Conseils (WebCompostella)

 

   Webcompostella

         http://www.webcompostella.com/  

 

Quel équipement ?

 

Généralités :

- Ni trop, le chemin n’est pas un désert (qui veut aller loin ménage sa monture)

- Ni trop peu (prudence est mère de sûreté)

- Sac de poids inférieur à 13 kg pour un homme, inférieur à 11 kg pour une femme

- Plutôt moins lorsque l’on part à plusieurs, par une répartition d’équipements communs (guide, nécessaire de couture, médicaments, etc...)

- Plutôt un peu plus en hiver (parka chaud, couverture de survie) et aux demi-saisons (prévoir pour la chaleur et le froid)

- Penser à la poste restante pour expédier en avant de soi et récupérer après (guides, cartes, vêtements, duvets).

 

Trop :  

C’est vouloir être autonome, se rassurer à bon compte. Le pèlerin ne doit-il pas simplifier sa vie, savoir se passer du superflu dont sa vie est encombrée et même dans certains cas du nécessaire pour s’en remettre à la Providence divine. Votre sécurité minimum (prudence) doit s’équilibrer avec la confiance en Dieu qui vous invite sur le chemin. A chacun son appel mais tous doivent être éclairés.  

 

Très peu, voire rien :

Certains perçoivent l’appel de l’ascèse et partent avec très peu, pas d’argent et demandent en chemin. Il faut beaucoup de confiance et de la délicatesse pour ne pas devenir un parasite. C’est une voie de sainteté. Attention à l’orgueil ascétique !

 

Très lourd :

Certains désirent s’alourdir du poids symbolique de leurs fautes contre l’amour. Ils sont appelés à un pèlerinage pénitentiel de mortification. Des pèlerins emportent une pierre de chez eux pour la déposer en Espagne au pied de la Cruz de Ferro. C’est une voie de sainteté. Attention à l’orgueil de vouloir se sauver soi-même par la souffrance : le salut est donné gratuitement.

 

Très riche :

Certains emmènent beaucoup d’argent, non pour en profiter mais pour donner tout au long du chemin aux : mendiants, nécessiteux, pèlerins pauvres, à leurs hôtes. C’est une voie de sainteté. Attention aux dons ostensibles : qui donne dans le secret de son nécessaire recevra, auprès de Dieu, le centuple.

 

L’équipement standard : le sac

 

Sac à dos

- en sac à dos rando de 50 litres à poches latérales

 

Couchage :

- Un sac à rêves (dit à viande) - suffit pour le chemin en France.

- En Espagne, sac de couchage.

- Matelas mousse

- Un vêtement jogging - Léger en été, chaud en hiver avec capuche, sert de pyjama et de tenue cool

- Bouchons oreilles

 

Toilette :

- Serviette légère séchant vite

- Brosse à dents

- Petit peigne

- Dentifrice inutile

- Savon de Marseille - Remplace savonnette, lessive, crème à raser, shampooing, etc...

- Papier hygiénique

- Mouchoirs papier

- Rasage, maquillage non indispensables !!!

 

Vêtements :

 -T shirts (2) tissus respirant - 1 manches courtes + 1 manches longues

- Sous-vêtements (2)

- Chaussettes de marche (3)

- Chaussettes coton (2)

- Chaussures d'étape

- Veste imperméable, parka + doublure, goretex (chère)

- Si veste, le pantalon imperméable ou goretex peut compléter utilement  

- Bon pull ras du cou ou polaire

- Pantalon toile solide - Eventuellement à jambes basses amovibles et poches cartes. En hiver, pantalon velours.

- Poncho - ou protège sac si veste et pantalon imperméables

- Gants chauds en hiver

- Couvre-chef (chapeau, casquette, bonnet)  

      

Equipement divers :

- Gourde ou...  - Petite bouteille, multiplie les contacts avec les riverains et les gestes de don

- Couteau suisse - Avec ciseaux, tire bouchon

- Lampe de poche

- Briquet

- Carnet notes de voyage avec adresses et té

- Stylo bille

- Carte paiement internationale

- Argent liquide

- Topo guide - 1 seul à la fois, parfois possible (Le Puy - St Jean P de P = 3 topos)

- Boussole (hors chemin)  

- Petit nécessaire à couture

- Avec 2 épingles de nourrice (qui se ferment). Ficelle à linge et quelques pinces même usage

- Carte identité

- Formulaire E111 Séc.Soc.

