Avant de partir : Avec un chien (forum)  

 

                                                    Peut-on marcher avec son chien ?

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  1er juillet 2005, par deou

  Ben, c’est possible !! je suis parti de Cluny mi avril, et me voici à St Jean Pied de Port. Il est certain que la tente, en France, est indispensable, bien que pas mal de gîtes m’ont hébergé. En Espagne, je ne sais pas, mais les jacquaires de St Jean m’ont rassuré. Dites vous bien une chose; vous ne serez ni le premier ni le dernier à faire cela accompagné. Si vous doutez, tournez vous vers St Roch. Ultreia !! les gars. André et Polko (jeune chien de 8 mois)

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  7 septembre 2005

  Quel dommage ! Ma chienne est ma seule compagne fidèle toute l’année, les hébergements devraient être sévères pour les maîtres "indélicats". Mais séparer de véritables "amis" une grande période, pour un pèlerinage de quelques mois, ce n’est pas toujours évident de laisser son compagnon à quatre pattes.

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  25/09/2005

  Je m’appelle Rita Nathalie Vignau, et je suis membre de l’Association des Amis de Saint Jacques du Québec, au Canada. Bien que j’habite le Canada, je suis néanmoins française. Ce que j’ai à dire s’applique aux gens de France, de Belgique, de Suisse, du Luxembourg et bien sûr d’Espagne, qu’ils soient pèlerins, touristes, étudiants; qu’ils aient l’intention de faire le chemin de Saint Jacques de n’importe quel point de départ à n’importe quel point d’arrivée.

  J’ai moi-même fait le chemin du 30 avril au 30 juin 2004 en partant de Roncevaux. Pendant deux mois j’ai marché tous les jours, et je viens raconter ce dont j’ai été le témoin, afin que vous en avertissiez vos membres, et de peut-être les dissuader de faire le Chemin avec leur chien, à cheval, en utilisant âne, mule, mulet ou chevaux de bât (certains viennent avec chèvre et même chameau).

  Il y a ... la situation des chiens que les gens emmènent, pensant avec erreur que cela sera une bonne aventure à partager avec son fidèle ami. S'ils aiment vraiment leur fidèle ami, qu’ils le laissent en sécurité à la maison. Voici ce que j’ai vu:

  Les espagnols n’acceptent pas les chiens dans les trains ou les autobus. Les chiens ne sont pas acceptés dans les refuges, les albergues, les hôtels. Quand après avoir marché 25 ou 30 km le chien, fourbu, épuisé, ne peut que dormir dehors sous un porche, dans le froid et l’humidité, son corps n’arrive pas à se réchauffer dans ces conditions. Il tremble de tous ses membres et souffre.

  Karen, une "hospitalière" m’a dit avoir vu un pèlerin ( ?) avec un chien famélique, arriver à Monte de Gozo et se reposer, lui, tandis que son chien était affalé, tremblant de froid, n’arrivant pas à ce réchauffer. Karen au grand coeur est allée chercher son sac de couchage et en a recouvert le chien qui peu à peu s’est arrêté de trembler et s’est réchauffé. Après deux heures de repos, l’homme, s’étant restauré (mais le chien épuisé n’avait "pas faim"), a repris la route sous la pluie avec la bête transie qui le suivait à la laisse. Karen en avait mal au coeur.

  J’ai vu Marc de Belgique et son "copain ". Tout semblait bien aller avec ce couple d’amis, mais Marc refusait la viande qu’un pèlerin offrait au chien en disant que "ce n’était pas bon pour la bête de manger en-dehors des repas !". Après 20 km de marche, le chien avait besoin de toute l’aide alimentaire qu’il pouvait recevoir, et c’est en cachette que le pèlerin partageait avec lui de gros morceaux de viande que le chien avalait avidement. Marc aurait pu rester au refuge et se reposer - lui et son chien - mais il avait de bons amis à aller voir après Saint Jacques, à qui il avait promis de venir passer une semaine, aussi il était "pressé" de faire autant de route possible. Quand après une demi-heure, il s’est préparé à repartir (2 heures de l’après-midi, en pleine chaleur) et qu’il a voulu atteler le chien (eh oui, le copain portait son propre barda), le chien est allé se cacher sous une table et n’a pas voulu en ressortir !

  Puis à Manjarin, j’ai rencontré ce jeune homme alsacien avec son beau chien aux yeux bleus. Le chien boitait d’une tendinite à l’épaule (eh oui, ça leur arrive aussi !). Le jeune homme, se prenant probablement pour un guérisseur, faisait des impositions de mains au chien qui était affalé sous un soleil torride en plein après-midi. Le chien respirait très rapidement, en hyperventilation. Quand un pèlerin suggéra qu’il serait peut-être bon que la bête soit mise à l’ombre, et qu’elle puisse se reposer un jour ou deux pour soigner sa tendinite, le jeune homme répondit : "il sait bien oublier sa tendinite quand c’est pour poursuivre les lapins"; quand le même pèlerin remarqua que le chien portait un collier en métal clouté (genre "de dressage") dont les crampons en fer étaient retournés à l’intérieur contre sa chair et blessaient sa gorge, le jeune homme répondit: "il faut bien le contrôler quand il veut s’en prendre aux moutons !". Même pas une heure après, le jeune homme, sans doute assuré que ses mains avaient le pouvoir de guérir son chien, s’en est allé, le chien suivant, boitant, et pendant une langue jusqu’à terre, sous une chaleur accablante.

  Puis il y a ces chiens abandonnés dans les villages, ou en pleine campagne, à qui personne ne donne à manger ou à boire parce qu’ils n’appartiennent à personne. Ces chiens sont emmenés par des pèlerins qui finissent par s’en débarrasser parce que la bête est blessée et que ça les retarde. Alors on laisse le chien derrière, pendant qu’elle est avachie quelque part. Les villageois, soit par pauvreté, soit par indifférence totale, laissent ces bêtes mourir de faim et surtout de soif - ça aide le procédé sans doute !

  Ainsi à El Ganso, ce vieux chien la peau sur les os, une blessure à la hanche où la chair était exposée, que les villageois chassaient. Ou alors, à Ribadiso de Baixo, ce joli petit chien qui s’était fait renverser par une voiture et qui avait une patte cassée et une grosse blessure ouverte et qui saignait. Ce petit chien abandonné suivait les pèlerins. Je l’ai revu à Arzua où je lui ai donné à boire et à manger. Enfin, je l’ai revu à Monte de Gozo, aux portes de Saint Jacques de Compostelle, là une âme charitable lui avait mis un pansement sur sa blessure ouverte. Il avait suivi un autre groupe de pèlerins, cherchant son maître, mais Saint Jacques est une grande ville, grand trafic, grand danger, que lui sera-t-il advenu ?

  Il y a aussi cet espagnol qui, alors que son berger allemand venait de s’être fait renverser par une auto et avait la patte cassée, a tout de même voulu le prendre avec lui sur le chemin de Compostelle ! Ils sont partis tous les deux, quelques jours après l’accident, le chien clopinant sur trois pattes, l’autre fraîchement cassée, sans pansement.

