et de l'animation des albergues.

 

  Genres d'albergues

- L'albergue peut être ouverte (abierto) toute l'année (todo el año – t/año) ou simplement durant une période de l'année, avec une personne chargée de l'accueil (hospitalero) à demeure ou non ; dans ce cas, vous devrez vous-même aller chercher la clé (llave) de l'albergue à l'adresse indiquée (la clé de l'albergue municipal à Hontanas vaut le coup d'oeil !).

- Certaines municipalités utilisent aussi les écoles (escuelas) ou des gymnases (polideportivo) pour gérer l'afflux massif de pèlerins en été (en verano).

- Enfin, lors des années saintes (Jacobeo), des bases sous tentes sont spécialement aménagées tout au long du Camino.

 

   Combien ça coûte?

- Votre participation financière sera variable, entre 4 et 6 € dans les albergues subventionnées, de l'ordre de 6 à 10 € dans les albergues privées (ils n'ont que ce revenu pour vous assurer le même service). Une exception à souligner est l'albergue des Padres Reparadores à Puente la Reina qui, sans subvention, ne fait payer que 5 € la nuit.

- Certaines ne fixent pas de prix (albergue San Antón) et vous laissent libre de votre contribution; c'est "donativo", c'est à dire que votre don leur permet de continuer à perpétuer la tradition séculaire d'accueil au pèlerin.

- Petit aparté: l'expression « donativo » est parfois suivie d'un prix dans certaines albergues. Cette pratique résulte peut-être de la "radinerie" des pèlerins passés avant vous (certaines nationalités ont une réputation tenace dans l'inconscient collectif espagnol ...); quoiqu 'il en soit, il ne peut être question de donativo dans ce cas puisque l'on fixe une limite à votre générosité !

 

  Horaires

- L'albergue ouvre en général vers 13/14h; cependant, l'heure d'ouverture dépend essentiellement des personnes qui assurent l'accueil (acogida): hospitalier (hospitalero), responsable (encargado) ou propriétaire (dueño), et qui consacrent habituellement la matinée à faire le nettoyage et à se reposer avant l'arrivée de la horde déferlante des pèlerins.

- Sur présentation de votre credencial et le paiement de la nuitée, l'hospitalero vous attribue un lit ou vous en laisse le choix (s'il n'y a pas foule). Car la règle est: "premier arrivé, premier servi !", la réservation n'étant pratiquée que dans de rares albergues privées (on peut réserver = se puede reservar !).

- Durant les mois d'affluence sur le Camino, une "concurrence" entre pèlerins s'établit afin d'assurer la couche du soir; à ceci s'ajoutent les cyclistes (bici), les pèlerins avec véhicule d'accompagnement (coche de apoyo), ou tout autre moyen de parcourir le Camino !

- Il faut toutefois préciser qu'il existe une règle (généralement respectée) qui établit la priorité pour le pèlerin à pied (peregrino a pie) jusqu'à 19/20h. De plus, certaines albergues refusent les cyclistes (no bici), ou les voitures d'accompagnement (no coche de apoyo).

- Si vous décidez d'aller prendre votre repas du soir (cena) à l'extérieur, vérifiez bien l'heure de fermeture (cerrado) de l'albergue avant de partir (certains pèlerins n'ayant pas vu l'heure avancer ont ainsi dû passer la nuit dehors ou à l'hôtel !).

- De même, le matin, un horaire de départ (salida) est généralement fixé afin d'assurer l'entretien des locaux.

- Dans certaines albergues, le pèlerin est réveillé pour le petit déjeuner (en musique à l'albergue Gaucelmo en Rabanal !).

- Dans d'autres, les pèlerins qui partent très tôt dans la nuit froide et profonde en font profiter ceux qui voudraient bien continuer à dormir plus longtemps. Attention aux dérives, car une heure minima de départ risque d'être imposée dans ces endroits, et la porte fermée comme à l'hôtel ! Il est beaucoup plus simple de préparer ses affaires avant de se coucher, et de boucler son sac en s'isolant hors du dortoir !