 

Règles :

- Ce qui n’a pas servi dans les dix premiers jours peut être renvoyé.

- Choisir toujours le plus léger et le moins encombrant.

- Tout doit être mis sous sac plastique étanche.

 

L’équipement standard (suite)

 

Pharmacie :

- Une barre à haute teneur énergétique (en cas d’hypoglycémie).

- Quelques compresses stériles.

- Sparadrap Elastoplast ® ou Omnifix ® 3cm.

- Double peau (pansement hydro-colloïde). (Duoderm ® , Urgotul ® , Compeed ® , Urgo-activ ® ).

- Alcool iodé (petit flacon plastique), ou Bétadine solution dermique 125 ml. Attention aux allergies à l’iode.

- Aspégic ® 500, 3 à 4 sachets. Attention aux trous dans l’estomac !!!

- Arnica montana, 1 tube gr 9CH, chute, hématome, épuisement.

- Rhus toxicodendron 1 tube granule 9CH, douleurs musculaires, tendineuses, articulaires améliorées par l’échauffement.

- (Aspivenin.)

- (Calendula officinalis TM), 1 petit flacon, utilisable pur ou dilué pour désinfecter, bains de bouche, frictionner les muscles endoloris.

- (Baume du pèlerin des moines de Ganagobie pour masser les pieds).

 

Chaussures :

 -Goretex montante en hiver. Au printemps légères, souples avec de bonnes semelles.

ou

- Out-door à structure ferme et semelles épaisses tout terrain, qui ne prend pas la cheville pour l’été et pour ceux qui ont les chevilles solides.

- et chaussures de repos légères et souples pour l’étape ou encore jogging sport, légères pour l’étape servant de rechange pour la marche (à semelles absorbant les chocs pour les passages routiers par exemple)

- cf Cyber pèlerin pour choix de chaussures de marche.

 

Tente :

 - (1,5 kg), solution bon marché, indépendante, plus lourde (convient mieux aux jeunes et aux sportifs) et plus souple pour l’organisation des étapes puisque non dépendante des gîtes.

- Elle présente les défauts de passer à côté de la convivialité avec les autres pèlerins retrouvés le soir à l’étape, et impose un alourdissement supplémentaire par le réchaud, la petite vaisselle etc...

 

On peut prendre beaucoup plus :

- Un appareil photo, mais le cœur est plus impressionné que la pellicule.

- Un téléphone portable, mais partir en pèlerinage c’est se mettre en retrait et se détacher aussi ...des siens.

- Un ordinateur portable, allez à St Jacques en avion : c’est votre appel particulier !!!

- Vos tenues de soirée : constituez votre caravane avec porteurs ou faites appel à un transport de bagages !!!

- L’encyclopédie universelle en deux volumes, vous ferez fonctionner les postes.

  

On peut prendre tous les “au cas où” de ses peurs.

- Seule antidote : la confiance en Dieu et la raison (on ne marche pas dans un désert)

 

On peut prendre beaucoup moins :

- nu comme un sadhou avec...un bourdon

 

Quand Partir ?

 

Ce pèlerinage n’est pas saisonnier. Il peut s’effectuer toute l’année.

- Certains désirent fêter Saint Jacques à Santiago, le 25 juillet et calculent leur départ en conséquence.

A pied, il faut compter environ un mois de St Jean Pied de Port et deux mois du Puy en Velay, trois mois de Vézelay.

- Ressentez-vous profondément un appel à la solitude ?

Alors préférez l’hiver, plutôt en seconde partie, quand les jours rallongent et prévoyez l’équipement en conséquence. Certains gîtes sont fermés, notamment les non-chauffés et vous ne rencontrerez les hospitaliers permanents qui sont peu nombreux. En hiver il peut être prudent de partir à deux ou trois.

- Pour les rencontres et l’ambiance "médiévale" entre pèlerins ?

Juillet, août ou septembre c’est parfait. La chaleur peut être torride, spécialement en Castille. Il faut s’habituer à la promiscuité dans les gîtes et ne pas céder à la tentation peu pèlerine de faire la course pour obtenir une place au gîte ou de réserver à toutes ses haltes.

- Le printemps peut être agréable mais souvent pluvieux. Il y a déjà une bonne affluence au mois de mai.

- L’arrière saison est un bon compromis (septembre, octobre, novembre) pour le climat et l’affluence modérée, la beauté et les fruits de la nature !