  Pour terminer, il y a eu l’horreur. A Rabé de las Calzadas, j’ai vu un "pèlerin" espagnol, "Angel", avec un chien blanc épagneul, qui aurait dû être beau, mais qui n’était pas nourri ni correctement (il mangeait du pain, des spaghettis, même des lentilles, mais pas de nourriture pour chien, viande, et surtout pas en quantité suffisante pour permettre à la bête de survivre aux efforts de tous les jours). Je l’ai vu mourir, chaque étape un peu plus. Des pèlerins le voyaient, personne n’avait le courage de dire ou de faire quelque chose pour la bête. Moi j’ai acheté une boîte de nourriture pour chien et l’ai offerte au maître du chien. II l’a refusée en me disant que le chien "n’avait pas faim", "qu’il mangeait peu", tout cela pendant que la bête était en manque et perdait son poil sur la tête où une grande tache rose montrait son scalp, sur le museau, et sur la queue. On voyait l’os de sa tête saillir, on pouvait compter ses côtes, les vertèbres de sa colonne vertébrale, les os des hanches sortaient. II est mort sur le chemin, son corps abandonné dans un fossé.

  Quand nous marchons 20, 25, ou 30 km par jour, jour après jour, après jour, nous perdons du poids, nous avons des ampoules, nous avons des tendinites. Les chiens font le tiers de notre corps ou poids, donc ils maigrissent comme nous, et ils ont besoin de manger - et bien, et de la viande - et il leur faut boire autant que nous, car la température de leur corps est plus élevée que la nôtre, et en plus ils ont des poils qu’ils ne peuvent retirer quand il fait trop chaud. Ils soufrent de la chaleur plus que nous, surtout quand ils gravissent des côtes sous la chaleur du soleil. Nous avons des ampoules - ils ont des petit coussinets sous les pattes qui brûlent en marchant sur le macadam des routes, saignent sur les graviers et les pierres du chemin, quand ils marchent sur 20, 25 ou 30 km à suivre un maître égoïste. Nous avons des tendinites, eux aussi. Nous sommes épuisés le soir après la route, et nos muscles sont raides et pleins de douleurs le matin en nous levant, eux aussi. Ils n’ont pas le choix de nous suivre ou pas. C’est nous qui leur imposons de faire le Chemin avec nous, attachés, quand ce n’est pas avec un collier de dressage pour plus de peine. Pour leur amour pour nous, ils souffrent de notre égoïsme, notre inconscience.

  A tous les pèlerins qui eux ont un coeur et de la compassion pour les êtres qui nous entourent et qui sont des créatures du Seigneur, sachez que le Chemin de Compostelle n’est pas pour les animaux. Rita Nathalie Vignau

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  3 octobre 2005, par Anne-Marie

  J’étais cet été, entre le 2 et le 21 août sur le chemin de Compostelle, entre Moissac et Roncevaux, avec ma petite chienne de 3 kg pour accompagnatrice, Olala ! A tous ceux que nous avons rencontrés, croisés et cotoyés, un grand grand coucou chargé de tous les souvenirs, de tous les moments partagés ! Olala a donc marché avec moi, sans aucun souci, si ce n’est, comme pour chacun, l’approvisionnement en eau, étant donné le temps magnifique que nous avons eu la chance d’avoir ! L’hébergement n’a posé aucun problème, Olala s’affalant sous mon lit le soir à l’arrivée, et n’en ressortant que pour reprendre la marche le lendemain !   Bien sûr, certains "pèlerins" ont fait la grimace en voyant un chien dans le refuge. Bien sûr, elle a bien apprécié les chemins de terre, beaucoup moins les tronçons goudronnés en train de fondre sous la chaleur !   Et, avec un peu de savoir vivre, de politesse et de respect de chacun, je pense qu’elle n’a gêné personne !   Bien amicalement à tous et... je repars sur l’un ou l’autre des chemins dès la première occasion !

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  13 octobre 2005

  Bien sûr que l’on peut partir sur le chemin avec son chien. Nous avons commencé notre chemin de St Guilhem le Désert en juin 2003 jusque à Castres. L’année suivante Castres, Oloron Ste Marie, et cette année St Jean Pied de Port jusque à Burgos. Le chien va très bien. Il faut simplement une bonne visite annuelle chez le véto, tous les vaccins, et 3 à 4 mois avant le départ, lui badigeonner les coussinets avec du produit pour tanner les pattes.

  Nous faisions de 12 à 18 km par jour, il faut marcher le matin à la fraîche, le faire boire à chaque fois que nous buvons.

  Les albergues sont interdites, et pas d’exception à la règle. Nous campons, mon chien et moi. Le reste de l’année, nous marchons presque chaque week-end.

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  16 novembre 2005, par Marie-France

  Voilà deux ans, notre golden retriever (de maintenant 3 ans) nous suit sur le chemin: l’année dernière du Puy à Conques, cette année de Conques à Cahors.

  La préparation: du solipat sur ses coussinets 3 semaines avant le départ.

  Nous couchons dans des petits hôtels et chambres d’hôtes que nous avons réservés à l’avance, donc on sait qu’on arrive avec une chienne.

  Les problèmes: aucun; comme nous faisons transporter nos bagages, les croquettes sont dans un sac.

De l’eau, et bien sûr de la discipline: on fait attention aux troupeaux, et on respecte l’environnement.

  C’est super d’avoir Tara avec nous, mais il faut bien sûr être respectueux des autres. C’est la moindre des choses.

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  23 décembre 2005, par g. dorne

  Nous aussi, bien qu’on nous l’avait déconseillé, nous marchons avec notre setter de 8 ans depuis trois ans, sur le chemin de St Jacques. C’est la mascotte de notre petit groupe. Pour ne pas qu’il se fatigue à courir dans tous les sens, on le tient très souvent attaché, on le fait boire souvent, on lui mouille la tête, comme nous l’a recommandé notre véto, s’il fait chaud.

  On réserve à l’avance, là où les chiens sont admis, et les croquettes sont également à bord de Transbagages. Notre chien faisant des marches très régulièrement chaque semaine, on est content de pouvoir l’emmener avec nous et lui aussi.... Bien sûr on fait attention aux autres, traversée de village, troupeaux etc.. Cette année, nous faisons Nogaro - St Palais.

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  6 janvier 2006, par Jocelyne

Il est prévu que nous fassions cette expérience avec mon mari, et comme vous, nous n’envisageons pas de laisser notre petite chienne en garde. Je viens de lire bon nombre de messages sur ce site qui me font peur, car ils nous déconseillent fortement d’emmener notre chien à cause de l’usure des coussinets, du repos très prolongé obligatoire, etc... Nous avons donc acheté un carrix (chariot à roulette) pour y mettre non seulement notre sac et notre tente de camping mais aussi pour y aménager une place pour notre chienne. Je n’apporte pas de réponse à votre éventuelle interrogation, mais je suis d’accord avec vous qu’il n’est pas évident de laisser son compagnon à quatre pattes, et je rajouterai que le chemin ne serait pas aussi joyeux sans elle... Jocelyne

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  22 février 2006, par Marie-france

  Le plus simple est, comme je l’explique dans un autre poste, d’acheter le guide miam-miam dodo ou celui de Compostelle 2000. Téléphoner, et poser la question de savoir si l’hôtel/la pension accepte les chiens.   Dans les gîtes communaux ou privés, je sais que c’est très difficile, ils sont souvent refusés. Nous avons choisi l’option petits hôtels/chambres d’hôtes, plus cher mais qui pose moins de problème pour le chien.

