Couchage (Cilio)

 

                                                         Dormir, Sac de couchage (Cilio 2006)

 

  Activité nécessaire au pèlerin, dormir sur le chemin peut revêtir plusieurs aspects. Voici donc, pour vous aider, deux ou trois choses que je sais au sujet des sacs de couchage.

 

En France,

- Les gîtes sont généralement équipés de lits, de couvertures et d’oreillers.

- Il n’y a pas, a priori, de difficulté majeure si ce n’est le peu de ménage à faire pour rendre à l’installation un semblant d’hygiène.

- Aérez l’oreiller et secouez bien la couverture, ça peut toujours servir.

- Vous utiliserez avec profit un sac à viande, le plus léger possible. Vite fourré dans le sac à dos, vous pourrez même lui offrir, un petit lavage en cours de route, ce qui ne saurait être un luxe.

 

Dès que l’on passe les Pyrénées,

- La présence de couvertures devient trop aléatoire pour que l’on puisse se dispenser d’emporter un sac de couchage. Par contre les oreillers sont fournis.

- Si vous partez de Saint-Jean-Pied-de-Port, pas de problème, vous pouvez partir avec votre couchage..

- Si vous partez de plus loin, de France ou d’ailleurs, inutile de vous coltiner un kilo inutile. Envoyez votre couchage en poste restante à Saint-Jean-Pied-de-Port ou bien à l’adresse de votre hébergement, après vous être assuré que cela ne dérangera pas votre hôte.

 

Vient alors naturellement la question du choix du sac.

- Les choses se compliquent, car il faut d’abord savoir de quoi on a besoin.

- Je considérerai ici uniquement le cas du pèlerin hébergé en gîtes (les autres, plus ou moins randonneurs aguerris doivent connaître le sujet.)

 

Inutile de vous encombrer d’un sac de couchage de haute montagne

- Ayant une température de confort de - 25°C. Vous ne connaîtrez pas, fort heureusement, ces températures extrêmes dans les gîtes du chemin.

- On tiendra la température de 10°C comme le minimum possible. Cette température peut être atteinte, à l’intérieur des gîtes, au printemps ou à l’automne.

- La température de confort est définie comme la température à laquelle un sujet non entraîné ne ressent pas le froid, en aucun point du sac de couchage, engendrant une sensation d’inconfort. C’est le premier point à prendre en considération lors du choix de votre sac.

- Vient ensuite le poids, puis d’autres critères, tels que garnissage, doublage interne, forme, esthétique, possibilité de le jumeler, etc.

- Si vous optez pour un sac à température de confort basse, il sera trop chaud dans bien des cas (surtout durant l’été espagnol).

 

Pour affiner votre choix,

- Il n’est pas inutile de savoir de quelle manière votre sac fonctionne pour maintenir cette fameuse température de confort.

- Aspect essentiel: c’est vous qui réchauffez le sac de couchage et non pas l’inverse. Son rôle se limite à emprisonner votre chaleur.

- Ainsi, le sac se doit d’être avant tout isolant du point de vue thermique. La nature de l’isolant, et particulièrement son épaisseur, sont déterminants.

- Votre sac doit être également respirant, c’est-à-dire qu’il doit permettre le passage de l’humidité de l’intérieur vers l’extérieur, car, ne l’oubliez pas, vous transpirez en dormant.

- Dernier point: le matériau sur lequel vous dormez entre, pour un tiers, en ligne de compte. Que vous dormiez à terre, sur une dalle de béton froide ou sur une peau de mouton, le résultat sera très différent. Faîtes donc l’essai à la maison avant de partir pour vous en convaincre !

 

Comme vous portez votre sac de couchage,

- Il doit être bien entendu léger et peu encombrant, d’où l’intérêt de rechercher la compressibilité maximale, obtenue avec du duvet naturel.

- Pour l’instant, le plus léger que je connaisse, est un sac en duvet, qui pèse 580 g, sac de compression compris. C’est le sac qu’a choisi mon épouse.

- La taille du sac est également importante. Il doit être confortable et ne doit pas vous empêcher de bouger, ni être trop grand car vous n’arriveriez pas à le réchauffer.

- Conseil: n’ayez pas peur de passer pour un hurluberlu en essayant le sac avant de l’acheter.

 

Vous hésitez entre duvet et synthétique ?

- Bien sûr, chaque matériau a ses avantages et inconvénients.

- Pour le duvet: légèreté, performance, compressibilité, gonflant mais prix élevé, entretien délicat.

- Question synthétique: prix intéressant, douceur satisfaisante, sèche rapidement, mais plus lourd et pas naturel.

 

La forme du sac maintenant !

- La plupart des sacs de randonnée sont des sacs de forme sarcophage; le choix est ainsi restreint. La capuche est incorporée au sac et peut être ajustée par un système de cordons, créant au dessous des épaules une zone isolée bien marquée.

- La fermeture éclair doit être protégée par un rabat intérieur qui limite la circulation d’air et à la fois vous empêche de ressentir son contact glacial. Brrrrr ! Si le sac est jumelable, autant que l’ouverture aille le plus bas possible vers les pieds. De même, afin de faciliter le réglage de la température à l’intérieur du sac, certains sacs sont équipés de fermetures à double curseur; ceci permet d’aérer les pieds, les jambes selon vos souhaits. D’après moi, ce dispositif est indispensable.

- Pour finir, le cloisonnement a également son importance et fait l’objet de nombreux procédés, différents selon les fabricants. En ce domaine, ce qui est important, c’est que le garnissage ne se balade pas à l’intérieur de cloisons immenses. Et pour les sacs plus épais, autant éviter que les coutures des cloisons extérieures soient les mêmes que celles des cloisons extérieures. Courants d’air garantis !

 

L’entretien de votre sac

- Il se résume à un lavage à basse température (maximum 30°C), à plusieurs rinçages, à un séchage rapide dans un lieu chaud.

- Ensuite, il s’agira de bien le battre, à la manière des tapis, de façon à remettre en bon ordre le garnissage et lui redonner tout son gonflant.

- Si possible, ne lui faîtes pas passer l’hiver à l’abri dans son sac de compression, mais laisser le respirer, aussi libre que possible.

 

Maintenant, vous savez tout, ou presque

- Il reste à utiliser votre achat dans de bonnes conditions. Arrivé à l’étape, sortez immédiatement votre "duvet" du sac à dos, donnez lui du gonflant en l’ébouriffant quelque peu.

- Pour le transport, inutile de le rouler savamment dans son sac de compression. Fourrez le, tout simplement, dans le sac de compression sans plus de ménagement.

- Enfermez ce dernier dans un sac poubelle, vous évitant de vous retrouver le soir, après un bon orage, avec un sac de couchage inutilisable parce que trempé. Ceci même si votre sac à dos dispose d'une housse, car l'eau pénètre par capillarité par le dos !

- Mettez le tout dans le compartiment inférieur du sac à dos, et le tour est joué. Dormez bien !

- En résumé : un sac léger, adapté à la température rencontrée, peu encombrant, à votre taille, protégé de la pluie.

 

Quelques achats possibles par exemple :

- sacs de couchage : en polaire fin 500 g ; en synthétique 550 g ; en duvet 600 g,

- sac à viande : en soie 125 g,

    

     retour à Q.Pratique départ

                                                                       23/02/2011

delhommeb at wanadoo.fr