 

  Couchage

- Le couchage est généralement constitué de lits superposés (literas) à 2, voire 3 étages (albergue Muñoz en Viana); en période de forte affluence, des matelas au sol (colchones) sont ajoutés. Rarement vous aurez un vrai lit (cama) dans une chambre (habitación), mais ça existe ! (albergue La Fuente à Azofra, Convento Santa Clara à Carrión de los Condes).

- Tous ces couchages (plazas) sont rassemblés dans un dortoir (dormitorio), qui peut être compartimenté en box (albergue à Sahagún), ou répartis en chambres (albergue à Ponferrada). Un dortoir est même spécialement réservé aux ronfleurs (roncador) à Trinidad del Arre et à Obanos.

- Enfin, si certaines albergues pratiquent la location de draps (sábanas), d'autres n'ont aucune couverture (no mantas) à vous proposer pour la nuit fraîche qui s'annonce, et parfois n'ont tout simplement pas de chauffage (no calefacción).

 

  Cuisine

- Si vous avez un soir l'envie subite de mijoter votre plat préféré, arrêtez-vous dans une albergue ayant une cuisine (cocina).

- Toute la variété existe dans ce domaine: bien équipée (Hontanas, Riego de Ambrós), peu d' ustensile avec un réchaud (Sahagún); une vous fera payer l'usage de la cuisine, d'autres réservent son usage aux hospitaleros (Frómista).

- Enfin certaines n'en possèdent pas (no cocina) du fait de leur structure (albergue Ayuntamiento à Triacastela), ou bien parce que le responsable de l'albergue possède des actions dans l'hôtel-restaurant du coin, ou encore qu'il propose des repas.

- Habituellement la salle à manger (comedor) fait partie de la cuisine, mais il peut arriver qu'elle soit séparée et serve aussi de lieu de repos-discussion entre pèlerins (sala de estar).

- Une dernière chose à noter dans vos tablettes: la tradition du repas du soir (cena) préparé par les hospitaleros et partagé entre pèlerins; elle persiste à Grañon, Bercianos del Real Camino, Tosantos, Ruitelán entre autres.

 

  Douche

- Vous trouverez des douches chaudes dans toutes les albergues, à quelques exceptions près (albergue San Antón).

- Bien sûr, lors des périodes de forte fréquentation du Camino, le système d'eau chaude de l'albergue peut être mis à forte contribution ou présenter quelques défaillances; les derniers pèlerins arrivés (últimos) devront se satisfaire de l'eau froide (agua fría).

- Quelques rares albergues n'ont qu'un confort rustique à vous proposer (robinet d'eau froide ou fontaine à l'extérieur), mais c'est le style de vie de l'hospitalero de l'endroit, et vous vivrez un moment différent sur le Camino (Manjarín, Sanbol).

 

  Lessive

- Le lavage du linge, et surtout son séchage sont deux problèmes que le pèlerin vit (presque) au quotidien.

- La plupart des albergues sont équipées de machines à laver le linge (lavadora) à monnaie (en général 3 €), quelques-unes de sèche-linge (secadora) au même prix.

- Dans pratiquement toutes, vous avez un évier (lavadero), à l'intérieur ou à l'extérieur (fuera) pour laver le linge à la main (lavar a mano).

- Si le temps le permet, il ne vous restera plus qu'à étendre vos habits sur le fil prévu à cet effet (tendederos), parfois dans la cour intérieure de l'albergue (patio).

- Un petit conseil: emportez une corde et quelques pinces à linge (pinzas); ceci vous sera très utile pour faire sècher votre linge durant la pause-déjeuner !

 

  Hygiène et propreté

- On ne le répétera jamais assez: la propreté est un acte de civisme, et surtout l’expression d’un savoir-vivre personnel.