  Et nous faisons transporter les bagages par Factage (très bien, pas d’erreurs, les bagages étaient toujours là quand nous arrivions).... Bonne route !!

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  22 février 2006, par Marie-france

  La première année, nous sommes partis par une agence, La Pèlerine. Bien, mais on s’est dit qu’on pouvait aussi se débrouiller tout seuls. Le matériel: les guides : Miam miam Dodo, bien sûr, excellent, et les topo-guides. Comme nous sommes des marcheurs moyens, nous faisons entre 16 et 25 km par jour. Nous suivons les topo-guides, et nous nous régalons; ça y est: le chemin 2006 du 2 au 14 septembre est bouclé: de Cahors à Nogaro, tout est réservé essentiellement en chambre d’hôte et petit hôtels.

  Bien sûr, nous prévenons que nous avons une chienne avec nous, et certains endroits qui annoncent refuser les chiens nous acceptent, quand nous expliquons comment on s’occupe de la chienne. Factage transporte nos bagages (légers) et les croquettes. On y est déjà dans notre tête. D’autres questions ?

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  28 février 2006, par Luciane et Uschy

  Nous partons le 18 avril du Puy en Velay avec notre petite chienne de presque 3 ans. Mon mari a prévu une petite corbeille qu’il va poser sur son sac. De cette façon si elle est fatiguée, elle pourra se reposer. Nous prévoyons également une petite tente au cas ou nous serions refoulés dans les gîtes. Nous comptons aller jusqu’à Moissac, et si tout se passe bien, nous reprendrons la route pour 4 semaines en septembre.

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  5 mars 2006, par christiane pla

  J’aimerais faire le parcours Le Puy Cahors avec ma chienne; pouvez-vous me donner les adresses des hôtels qui acceptent les chiens, merci.

   6 mars 2006

  Je ne peux vous la donner, elle serait trop longue ! Mais prenez un guide: le miamiam dodo, et téléphonez, Le guide Compostelle 2000 est aussi une bonne aide, et internet ! 20 à 25 km par jour, c’est bien, certaines chambres d’hôte écrivent qu’ils ne veulent pas de chien, mais en téléphonant et en s’expliquant, il n’y a pas de problème. Mais nous sommes très disciplinés avec la chienne. Et les gens sont dans l’ensemble très sympa. Bon chemin !

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  21 avril 2006

  Quelqu’un peut-il signaler comment il a fait pour le retour de Compostelle. Les chiens sont interdits dans les trains espagnols, m’a-t-on dit. Or je n’envisage pas de revenir également pedibus par faute de temps !

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  26 avril 2006, par babeth

  Nous faisons le chemin français pour la 2éme fois avec le chien.

  Pour nous, le seul moyen que nous avons trouvé, c’est la location de voiture chez AVIS. De toute façon, pas la peine de te signaler qu'en Espagne, les chiens sont interdits partout, albergues, hôtels, restaurants, bars, trains etc....

  J’ai essayé de leurs expliquer que les chiens français sont en meilleure santé que les chiens espagnols, car ils sont vaccinés pour tout, et en plus il faut un carnet de santé européen, mais rien à faire, c’est comme ça.   J’ai dû aller chez un véto en Espagne pour du produit pour les coussinets; quelle fut ma surprise de voir le véto sur la porte, car il n’avait pas de client, en France, il faut prendre RDV. Bon courage.

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  10 mai 2006, par mélanie

  Bonjour je m’appelle Mélanie et je dois faire le pèlerinage de st jacques cet été, mais je voulais savoir si c’était faisable avec un chien....

  11 mai 2006

  Bonjour Mélanie. Il n’est pas très raisonnable de vouloir faire le chemin avec un chien, bien que cela soit possible pour l’hébergement en France, mais interdit en Espagne.

  Mais as tu pensé au chien, je ne crois pas qu’il pourra très longtemps marcher 7 ou 8 heures journellement. Physiologiquement il va très vite souffrir, car il faut savoir qu’un chien a besoin de beaucoup de sommeil et ses coussinets vont terriblement souffrir. Je serais toi, je m’informerais auprès de mon vétérinaire. J.B62

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  14 mai 2006

  Nous sommes partis l’année dernière du Puy, via Aumont d’Aubrac, avec notre chienne Labrador de 5 ans "stérile".

  Nous avons réservé avant de partir, car tous les gîtes ou autres n’acceptent pas les chiens.

  Cette année nous partons ce mois-ci, Aumont d’Aubrac via Conques, toujours avec la chienne; 3 semaines avant, on a traité ses coussinets, on emporte de la nourriture conseillée par le véto, elle a eu un traitement pour les tiques et puces, ses vaccins sont à jour, on emporte son carnet.

  Sur les routes goudronnées, elle est en laisse; autrement, en liberté, on l’a habituée à se mettre entre nous deux, et cela n’a posé aucun problème; par apport aux autres chiens, aucun ennui, elle passait à côté d’eux sans broncher, le véto nous a dit que étant stérile elle ne s’occupe pas des autres chiens,

  Nous avons eux 2 ennuis; le premier, étant habituée aux grands espaces et à n’être jamais en laisse ni attachée, impossible de faire pipi attachée et en ville (Le Puy); cette année, le soir, on fait exprès de mettre la laisse pour son pipi du soir et pour qu’elle s’habitue; le 2 ème ennui, c’est sa réaction à la vue d’un troupeau de vaches, animal qu’elle ne connaissait pas;

  Il faut au moins 1 bouteille d’1,1/2 l d’eau, à renouveler une fois dans la journée, que pour elle.

  Si vous voulez avec d’autres renseignements ou adresses voici mon adresse mail : brun.therese@free.fr ;à bientôt peut être, et bon chemin...

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  18 juillet 2006, par Vision Sud

  Je suis sur le Chemin des Etoiles depuis juin 2004, par étapes de 8-10 jours, et la seule difficulté humaine que j’aie rencontrée s’est produite lors de la traversée de Genève. L’incompréhension d’un citoyen n’acceptant pas que Lestat soit à l’ombre sous le porche de la basilique.

  Une seule fois, je n’ai pas remarqué une blessure qu’il s’était faite suite à la bêtise humaine, eh oui des bouteilles cassées et une méchante coupure sous une patte. Je l’ai soigné, et après un jour de repos, un bon pansement bien garni de pommade cicatrisante et une bonne couche de protection, le tout bandé et renforcé convenablement, il est reparti en pleine forme, sans broncher ni boiter. C’est certain, il faut que son chien soit habitué aux bandages de l’extrémité des pattes, mais on y arrive facilement en l’exerçant à la maison.

  Vous devriez voir Lestal sauter de joie et faire la fête dès que je sort sa casquette. Il sait parfaitement que l’on va partir, lui sur Son Chemin et moi sur Mon Chemin. Toujours avec cette même vision que je peux me plaindre et râler sur les difficultés, mais que Lestat ne peut pas me donner son avis, et que c’est à moi de l’observer et d’agir en conséquence. Lestat en premier lieu, et moi après. Nicole

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  26 juillet 2006

  Mais non, gros béta, t’as rien compris, on marche avec un petit sac à dos et les affaires de la journée, et les bagages suivent (vêtements de rechange, croquettes pour la chienne, affaires de toilette.) C’est qu’à no’t âge, mon bon monsieur (ou ma bonne dame), on a plus 20 ans, il faut assurer; pour moi c’est déjà ben beau de faire 25 bornes dans la journée, alors le sac y suit, après tout, je ne fais de mal à personne.