 

En résumé,

- pars quand tu veux et quand tu peux, car l’appel n’attend pas et tu ne sais pas de quoi sera fait demain. Nombreux sont les pèlerins qui partent à une date précise, symbolique de leur histoire personnelle...

Le départ en pèlerinage n’est-il pas une nouvelle naissance pour faire émerger, par la grâce de Dieu, le nouvel homme plus libre, plus conforme à sa vocation, plus saint ?

 

Etapes et Hébergement

Dans cette 1ère phase de construction de notre site, nous nous sommes consacrés à la route du Puy à Roncesvalles. Nous nous contenterons dans cette page de quelques rappels pour une démarche de pèlerinage :

 

Quelques rappels pour une démarche de pèlerinage :

- choisissez vos étapes en fonction des rencontres que vous voulez faire et que vous aurez choisies (saints, art sacré, beautés de la création, personnes et communautés),

- le lieu et le type d ’hébergement en sera la conséquence et ne viendra qu’après,

- en moyenne, vous pouvez compter des étapes journalières de 25 km, une fois passés les premiers jours du voyage,

- prévoyez des temps de "respiration" dans les étapes consacrées aux principales rencontres de la route et notamment aux grands sanctuaires,

- ne vous trompez pas d’hébergement

- et nous ne pouvons que reprendre ce que dit le "miam-miam-dodo" dans son guide :

 

Hébergement

"…votre qualité de pèlerin ne vous donne aucun privilège particulier, ni droit à aucune réduction. Certains hébergements offrant des prestations de luxe se sont établis sur cet itinéraire historique avant le renouveau du pèlerinage, et leur demander une réduction, voire la gratuité, sous le prétexte qu’on porte une coquille, peut finir par agacer les propriétaires, surtout si la demande est faite dix fois par jour.

Prévoyez donc que dans l’immense majorité des cas, vous allez être dans l’obligation de payer votre hébergement et votre nourriture…

C’est seulement en Espagne que les gîtes d’étapes réservés aux pèlerins (qu’on appelle là-bas "refugios") sont gratuits dans la plupart des cas sur présentation de leur crédencial. Et encore dispose-t-on souvent un tronc où chacun devrait déposer un montant destiné à couvrir les frais fixes.

Si vous souhaitez vraiment ne jamais rien payer, il existe une solution très simple appelée "tente". Sachez quand même que vous devrez porter la guitoune sur votre dos durant des centaines de kilomètres. Mais vous irez alors au bout de votre démarche de pèlerin, puisque vous accepterez de vivre comme le faisaient nombre de pèlerins des temps anciens, dans la pauvreté et le dénuement…

Il vous arrivera, comme c’est arrivé à de nombreux pèlerins sur ce grand Chemin, de recevoir une hospitalité de la part d’inconnus, qui seront frappés par votre démarche et souhaiteront honorer leur maison de votre présence.

Ce peut être pour une tasse de café, un repas, voire une étape complète. Il serait inconvenant de repousser un tel geste de gentillesse, mais il faut savoir y répondre de manière discrète et appropriée, afin que la chaîne d ’amitié, qui tire depuis des siècles les hommes jusqu’à Compostelle, ne se rompe jamais. Une petite carte postale de Santiago sera souvent le plus beau des cadeaux pour ceux qui vous auront ouvert leur cœur et leur demeure…

Nombreux sont ceux qui pensent qu’ils ont le droit de demander aux prêtres des paroisses le gîte et le couvert, et que ceux-ci sont tenus de les leur donner. D’une part ces prêtres ont souvent déjà fort à faire à gérer leurs cinq à six paroisses, et d’autre part ils ne sont ni hôteliers, ni restaurateurs. C’est à vous d ’organiser vos étapes en fonction de vos possibilités physiques et des hébergements disponibles, de façon à ne pas vous trouver sans logement le soir venu…"  Miam-Miam-Dodo

 

Gîte d'étape

"…c’est l’hébergement idéal du randonneur. Bon marché (moyenne de 8 euros par nuitée), il comporte tout ce dont le voyageur a besoin après une journée de marche ou de pédalage : douche, lit, coin-cuisine.

La plupart des gîtes fournissant des couvertures, un sac à viande suffira dans vos bagages pour dormir au propre si vous choisissez ce type d ’hébergement. Mais vous risquez alors de grelotter toute la nuit si vous vous retrouvez un soir sans toit et sans sac de couchage.