- Certes, l'hospitalero est chargé de l'entretien des lieux, mais chacun est tenu de les respecter ... et de les laisser dans l'état où... (air bien connu !).

- N'oubliez pas que l'hospitalero est BENEVOLE, et, bien qu'il se mette à votre service, il n'est en aucun cas votre serviteur, voire votre "larbin".

- Veillez aussi à faire respecter cette notion élémentaire sur le Camino, en particulier à la Cruz de Ferro, que certains n’hésitent pas à tranformer en dépotoir en y laissant leur détritus de toutes sortes.

 

  Soirée en albergue

- C'est le moment privilégié pour la rencontre avec les autres pèlerins, l'échange d'informations sur le Camino, la préparation de l'étape du lendemain, la rédaction de votre journal de bord ou tout simplement reposer et soigner vos pieds fatigués au coin de la cheminée (chimenea).

- N'oubliez pas cependant l'heure d'extinction des feux ! Les hospitaleros qui vous accueillent sont souvent d'anciens pèlerins; ils auront à coeur de vous faire profiter de leur expérience du Camino.

- Vous aurez peut-être aussi l'occasion de vivre certaines coutumes locales comme la Queimada (albergue Ave Fenix à Villafranca del Bierzo), expérience mémorable dans ce lieu unique !

                                                 ------------------------------------------------

 

                                                             Hébergement

                                                       Bernard et Fafa (Gite Ultreia)

 

  Gîte, gîte d'étape, refuge, chambre d'hôtes, donativo ... quelle différence ?

 

- Les gîtes d'étape (albergues):

  À part les montagnards habitués aux refuges et les (anciens) routards qui connaissent les auberges de jeunesse, peu de gens connaissent les gîtes d'étape et leur fonctionnement.

  Ils sont de trois types : communautaires (mairie, paroisse ...), associatifs ou privés.

  Seuls les gîtes de plus de 15 places sont soumis à certaines règles de sécurité et d'hygiène, car considérés comme établissements recevant du public (EPR).

  Les autres ne sont soumis qu'à une déclaration d'ouverture en mairie, la notion de gîte d'étape n'étant pas spécifiquement réglementée en France.

 

- Les «donativos»:

  Auberges plus fréquentes en Espagne qu'en France, dans le plus pur esprit du chemin, où chacun paie ce qu'il veut et ce qu'il peut. Devant les abus, de nombreux donativos annoncent maintenant «Donativo, minimum x Euros». Très courus, ils fonctionnent sans réservation.

 

- Les refuges (refugios):

  Ceux que vous rencontrerez sur les chemins de St-Jacques ne sont rien d'autre que des gîtes d'étape. N'ont droit à l'appellation réglementée «refuge» que les gîtes d'étape qui ne sont pas accessibles par un moyen motorisé. Les vrais refuges sont soumis à une réglementation très stricte, et ont par ailleurs l'obligation de mettre à disposition un abri clos et gratuit, accessible en permanence aux randonneurs.

 

- Les gîtes (casas rurales):

  Meublés privés autonomes, déclarés en mairie, en général proposés à la location touristique pour une semaine... En période creuse, certains gîtes acceptent des locations ou des hébergements pour une nuit.

 

- Les chambres d'hôtes, chambre chez l'habitant, chambre à la ferme, Bed and Breakfast... (habitaciones):

  Comme le nom l'indique, une chambre avec éventuellement sa salle de bains privative. Petit-déjeuner en général inclus dans le prix.

 

- Restent bien entendu encore, les hôtels, les campings et... la belle étoile ou la grange à foin (mais ne rêvez pas trop sur cette dernière solution...)

 

  Réserver ou pas son hébergement ?