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  30 juillet 2006, par thierry

  Oui, il est tout à fait possible de faire le chemin avec un ou des chiens; je l’ai fait avec deux chiens, dont un petit (environ dix kilos); j’ai (comme beaucoup de pèlerins ) passé la frontière dans la montagne, et l’on ne m’a rien demandé tout au long de mon périple de deux mois; il y a des amis des animaux partout, même sur le chemin; prévoir tout de même des carnets de vaccination en règle, et un vaccin contre la rage; oui, le chemin espagnol a été caillouté par l’Europe sur une assez large portion, mais de bonnes chaussures de marche canines se fabriquent facilement en cas de problème.

  Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que les choses sont difficiles. thierry

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  14 novembre 2006

  Oubliez cette idée. Outre les problèmes vétérinaires ainsi que l’hébergement, il vous faudra faire face aux nombreux chiens des fermes environnantes qui ne sont pas foncièrement décidés à partager leurs territoires avec votre chien, aussi gentil soit-il. Ne soyez pas égoïste et épargnez ce parcours à votre chien, faîtes le chemin à pieds en portant votre sac, c’est de cette façon que l’on apprend l’humilité et la tolérance.

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  15 novembre 2006

  Je vous le déconseille vivement, le chien n’est pas fait pour marcher tous les jours 20 à 25 km. N’oubliez pas que le chien a besoin de beaucoup de sommeil. Un pèlerin qui aime les chiens.        

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  16 novembre 2006, par bernard22

  Je n’ai pas la prétention de vous dicter ce que vous devez faire, vous seul êtes juge de ce qui est bon ou mauvais pour votre ami. Je peux seulement vous apportez un témoignage que j’ai vécu sur le GR65 vers Cajarcq au mois d’août 2005. J’ai croisé une personne qui cheminait vers Compostelle avec son chien équipé également d’un petit sac sur le dos. Le marcheur marchait gaillardement, tandis que la pauvre bête suivait à deux ou trois longueur derrière. Elle paraissait très fatiguée, et je pense que si elle avait pu parler, elle aurait dit "Stop". Alors pesez bien le pour et le contre avant de prendre votre décision qui n’appartient qu’à vous. Voilà mon maigre témoignage mais il m’avait beaucoup marqué. Amicalement Bernard22

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  16 novembre 2006

  Nous avions envisagé de partir avec notre petite chienne, mais nos compagnons ont besoin de quinze heures de récupération par jour, et lorsque vous passez la nuit dans un environnement qui n’est pas le sien, il ne dort pas, car il veille sur vous, dixit le vétérinaire de notre petite compagne. Au bout de 7 à 8 jours, votre animal risque fort d’être dans un état de fatigue avancé. Tous les spécialistes vous le diront, après un d’effort qui doit être limité dans le temps, l’animal doit se reposer.

  Nous sommes donc partis sans elle, car une amie (merci Elisabeth) l’a gardée à la maison, au retour de notre pèlerinage, elle était en forme et joyeuse à la vue de ses maîtres, nous étions heureux de notre pérégrination et de la retrouver. Croyez nous, sincèrement, et nous adorons notre petite Oueska , votre compagnon sera infiniment mieux à la maison. Bon chemin à vous, et caresses à votre compagnon. Daniel Françoise

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  18 novembre 2006, par Manu le cantalou gitan du chemin des étoiles filantes

  Hospitalier dans les gîtes pour pèlerins en France, je ne te conseille pas de partir avec ton compagnon à quatre pattes, même si tu penses qu’elle pourrait te suivre... ! Pour te donner une idée des problèmes que tu vas rencontrer: je te suggère de lire dans la collection Pyrémonde " Perros no" d’Hervé Lebrun, en mettant un bémol sur le passage concernant l’accueil à Saint Jean-Pied-de-Port, pour lequel j’ai rédigé un courrier dans "camino", n’étant pas du tout d’accord avec lui. Mes amitiés jacquaires à toi.

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  21 février 2007, par Pascale Hennebois

  Oui, on peut marcher avec son chien quand on est pèlerin. Des gîtes, des chambres d’hôtes acceptent nos compagnons s’ils sont respectueux des lieux et des autres personnes hébergées.

  J’ai fait moi-même la voie du Puy de 2000 à 2002, et la voie d’Arles en 2003 avec ma chienne Diane, croisée de papillon et d’épagneul. Il faut juste être modérés au niveau des km, 18 à 30 km maxi, en alternant des jours moins "lourds". Il faut surtout être à l’écoute de son animal, et observer son comportement afin d’adapter le rythme.

  Par contre en Espagne, c’est beaucoup plus difficile avec un chien, car les cafés, les restaurants et les gîtes refusent les chiens. Ne voulant pas dormir à la belle étoile, j’ai donc continué sans Diane...

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  11 avril 2007

  J'envisage de faire le chemin de Compostelle avec mon fidèle compagnons Rex, un berger belge Tervueren de 2 ans; malgré les mises en garde de ne pas le prendre avec moi dans cette aventure par une spécialiste du chemin qui me l'a vivement déconseillé, pour différente raisons, surtout celle de l'hébergement et des chiens errants et de garde sur le parcours en Espagne qui peuvent se montrer agressifs. Mais cela m'ennuie de ne pas le prendre avec moi, car nous somme inséparables.

  Concernant le logement, je peux envisager de dormir sous tente, ce qui ne posera pas de problème pour mon chien ni pour moi; concernant mon chien, il est très obéissant, gentil, sociable, et en pleine forme; je fais actuellement du canicyclo cross, il parcourt 30 à 40 km sans problème, ces coussinets sont très durs, seulement j'ai peur de le lancer dans cette aventure, et qu'il lui arriverait du mal ! Surtout peur des grosse chaleurs en Espagne, et les chiens de garde qui, m'a t on dit serraient agressifs. Vous serait il possible de me faire part de votre propre expérience sur le chemin de lestat. merci. Norbert

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  3 mai 2007, par Katherine

C’est très difficile pour le chien, et les auberges ne reçoivent pas les animaux. De plus, en Espagne, les chiens ne sont pas admis dans les hôtels. Laisse ton compagnon bien tranquille, tu regretterais de l’avoir pris.

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  7 mai 2007, par aude

  Salut Norbert; j’ai fait moi même un bout du chemin avec mon chien Moy, un labrador croisé beauceron de 40 kilos; tout s'est bien passé, les gens étaient très sympas avec lui, et je n’ai pas eu de problème avec les chiens de garde, Moy les repoussait sans agressivité.

 Je te donnerais deux conseils: ne pars pas pendant l’été, ton chien souffrira trop de la chaleur qui atteint 40 degrés (moi je sui parti mi-septembre, c’était très bien; problème s'il avait plu); sois sûr de ta décision, et sois près à faire des sacrifice pour lui; rentre si un problème important survient, te voir refuser l’accès de bar, auberge, et autre lieu; dormir moins bien qu'en auberge dans ta tente ... quoi qu'il en soit, je suis très heureuse, moi, d’avoir partagé cette expérience avec mon chien; cela nous a beaucoup rapprochés, et c’était inoubliable; je repars sur le chemin, je le continue cette fois sans mon chien, car ils ne sont pas acceptés dans les trains en Espagne, et comme je repars de Logroño, je ne peux pas le prendre; voilà, bon camino à toi, et un câlin à ton chien. tchao.