Ces gîtes sont des équipements collectifs, construits, entretenus par des personnes privées, des municipalités ou associations, et mis à la disposition des randonneurs.

C’est à dire que vous les trouverez dans l ’état où vos prédécesseurs les ont laissés, et ceux qui vous suivront les trouveront dans l ’état où vous les avez laissés. Veillez donc à effectuer lors de votre départ un minimum de corvées de propreté.

Revers de la médaille: la plupart du temps, les lits sont groupés en dortoirs, et vous n’y aurez pas, surtout pendant les mois d’été, la tranquillité et l’intimité que vous souhaitez peut-être. Certains gîtes possèdent des chambres individuelles pour jeunes mariés, mais cet état de fait constitue l ’exception.

Attention: il n’y a pas toujours un gardien à demeure dans le gîte. Dans ce cas, il est impératif d’avoir prévenu de son arrivée, afin d’être certain d ’avoir une place, et pour savoir où aller chercher la clé et régler sa nuitée.

La grande majorité des gîtes d’étape disposent d’une cuisine où le randonneur peut préparer son repas, mais ce n’est toujours pas le cas.

Certains gîtes privés proposant le repas n’offrent pas la cuisine à disposition. Ne restent plus alors que deux solutions: accepter le repas de la maison et en payer le prix, ou bien grignoter des épluchures froides sur la pelouse…" Miam-Miam-Dodo

 

Le Budget

 

Budget pas élevé :

- à pied, à bicyclette, deux postes de dépense: nourriture et hébergement.

- nourriture, si gîtes et popote soi-même: 8 euros maxi/jour

- hébergement en gîte: moyenne 8 euros/jour

- avec 15 euros par jour, vous ne mourrez pas de faim.

- ne pas oublier le retour: billet de retour en train, autobus ou avion…

 

Léonard, de l’Hospitalité d’Estaing écrit dans le "miam-miam-dodo" :

- "…Sur le chemin, un bon nombre de communautés chrétiennes, familiales, paroissiales, monastiques ont accepté d’ouvrir leur porte aux pèlerins de passage dans un esprit évangélique de partage, de prière et d’écoute. Certains ont tenu à s’engager encore plus dans l’hospitalité, considérant en chaque pèlerin frappant à la porte la présence même du Christ.

- C’est un pari spirituel formidable qui veut de ce chemin de pèlerinage faire le plus beau chemin de charité où accueillis et accueillants participent de la même communion pour vivre plus près de Dieu.

- Ainsi, la relation commerciale est dépassée, hors de sujet, et les termes de "tarif, rentabilité et dû" sont remplacés par "partage, échange de dons, liberté". La prière, le sourire et le service rendu entrent pleinement dans la relation de l’hospitalité.

- Même le terme de "participation libre aux frais d’hébergement" reste inadéquat, mais est, au moins, compréhensible pour tous. Le don est à la dimension du cœur, et tous ceux qui ont pris le risque de cet accueil, au nom du Christ, ont déjà reçu spirituellement bien au-delà de ce qu’ils ont offert.

- Pour que l’élan s’amplifie, que la flamme continue à briller et ne s’éteigne pas, pour que la Providence de Dieu se répande largement sur le chemin, il ne faudrait pas évidemment que la "participation libre" devienne, dans l’esprit de quelques uns, synonyme d’économie possible pour s’offrir un peu plus loin quelque gâterie supplémentaire. Ce serait gâcher la grâce.

- Le chemin sera finalement ce que les pèlerins en feront, répondant ou non à la tendre sollicitude de Celui qui est "Le Chemin, la Vérité et la Vie …"

 

Quel moyen de transport ?

 

Traditionnellement :

- à pied

- de chez soi

- d’une seule traite.

 

 D’autres moyens non motorisés valables :

- voilier :

- VTT: vtt.compostelle

- cheval : http://www.equipyrene.com/otsisl.htm,

http://vfolatre.free.fr/francais/lg_francais.htm

http://www.caminoacaballo.com/

- âne : www.bourricot.com et www.multimania.com/rmy

- chameau :

 

Important :

- les rencontres des autres

- le travail du corps

- la nature

 

Les "auxiliaires" du transport ?