 

  Dans la tradition jacquaire, le pèlerin marche en fonction de ses envies et de ses capacités du moment ; ses étapes ne sont donc pas programmées à l'avance, et la vraie liberté réside là; vous ne la rencontrerez pas si vous êtes tenus, ou plutôt si vous vous êtes astreints à un tableau de marche. Imaginez par ailleurs, les rencontres qu'une telle gestion de l'instant procure. Alors oui, avancez comme il vous semble bon sur le chemin, arrêtez-vous quand vous le souhaitez, prenez votre temps, ne vous fixez pas la contrainte d'un but à atteindre, pour une fois que vous pouvez faire ce que vous voulez...

 

  Bien entendu, cela suppose de ne pas faire porter son sac, et de se voir contraint de temps en temps à être un peu imaginatif, voire audacieux certains soirs. Si les hébergements sont complets, n'hésitez pas à dévier votre chemin de quelques centaines de mètres, vous y trouverez souvent de bonnes volontés ravies de vous accueillir, et souvent dans un esprit totalement désintéressé. N'hésitez pas à demander aux prêtres, si vous les trouvez..., quelles sont les familles de la paroisse susceptibles de recevoir un pèlerin. Sachez quitter les hordes et les chemins battus, cela fait aussi parfois beaucoup de bien...

 

  Si vous réservez, ce qui est parfois préférable pour certaines étapes très courues, ne réservez qu'un seul hébergement et non pas à 20 ou 25, mais à 21, 26 et pourquoi pas si la forme y est à 31 kms du départ.

 

  Le développement des "No show" (Ne se présente pas) est astronomique sur le Chemin, et la gestion des places disponibles suite à de tels comportements devient complètement impossible, d'autant que bon nombre ne prennent même pas la peine de téléphoner pour annuler leur réservation. Pensez aux autres pèlerins qui se verront refuser des places qui resteront au final vides. Pensez aux hébergeurs qui ont préparé les repas, qui vous attendent et refusent, qui ne rempliront pas leur gîte... et ne vous dîtes pas "Ce n'est pas grave, avec tout ce qu'ils gagnent grâce au Chemin ...", c'est très très loin d'être vrai ...!

  

  Si un tel phénomène continue à se développer, il n'y aura bientôt plus que des gîtes avec réservation obligatoire et règlement anticipé par Paypal ou autre... Que restera-t-il alors du Chemin ? Pensez-y !

 

  Et puis, si vous avez réservé votre place il y a assez longtemps, n'hésitez pas à passer un petit coup de fil la veille ou le jour même pour bien confirmer votre arrivée, c'est souvent apprécié, et représente pour vous une garantie supplémentaire.

 

  Quelques règles fondamentales de la vie en gîte

- Avant tout, respect des hospitaliers et des règles du gîte (horaires ...)

- En cas de réservation, informer au plus tôt le gîte si retard ou impossibilité de venir

- Laisser ses chaussures de marche, habits mouillés et bâtons à l'entrée

- Ne jamais poser son sac à dos sur le lit (contamination des punaises de lit)

- Occuper un seul lit sans éparpiller ses affaires sur d'autres.

- Ne prendre qu'un oreiller et qu'une couverture que l'on replie le matin.

- Partager l'eau chaude avec les autres, économiser l'électricité et le chauffage, comme à la maison.

- Éviter les crèmes, embrocations diverses, mercure au chrome, talc ... sur les draps

- Laver son linge et ses chaussures dans les endroits prévus, et non pas dans les lavabos

- Étendre son linge aux endroits équipés pour

- Faire sa vaisselle et ranger la cuisine

- Ne pas manger et boire dans les chambres

- À partir du couvre-feu, se déplacer et s'éclairer à la frontale

- En cas de départ matinal, préparer son sac la veille, le laisser à l'extérieur de la chambre, mettre son réveil sous l'oreiller

- Ne pas oublier le vieux dicton espagnol : «El cliente exige, el peregrino agradece».

                                             ---------------------------------------------------------

    

  retour à Q.Pratique route

  home

                                                                       26/01/2017

delhommeb at wanadoo.fr