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  29 mai 2007

Je comprends tout à fait ton attachement pour ton chien, mais je crois que c’est de la folie de le prendre avec toi; je laisse bien tranquille ma chienne chez moi, car elle risque d’avoir du mal à supporter chaleur et distance ! Je l’aime beaucoup et préfère la savoir bien chez moi plutôt que mal en route et au retour ! Surtout des gros chiens comme ça ! A toi de voir ... Emilie

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  8 juillet 2007, par Audrey

  Nous prévoyons de partir avec nos 2 chiens pour poursuivre le chemin de Conques à St Jean Pied de Port, sur fin août et début septembre. Je promène régulièrement mes chiens (1 golden retriever et 1 bichon) en forêt sur parcours accidenté, mais sur des balades de quelques heures tout au plus. Nous prévoyons un programme de 30 km max par jour (sur 17 jours), et je suis ennuyée car j’hésite à tenter le coup avec eux...Vont-ils tenir la distance ? Ils adorent sortir, et les laisser ici sans balade pendant 3 semaines me fend le coeur... mais je ne voudrais les épuiser non plus. Quel programme d’entraînement conseiller ? Je suppose qu’il faut prévoir de les alimenter en journée en plus de leur alimentation habituelle le soir, mais avec quoi (biscuits spécifiques chiens énergisants...) ? Je vous remercie de vos réponse, cruel dilemme !

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  9 juillet 2007, par Preteseille Dominique

  Pour ma part, je vous déconseille d’emmener vos chiens, car 1°) Le chemin sur 30 km serait un véritable calvaire pour les bêtes; 2°) Les chiens errant sont agressifs avec d’autres chiens; 3)° Il y a les vaches et les taureaux; 4°) Les chiens ne sont pas admis dans les gîtes. Cela dit : ultreia

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  21 juillet 2007, par Bérengère

  Partir avec vos deux chiens ? C’est à déconseiller. Surtout avec un golden retriever; ce sont des chiens qu’on ne peut promener trop longtemps, car ils ont une fragilité au niveau de la hanche ("dysplasie de la hanche"). Alors, si vous aimez vos animaux, abstenez-vous de leur compagnie; ils vous en seront reconnaissants ! Bonne route. Bérengère

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  29 août 2007, par Zuzana

  Bonjour ! Nous voudrons partir de Saint-Jean-Pied-de Port pour aller à Santiago avec notre chienne de 8 kg. Après avoir lu tous ces messages, je ne comprends plus rien. On peut partir avec le chien ? On peut revenir en train ou en bus de Santiago en France ? Merci beaucoup à ceux qui ont déjà fait cette marche avec le chien de me répondre.

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  5 septembre 2007, par Frédérique.

  J’ai fait en trois fois Le Puy - St Jean Pied de Port avec Jack (jack russel); il adore marcher (trotter est plus juste). Armé d’un bâton pour éloigner les désagréables qui ne supportaient pas de le voir passer, faisant attention sous les châtaigniers (ça pique aux papattes), et prévoyant à l’avance nos couchages, car effectivement tout le monde n’accepte pas nos amis les chiens, et je le comprends parfaitement.

  Nous emmenons ses croquettes habituelles, et lui donnons la même quantité que d’habitude + une sardine. Il faut accepter de se charger un peu plus pour les croquettes, et tout va bien !

  Par contre, nous avons remarqué sur les dernières étapes (avril dernier) qu’il souffrait de la chaleur; aussi nous ne l’emmènerons pas en Espagne, et ce sera aussi plus facile pour les hébergements. Notre compagnon nous manquera, mais le but n’est pas de le rendre malade, il adore les grandes balades et habitant dans les Vosges, il n’en est pas privé ! A tous ceux qui l’ont croisé ce printemps (repérable car il portait la coquille), sachez qu’il a toujours la pêche; de sa part et de la nôtre, bon chemin ! nous reprendrons le chemin vers l’Espagne en avril prochain.

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  11 octobre 2007, par christophe

  J’envisage de partir 2 semaines depuis Le Puy d’ici une quinzaine de jours avec mon compagnon de rando à 4 pattes, cocker de son état, bien habitué aux sorties de longue haleine. J’envisage 30 km par jour environ, à adapter selon la forme du moment... surtout qu’il faudra ajouter le poids des croquettes !

  Est-il vrai que tous les refuges du pèlerin publics et privés sont interdits aux chiens sur la partie française ? y a t-il de bonnes adresses "amis de chiens" que vous pouvez recommander ? si vous aviez une liste, je suis preneur, bien volontiers; car l’option tente en cette saison ne me tente guère... merci bien pour vos conseils !

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  17 novembre 2007, par Zuzana

  Nous avons fait le chemin de Saint-Jean-Pied-de-Port jusqu’à Léon (460 km) avec notre chienne Zuna (12 ans, 8 kg). Nous avons fait plus de 30 km par jour sans problème. Sauf pour l’hébergement. Sur 19 nuits, nous avons dormi 6 fois dehors. On s’attendait au pire ! Je suis très contente que Zuna ait marché avec nous.

Bon courage ! Tout est possible !!

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  2 janvier 2008, par Eze http://www.stjacques.fr

  C’est pour le maître peut être un bonheur d’avoir son fidèle compagnon avec soi. C’est pour le compagnon à quatre pattes un long périple qui ne rime à rien. Les coussins des pattes des pieds finissent par souffrir, à la longue. Que faire si l’on rencontre comme cela nous est arrivé (sans chien qui nous accompagnait) des chiens errants, pas toujours sympathiques ! Nous avons vu un groupe d’italiens, sur le francès, en avril 2006, qui cheminait, en compagnie d’un véhicule d’accompagnement. Les maîtres allaient à l’hôtel ou à l’auberge, et le chien (labrador) qui avait fait sa route lui aussi, allait dormir dans la voiture ! Nous les avons vus de SJPdP à Burgos, chaque jour ou presque. Bref, le chien me semblerait mieux traité chez un gardien temporaire, et la joie de le retrouver n’en serait que plus grande !

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  23 janvier 2008, par Pascale

  J’ajoute qu’un chien boit énormément. Il faut penser aussi au poids supplémentaire de l’eau J’ai fait l’expérience d’emmener un croisé labrador/golden pour une marche d’entraînement de 30 kilomètres l’été. La pauvre chienne a eu beaucoup de mal à supporter la chaleur. Heureusement, nous avons cheminé le long d’un fleuve. Nous avons pu nous arrêter fréquemment pour qu’elle boive et se repose. Le lendemain, elle n’a pas arrêté de tousser. J’étais, moi aussi, épuisée. Mais je l’avais choisi; elle non.

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  23 janvier 2008, par marie-France

  Une fois que le maître connaît les contraintes pour son chien, à lui de choisir. Nous marchons par tronçon sur le chemin avec notre chienne depuis 5 ans. Nous sommes partis du Puy. Nous avions préparé les coussinets du chien avec un produit durcissant, le solipat. Effectivement, nous portions l’eau du chien, mais nous ne sommes pas des pèlerins exemplaires: nous faisons porter nos bagages, donc les croquettes (nous avons 65 ans et le dos fatigué, je sais, ce n’est pas une excuse...).