(âne porteur, entreprise de transport de bagages...), ils dépendant de votre état physique, de votre santé, de votre choix ou non pour une ascèse de simplification et de dépouillement

 

Enfin :

- Et si vraiment, vous ne pouvez partir qu’en faisant suivre la caravane de vos malles, interrogez vous sur votre appel à effectuer ce pèlerinage de façon traditionnelle. Les grâces reçues en pèlerinage dépendent plus de son appel que du moyen utilisé, plus du coeur réceptif du pèlerin que de son équipement ! Il existe de magnifiques conversions à Santiago pour des visiteurs en automobile.

- N’oubliez pas l’essentiel: quel est le moyen qui vous permette le mieux de prier Dieu et d’être disponible à votre frère ?

 

Quel moyen de transport ?  Cyclistes

Des conseils du Miam-Miam-Dodo aux cyclistes … avec lesquels vous ne serez peut-être pas d ’accord !

 

- " ...Le chemin de saint Jacques est pratiqué en France par une minorité de cyclistes, et en Espagne par la majorité des pèlerins. Beaucoup de gens prennent le chemin à bicyclette, en pensant qu’ainsi ils iront plus vite en voyant la même chose que les marcheurs.

- C’est une idée totalement fausse et bon nombre de cyclistes reprennent un jour le camino avec leurs pieds, conscients qu’ils étaient passés à côté de belles choses à vouloir à tout prix conduire leurs machines ferrées. Car le chemin de saint Jacques est un breuvage qui se déguste lentement, à la mesure de ses pas.

- En effet, il faut savoir qu’il est impossible de parcourir l’ensemble du chemin à vélo, même avec cet engin curieux qu’on appelle VTT. Certaines sections sont très cabossées, extrêmement pentues, en montée comme en descente, et y aller avec un engin à roues bardé de lourdes sacoches relève du désir de suicide…Dans ces sections, qui sont souvent les plus belles, vous n’aurez d ’autre choix que de prendre la route voisine.

- Il se passera la même chose sur les derniers 200 km du chemin, en Galice: il y a tant de marcheurs qu’il est impossible de se glisser parmi la foule, sauf à essuyer quelques jurons dans toutes les langues d ’Europe.

- Vous allez aussi rencontrer la concurrence des marcheurs en arrivant dans les gîtes, surtout en Espagne. D’après le règlement, ceux-ci ont priorité, mais ce règlement est difficile à mettre en œuvre dans la pratique. Il se déroule alors de superbes empoignades, fort peu chrétiennes, entre le vététiste arrivé à 16 heures et le marcheur qui entre épuisé cinq heures plus tard, et n’a plus de lit où poser son duvet…"

 

Quel moyen de transport ?  Cavaliers

Des conseils du Miam-Miam-Dodo aux cavaliers … qui vont vous encourager !

 

- " ...Beaucoup de gens rêvent d’effectuer le pèlerinage de Compostelle avec un cheval. C'est là une chose fort méritante, car l’entretien d’un cheval à l'étape est une tâche prenante.

- Si votre monture est habituer à dormir en plein air, elle sera particulièrement heureuse sur le chemin. Celui-ci est en effet une immense prairie, et un terrain de broutage d’excellente catégorie pour un cheval de race rustique. Tout comme les vélos, il existe cependant certaines sections extrêmement dangereuses à entreprendre si votre cheval n’a pas le pied sûr, sans oublier les arbres couchés en travers du chemin ou les rangs de barbelés oubliés par le paysan voisin…

- Ce guide donne une série d’hôtels, de gîtes d’étapes, campings à la ferme, chambres d’hôtes, centres ou fermes équestres qui pratiquent l’accueil de chevaux. L’ouvrage précise quelquefois si votre pur-sang favori aura un box ou une écurie à sa disposition. Il disposera la plupart du temps seulement d’une prairie clôturée, ce qui n’est déjà pas si mal.

- Quelques fois, en raison de l’absence de clôture, vous devrez attacher votre animal. N’oubliez donc pas dans votre panoplie la longe ou la chaîne pour la nuit, suffisamment longue pour que votre cheval puisse brouter tout son saoul.

- Certains de ces centres équestres acceptent votre cheval, mais n’offrent aucun hébergement pour son maître. Dans ce dernier cas, ils vous autorisent souvent à planter la tente dans la prairie au plus près de votre mobylette à quatre pattes, ou bien à coucher dans le foin.

- La randonnée à cheval étant toujours plus contraignante que la randonnée pedibus jambis, le cavalier veillera à téléphoner avant son départ, afin de préparer ses étapes suivant le degré de confort nocturne qu’il souhaite pour lui et son animal.