  Nous nous arrêtons dans des petits hôtels et des chambres d’hôtes, et avons toujours été acceptés (toutes les réservations sont faites à l’avance).

  La seule année où nous avons eu un problème, c’est en septembre 2006, canicule sur le sud ouest, 35° pour marcher, la chienne a eu une tendinite causée par la chaleur, nous avons dû nous arrêter, nos étapes étaient trop longues (25 km), ... donc ce fut la fin du chemin pour cette année là.

  L’année dernière, nous sommes partis en avril, aucun problème; cette année nous partons début mai, les réservations sont faites, et effectivement nous nous arrêterons à la frontière espagnole; à Roncevaux, personne ne veut de nous. Tant pis, la chienne a pourtant un passeport européen ! Il faut impérativement attacher le chien quand on traverse les pâturages; sinon que du bonheur. Bon chemin !

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  24 janvier 2008

  Oui, on peut marcher avec son chien ! je l’ai fait avec ma fille Camille, du Puy en Velay jusqu’à Saint Jean Pied de Port... Fripouille n’a eu aucun souci avec nos 12 à 15 km par jour...

  voir le voyage de Camille en route pour santiago France :

  http://terragalice.blog4ever.com/blog/articles-45469-58920.html

  bon chemin à tous... sara do

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  9 février 2008, par Marie-France

  Toutes les portes se ferment devant nous, ou plutôt devant notre chienne, à Roncevaux, Burguete. Avez-vous une idée lumineuse à nous proposer ? Notre dernière réservation est à Huntto le 8 mai, et après plus rien, on ne veut pas de nous avec notre chien. Qu’en pense Saint François d’Assise qui accueillait les animaux. Je suis agacée et déçue.

  9 février 2008

Les auberges et refuges en Espagne n’acceptent pas les animaux. Il vous reste deux solutions.

1- partir sans le chien, ce qui a mon sens est beaucoup mieux pour lui. Le chemin est dur pour les chiens à plus d’un titre

2- aller loger dans les casa rural ou les hotels, privés, qui dans certains cas acceptent les chiens.

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  10 février 2008, par flavio

  En  en laissant st François là où il est (chez nous, à la maison franciscaine de St Palais, les animaux sont acceptés, mais pas à l’étage, dans la cuisine et dans les chambres), en essayant de dépasser votre agacement et votre déception (mais ce n’est pas vous qui faites les us et coutumes sur les chemins espagnols), je voudrais vous dire que je connais beaucoup de pèlerins et/ou cheminants qui ont fait un chemin avec leur chien.

  Il suffit de compenser la priorité de le faire avec sa chienne par une difficulté majeure à trouver un logement, donc à s’adapter...Déjà la réservation est presque inexistante, sauf la Red de albergues privés ou les hostales, donc une grande différence avec la France et la voie du Puy. Ensuite le mois de mai vous permet de dormir sous la tente dans la cour ou jardin des auberges, et, si votre chienne ne pleure pas toute la nuit (chose qui agace les gens qui voudraient dormir, déjà agacés par ronfleurs et casse-pieds) en étant loin de vous dans la cour, normalement vous pouvez dormir dans le refuge. Si vous voulez, je peux vous concocter un planning d’auberges en ce sens. De plus, vos notes au retour nous permettront de donner des indications aux autres accompagnateurs de chiens...bon chemin, flavio

  PS : mais vous pouvez aussi aller sur d’autres chemins, le Norte ou la Plata, par exemple.....

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  10 février 2008, par Marie-France

  Merci Flavio pour votre réponse. Roncevaux aurait été notre dernière étape pour cette année de toute façon. Et je suis déçue de ne pouvoir y monter. Tant pis. Mon mari, qui ne croit ni à Dieu ni au diable, m’accompagne, mais refuse de dormir dans les refuges. Notre chienne qui n’aboie jamais quand elle est avec nous, pleurerait toute la nuit si on la laissait dehors. J’essaie de trouver une solution pour pouvoir la laisser à Saint Jean Pied de Port pour 2 nuits, pour l’instant négative. Le vétérinaire consulté nous a renvoyés à l’Office de Tourisme qui a bien rigolé. Si vous êtes à Saint Palais où nous allons faire étape le 6 mai au soir (mais pas chez vous, à l’hôtel de la Paix), nous viendrons vous dire bonjour.

  Maintenant qu’est ce que la Red ? Et est-ce plus facile de se loger avec un chien sur le Norte ou la Plata ? Enfin je vais conseiller à mon mari qui est écrivain d’écrire le récit de notre marche depuis le Puy avec notre chienne. Et je peux vous communiquer le nom de tous les endroits où nous nous sommes arrêtés depuis 4 ans avec notre chienne en France, sans aucun problème, y compris dans des chambres d’hôtes refusant les chiens sur le Miam Miam Dodo. Il suffit d’expliquer, et surtout d’être respectueux (chien en laisse et qui ne dort pas sur le lit). Elémentaire. J’ai même assisté à la messe avec la chienne dans la cathédrale Notre Dame du Puy à 7 heures du matin avec tous les pèlerins qui partaient. On m’a regardée avec des yeux effarés, et la religieuse de service m’a demandée de me mettre au fond. Qu’a fait la chienne pendant l’office ? Elle a dormi ! A Aire sur l’Adour, les deux dames qui accueillaient les pèlerins à la cathédrale Saint Jean Baptiste nous ont ouvert grand les bras et ont convié mon mari qui attendait à l’extérieur à rentrer avec la chienne. Il faut dire que nous étions les premiers pèlerins/cheminants qu’elles voyaient de la journée (il était 17 heures). Qu’a fait la chienne ? Elle a donné la patte, puis s’est couchée à nos pieds (elle avait 20 km dans les coussinets !). Pour info, ma chienne est une golden retriever, la race qui donne des yeux aux mal voyants et des bras et de jambes aux handicapés en fauteuil roulant, ce que ni mon mari ni moi ne sommes. Mais notre approche du monde ne s’arrête pas à la race humaine. Bon dimanche.

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  10 février 2008, par flavio

  Dans votre réponse, vous avez touché deux points majeurs de la problématique des animaux sur les chemins. La chienne est tranquille, mais pleure quand elle est seule; donc ceci présuppose qu’elle doit nécessairement dormir avec vous, sinon les nuits vont être agitées pour tout le monde. Cela n’est pas possible dans les auberges publiques et privées en Espagne, même si l’hospitalero est bienveillant, les autres pèlerins n’en voudront pas.

  Mais, de plus, vous ne voulez pas dormir dans les refuges, et donc j’imagine aussi dans les campings, et alors... il ne vous reste que chercher, un à un, les hostales disponibles pour l’année prochaine. Pour mai 2008, je pense que les accueillants de St Jean Pied de Port ou Janine pourront garder 2 jours votre chienne, sinon chez nous à la maison franciscaine, pas de problème... on gardera votre mari et votre chienne.....et vous pourrez passer la montagne (sourire)....au revoir, flavio

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  11 mars 2009 à 22h40min / Elisamat — e.challande@gmail.com

  Ciao amigo del Camino ! Bravo, tu vas y aller. Moi, j’ai l’envie, mais après réflexion, je ne sais toujours pas si je vais partir sur ce chemin del Norte avec Mystère...voilà, je t’informe de mes infos.

- 1.bien préparer les patte du chien; non pas les graisser, mais les tanner, et aussi prendre avec toi 4 bottines de protection.médic charbon, antibiotique, collier anti-moustiques important.

- 2. nourriture: les croquettes sont le meilleur, mais prévoir de trouver toujours les mêmes; pour l’eau pas trop de problème; ci-joint un modèle de sac sympa pour lui. wuberpest’s.com

- 3. d’après une amie, elle a rencontré des chiens qui dormaient dans la tente à côté de l’albergue pendant que tu pouvais te faire une bonne douche et dormir avec les ronflements, les odeurs etc... non, je plaisante, il est très important de garder le contact avec les pèlerins. D’ailleurs le chien est très souvent bien apprécié par le monde.

- 4. pour moi, le point noir, le retour de Compostelle: le train: en payant un compartiment entier pour toi et voyager de nuit; le bus: acheter une cage sur place pour le mettre dans la soute... après renseignements je désespère....voici quelques n. de tél. utiles. sncf 0032 0892353535; renfe 0034 60224 0202; station de Compostelle0034 981 588511 ou 981 587700 et 981 542300 0034902 42 22 42, c’est ici que j’ai eu le plus d’infos, mais tu dois vraiment savoir parler l’espagnol

  Enfin je te souhaite de trouver encore quelques réponses, et s.v.p, si tu as d’autres renseignements, merci de me le faire savoir; qui sait, je vais peut-être reprendre cette drôle d’idée de prendre mon chien avec moi. Bon Camino. Elisabeth

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  Camino n° 81 MAI 2009

  Nous avons parcouru, mon épouse et moi-même, le "Camino Francés" tout récemment, du 30/04/08 de St Palais au 03/06/08 à Santiago. Nous avons marché longtemps avec un couple allemand qui faisait le même chemin, avec une chienne "Border Colley" de grande taille. Elle s'appelait "Perro" - chien en espagnol -. Sa taille, celle d'un Golden Retriever.

  Cela a été un supplice pour cette bête qui lançait des regards de tristesse et de soumission à son maître, qui pourtant le soignait bien. Les premières semaines, les pelotes sous les pattes avaient été usées, et il fallait l'enduire de pommade. Pour arriver à Santiago, le chien avait des bandes autour de ses pattes avant, et des chaussettes pour limiter l'usure des pelotes. Pour dormir, il avait des sacs plastiques pour le protéger (?) de l'humidité - cette année il a plu beaucoup -. L'accès des refuges étant complètement interdit, malgré les demandes des autres pèlerins qui voyait cette bête souffrir, il lui fallait dormir dehors, seul, sous un banc, dans un coin... Les magasins lui sont complètement interdits - voir les très nombreux panneaux "perro prohibido".

  Nous avons un chien de taille moyenne (25 kg), un "Kerry Blue Terrier", habitué aux randonnées de plus de 25/30 km, et nous nous sommes félicités de l'avoir laissé en pension (pas dans un refuge-prison, chez une personne privée). La plupart des jardins publics, espaces verts, ... leur sont interdits, et même certains lotissements ou rues (après Cizur Menor, par exemple). Vous verrez d'ailleurs que dans les fermes, les chiens ne sont pas bien traités (chaînes de 1m, à laquelle le chien doit être attaché la plus grande partie de sa vie, vivant dans la boue, en Galice, entre autres). Voilà ce que je veux vous dire.

  Concernant le problème des chiens errants, en Espagne, nous n'en avons vu que 3 ou 4, mais de grande taille (genre bergers allemands), qui ont détalé lorsque je me suis montré menaçant à leur égard !

  Ne le prenez pas avec vous, c'est la meilleure façon de l'aimer. Avec tous mes bons souhaits pour votre Chemin, "Ultreïa y buen camino". Bernard Gagneur bernard.gagneur(chez)nternet.fr

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  16/06/2009 claudeB - claude.boiziot@gmail.com

  J’ai fait Cahors St Jean Pied de Port l’an dernier avec mon chien (420 km, 20 jours) sans problème. C’est un croisé Labrador/Berger bien résistant. Il a adoré ces vacances !

  Au bout de 8 jours, il a eu des crevasses au coussinet avant, mais ça c’est passé au bout de 3 jours. Je lui vaporisais un produit Cani Sport acheté dans une clinique vétérinaire. Un chasseur local m’a indiquait leur truc: ils préparaient leur chien pour la chasse en leur graissant les coussinets avec de la graisse de canard, une semaine avant les jours de chasse. Je n’ai pas essayé, mais cela semble un bon truc pour assouplir les coussinets et éviter les crevasses.

  Sinon je peux aussi ajouter que j’ai rencontré un pèlerin allemand qui a fait sans problème plus de 2000 km avec son chien (un bâtard berger). J’ai toujours bien été accueilli dans les gîtes avec le chien, et quelques fois j’ai du dormir sous la tente, et là, j’étais bien gardé !

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  décembre 2010 par mado42

  Je pélerine tous les ans avec mon chien. Au début il avait des souffrances sous les coussinets.
  J’ai aussi repéré que de nombreux pélerins doivent abandonner car leur
chien ne peux plus suivre .

  Il faut également que le chien ne tire pas sur la laisse ; cela fait travailler les coussinets => acheter un harnais de dressage . C’est super !

  Pour protéger les pattes de mon chien Cachou, j’ai fabriqué des "chaussons cuir ". Je lui mets sur le goudron chaud et sur les chemins caillasseux. Il les supporte très bien. Cette année plus de problème de papattes !

  Je propose de faire des bottines en cuir sur mesure pour soulager les pattes des "chiens pèlerins " .

Souvent, seules les pattes avants sont en souffrance.
 Voici mes coordonnées. Je peux envoyer des photos. aep.mado@free.fr

  Il me faut les dimensions suivantes :
- Circulaire de la patte du
chien au niveau des coussinets
- Circulaire au dessus de la première articulation
- Dimension du bout de la patte a le première articulation
- Dimension du bout de la patte au coude .

Je propose de confectionner une paire de chaussons sur mesure pour 15 euros (+ 5€ de frais de port)

  Bon compagnonage avec nos amis à 4 pattes !

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  23 mai 2013 dahu

  Ce sujet est propice à générer des avis péremptoires, visiblement.

  Pérégriner 2 semaines avec un compagnon à 4 pattes ne lui posera aucun souci, dans la mesure où :  

-  il est préparé physiquement: habitude de gambader plusieurs heures, tannage des coussinets

-  la distance parcourue quotidiennement reste raisonnable, et surtout, avec des temps de pause - en fait, un chien peut marcher, ou plutôt trottiner, plus loin et plus longtemps que son 2 pattes favori, mais a besoin de faire de courtes haltes

-  tu veilles à lui assurer une certaine constance niveau alimentation; c’est un omnivore opportuniste - comme nous ! - mais le changement fréquent de nourriture entraîne un désordre intestinal certain. S’il a l’habitude d’une marque de croquettes, il faut être sûr de pouvoir se réapprovisionner régulièrement. Bien compléter avec des graisses et des vitamines. Et, surtout, de l’eau, de l’eau, de l’eau !

  Par contre, cela risque de coincer niveau hébergement :

- en France, la tendance hygiéniste majoritaire réprouve la présence de canidés en hébergement collectif.

- en Espagne, c’est carrément la galère (pas d’admission dans les transports collectifs !).

  Bref, tu peux tout à fait emmener ton compagnon à 4 pattes avec toi. Cela exige de préparer à l’avance les étapes, question hébergement, et de te limiter à la partie française du parcours sans doute.

  Quelle que soit ta décision, je te souhaite de magnifiques moments sur le chemin !

  PS : j’ai l’impression que d’aucuns qui s’expriment en lieu et place des chiens n’ont aucune idée du début du commencement de la psychologie canine - encore moins, de leur physiologie.

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  2013 par Brigitte - http://www.stjacquesautrement.fr/conseils.htm

  Habituée à marcher avec elle, et elle avec moi, j'ai souhaité marcher avec ma chienne labrador Arobase 4 ans. D'emblée il m'avait été déconseillé de l'envisager. Elle a pu m'accompagner, sur cet essai, grâce à mes amis, mais ma chienne @ ne fera pas partie de la suite que j'espère donner.

  Bien qu'habituée à la marche et préparée sur le plan local pour ses coussinets, elle a mal supporté la chaleur, nous avons "subi" plusieurs fois les attaques de chiens en liberté dans les villages, et parfois de façon fort agressive. Attention à ces chiens qui mordent à l'occasion aussi les pélerin(e)s ou marcheurs...

  Partir  seul avec son chien  en pèlerinage, c'est très agréable, mais pensez que votre ami à quatre pattes vous suivra par fidélité. Lui faire parcourir 20 à 25 km par jour peut poser quelques problèmes pour lui comme pour vous.

- Ne partez pas avec un chien de moins de 18 mois et de plus de 5 ans.

- Ne lui tannez pas trop les coussinets, risques de fissures. Si, à la fin de la journée, il marche sur des oeufs, massez les avec de la vaseline ou du Neutrogéna, et si le lendemain matin il boîte encore, alors repos impérativement.

- Le chien a besoin  de 17 heures de repos environ.

- Attention au coup de chaleur; en général, s'il en réchappe, c'est deux à trois jours sous perfusions chez le véto...

- Il vous faudra le nourrir; le mieux ce sont les croquettes pour éviter les problèmes intestinaux, que vous achèterez sur le chemin,

- Surtout, ne lui  mettez pas de sacoche sur le dos, effet de mode, cela est ridicule; votre chien n'est pas un âne, ses coussinets en souffriraient.

- Il faudra lui prendre de l'eau pour le désaltérer.

- Pensez  à prendre un nécessaire de pharmacie: pipettes pour tiques, protège-coussinets "chaussons", etc....

- Munissez vous de sachets pour les crottes "centre ville". 

- Dans les gîtes en France, votre fidèle compagnon sera accepté, mais la cohabitation avec certains pèlerins risque de poser quelques problèmes....

-  En Espagne, il ne sera pas le bienvenu; s'il est accepté, il passera la nuit, attaché dans la cour, mais pas avec vous dans le dortoir.

- Si vous êtes malade, accident, entorse, etc... , et qu'il faut vous rendre impérativement à l'hôpital, que ferez vous de votre cher compagnon ?

- Pour  les visites des édifices religieux, il restera sous les porches des églises.

- Pensez au retour, bus, train, avion...!

  Soyez raisonnable, pensez au bien être de votre  compagnon à quatre pattes.

  Si vous partez avec une assistance, d'accord; si non,  laissez le dans la famille ou chez un ami de confiance.

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  Zoreilles n°39 Jan 2014 par Marc Lefebvre, Waterloo (Belgique) marc.lefebvre@tvcablenet.be

 Un chien sur le camino

 Je suis bien évidemment disposer à détailler mon expérience à tout pèlerin qui se pose la question "Avec ou sans mon cher poilu ?". Rien d'original. Ce qui le devient est qu'Elvis est un chien, un Berger australien. En 2011, fraîchement retraité, je pouvais enfin prendre le départ. Pour moi, la question n'était pas: "Avec, ou sans Elvis ?", mais bien: "Le Chemin avec Elvis, ou pas de chemin du tout". Elvis est mon compagnon de toutes mes sorties.

  La littérature concernant l'accompagnement d'un chien à Compostelle est assez peu encourageante, et sur les forums, je n'ai rien trouvé de concret. On y retrouve "L'homme qui a vu l'homme, qui a vu l'ours", c'est-à-dire celui qui a une vague connaissance d'une expérience du genre. Il y a aussi ceux qui prétendent qu'un chien n'a pas sa place sur le chemin. Ceux-là ne savent pas qu'un chien n'est jamais aussi heureux qu'avec son maître. Ma décision est prise. Elvis sera de la partie.

  Seule contrainte: Mon épouse accepte que je parte, mais m'accorde un maximum de trois semaines de congé conjugal ! C'est pourquoi nous avons fait Le Puy - Moissac en 2011, Moissac - Saint Jean Pied de Port en 2012 et Saint Jean Pied de Port - Burgos en 2013.

  Sur le chemin, Elvis, en plus d'être un formidable compagnon de route, est un extraordinaire vecteur d'intégration. Il est mon passeport pour la sympathie. Tous, pèlerins ou autochtones me questionnent sur Elvis. Son nom, sa race, etc... Ses sacoches intriguent. Certains me demandent le poids des sacoches, puis celui d'Elvis, et après un rapide calcul mental en déduisent que je ne suis pas un bourreau de chien.

  Des voitures ralentissent et je remarque un sourire complice. Certaines s'arrêtent et on me lance "Lui aussi porte son pique-nique ?". Comme notre rythme est assez semblable à celui de la majorité des pèlerins, il nous arrive de nous retrouver au hasard du chemin. Le gamin est accueilli par des "Elvis , Elvis ! ". Il nous arrive de rencontrer des pèlerins qui me demandent: "C'est lui Elvis ?, on en a parlé hier soir au gîte". On me demande comment vont ses papattes. Comment vont les miennes, tout le monde s'en fout.

  Bien sur, je suis soumis à certaines contraintes. Je ne veux pas imposer la présence de mon chien à d'autres pèlerins. Une obligation donc : avoir tente, matelas, sac de couchage, et un peu de matériel de popote. J'ai pris l'option de ne rien réserver, me fiant à ma bonne étoile. Nous dormons en campings, gîtes avec "possibilité de camping", hôtels également, parfois en chambre d'hôtes.

  En France, je n'ai pas rencontré de réelle difficulté. En Espagne, ce fut nettement plus difficile. L'Espagne est le pays du "No perro !" (pas de chien). Les bars, restaurants, gîtes, trains, bus n'acceptent pas sa présence. Certains campings le refusent, peu d'hôtels le tolèrent. Par deux fois, mon hébergeur fut mère Nature.

  Etait-ce la galère ? Mais pas du tout. Les soucis de logistique, en fin de compte, se terminèrent en excellents souvenirs.

  La toute grosse difficulté pour Elvis fut la chaleur. Début mai 2011, les températures ont frôlé les 30° durant une semaine. Or, un chien s'accommode moins bien que nous de la chaleur.

  Je pense qu'on exagère les difficultés de faire le Camino avec son chien. Il doit tout simplement être en bonne forme et bien préparé, mais cela est valable également pour tous les pèlerins. Pour lui, comme pour moi, ce fut en tout cas de formidables moments.

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                                                                       16/01/2014

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