- De même, le cavalier pourvoira lui-même à l’achat de l’aliment complémentaire (orge, avoine, granulés), car les hébergements qui acceptent les chevaux n’ont pas forcément de nourriture en stock. La saison idéale pour voyager avec un animal est le printemps, surtout pour la section espagnole. En effet jusqu’à fin juin, vous trouverez en abondance eau et herbages. Ensuite, c’est cagnard et compagnie, et plus rien à brouter…

- Attention : pour circuler d’un pays à l’autre à l’intérieur de l’Union Européenne, il faut posséder un document appelé "certificat de circulation intracommunautaire des équins".  Ce papier se procure à la Direction des Services Vétérinaires. Vous avez alors dix jours pour franchir la frontière. Bien évidemment, compte tenu de ce délai, cet ensemble d’opérations ne peut s’effectuer qu’une fois en route, et le pèlerin-cavalier doit combiner toutes ces tâches administratives avec la faible vitesse de son équipage.

- Au retour d’Espagne, vous devriez normalement effectuer l’opération inverse en terre ibérique, mais la frontière est peu surveillée et la plupart des chevaux reviennent en France sans problème et sans contrôle… "

 

Quel moyen de transport ?  Le bourricot

Des conseils du Miam-Miam-Dodo aux randonneurs accompagnés d’un âne... l’expérience unique du père du site www.bourricot.com

 

- " ...Option d’autant plus facile à défendre que le signataire de cet ouvrage a eu le plaisir de parcourir le trajet, d’une seule traite avec Ferdinand, son bourricot préféré, à ses côtés.

- Un âne est un petit compagnon doux et affectueux. Il ne mord pas, ne botte pas, et ne s’affole pas au premier papillon qui passe. Il s’attache très vite à son maître, et le suivra au bout du monde si celui-ci le traite avec bonté. Il n’existe pas de meilleur moyen pour se lier avec les gens que cette grosse peluche aux longues oreilles, dont le regard humble sait attendrir tout le monde, les enfants comme les anciens.

- Contrairement à une légende tenace, l’âne n’est pas têtu (il réfléchit longtemps), et marche à bonne vitesse. D’ailleurs la plupart des randonneurs à âne, très rapidement, lâchent la bride de leur compagnon, et le laisse trotter à son pas, broutant de ce de là et rejoignant son maître sitôt qu’il a disparu dans un coude du chemin.

- Un âne porte le bagage de deux, voire trois, randonneurs, sans fatigue, y compris le matériel de camping et de popoting. Un âne est un véhicule extrêmement économe, puisqu’il se nourrit seulement de l’herbe du chemin. Sa gourmandise, ce sera une haie pleine de ronce, d’aubépine et de chardon. Véhicule rustique aussi, puisqu’il couche dehors par tous les temps.

- Il faut cependant apporter une réserve à cette auto-satisfaction béate, car il existe certains inconvénients, d’ailleurs également propres aux chevaux: on ne peut faire halte en pleine ville ou dans les bourgades importantes, car l’animal n’y trouverait rien à brouter. Certaines étapes du chemin sont donc à étudier soigneusement pour que Maître Cadichon puisse se restaurer le soir venu.

- De même le voyage de retour devient plus compliqué, car il faut obligatoirement qu’un véhicule adapté, camionnette ou van, vienne à Compostelle chercher le maître et l’animal, d’où dépense supplémentaire et importante.

Lisez les "conseils aux cavaliers" pour les renseignements de circulation hors des frontières nationales…  

- Location d’un âne : quelques loueurs d’ânes de randonnée, membres des deux fédérations nationales FNAR (Fédération Nationale Anes et Randonnée) ou AMAN (Anes et Mulets Association Nationale) proposent des animaux de bât sur le trajet du chemin de Compostelle. Jusqu’à présent, il s’agit seulement de locations dépassant rarement deux semaines:

- P’tit âne, Valentin, 43160 Berbezit, tel 04 71 00 09 22

- Rando-Ane, Chemin de Fourchaud, 43700 Arsac-en-Velay, tel 04 71 08 81 42

- Rouerguâne, la Borie del Gras, 12320 Noailhac, tel 05 65 72 80 55

- Arôme Ane en Quercy, les Bories, 46330 Crégols, tel : 06 20 64 79 82

- Brahm’âne, Cazillac, 82110 Cazes Mondenard, tel 05 63 95 84 61

- Bib’âne, 64410 Méracq, tel 05 59 04 55 49 Escapades en Pays Basque,

- Maison Chalbaïnia, 64220 Irouléguy, tel 05 59 37 00 34,

- Bard’âne, 46800 Le Boulvé, tel : 05 65 31 93 34

- Asinerie de Pinseguerre, 47330 Douzains, tel : 05 53 36 92 35

Comptez environ 200 FF (30 euros) par jour, comprenant l’âne, la bât et les sacoches, rajoutez le coût du rapatriement quand vous serez au bout du chemin.

- Internet : Si vous voulez en savoir plus sur les possibilités de l’âne en randonnée, notamment sur le chemin de Compostelle, aller faire une visite sur Internet au site www.bourricot.com .

 

Pèlerinage par tronçons

Ami Pèlerin, vous êtes peut-être parmi ceux qui, de plus en plus nombreux chaque année, effectueront le pèlerinage par "tronçons".

 

Quelques conseils :

- compter un minimum de 8/10 jours pour entrer dans une démarche de pèlerinage et en recueillir les fruits,

- organiser chaque tronçon comme un pèlerinage complet, partir d’un grand sanctuaire vers un grand sanctuaire,

(Exemple sur la route du Puy,

… de Notre-Dame du Puy à Sainte Foy de Conques ou à Notre-Dame de Rocamadour,

… de Sainte Foy de Conques à Saint Pierre de Moissac,

… de Notre-Dame de Rocamadour à Notre-Dame de Roncesvalles]

- choisir la lecture du tronçon (un Evangile, par exemple),

- prendre un saint ou une sainte comme compagnon de route du tronçon,

- au retour écrire son journal de route. Y reporter les merveilles de chaque jour. Outil de relecture et de témoignage.

- préparer le tronçon suivant à la lumière de l’expérience des merveilles rencontrées.

 

Pèlerinage en groupe

Ami Pèlerin, si vous vous préparez à partir :

- en famille :

- avec un mouvement de jeunes

- en retraite pèlerine de groupe (renseignements sur info@st-jacques-bourgogne.com)

- en accompagnement d’handicapés,

- en réinsertion de personnes en difficulté (prisonniers, drogués...)

- avec des amis

 

Attention à la préparation préalable,

- difficulté de trouver des lieux d’accueil compatibles avec la taille du groupe

- pas de réservation possible en Espagne

- en France, problème posé si les réservations de votre groupe bloquent les gîtes d ’étape

 

Attention au juste équilibre entre :

- richesse et dynamisme de vie en communauté (repas-hébergement-marche)

- intimité de la démarche individuelle et personnelle (rôle de chaque membre - "seul à seul" préservé)

- nécessaire autonomie du groupe

- ouverture aux "autres" rencontrés sur la route

 

Assistance spirituelle

Ami Pèlerin, vous pouvez, si vous le souhaitez :

- vous procurer le texte du Notre Père pour le conserver sur vous,

- vous procurer le "Guide spirituel du Pèlerin",

- réfléchir aux intentions que vous allez porter avec vous le long de votre route,

- organiser votre pèlerinage autour des saints de la route à qui vous pourrez les confier,

- repérer les lieux d’accueil où vous trouverez des frères avec qui partager les intentions: les leurs et les vôtres,

- rythmer votre pèlerinage autour des grands sanctuaires, lieux de respiration et de haltes physique et spirituelle,

- vous entretenir avec un prêtre ou un ancien pèlerin, quand vous irez retirer votre créanciale,

- vous munir d’une Petite Bible de poche, dite "de Jérusalem" (la parole de Dieu est la lumière de la route)

- prendre un chapelet (une prière simple qui convient au rythme de la marche).

 

Prier

Ami Pèlerin : "Comment prier ?". Jésus a répondu à ses disciples qui lui posaient cette question :

" Notre Père,

Qui es aux cieux,

Que ton Nom soit sanctifié,

Que ton Règne vienne,

Que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,

Pardonne-nous nos offenses

comme nous pardonnons

à ceux qui nous ont offensé,

Et ne nous soumets pas à la tentation,

Mais délivre-nous du Mal. "

 

Ami Pèlerin, vous pouvez, si vous le souhaitez :

- recevoir la bénédiction des pèlerins au départ et au long de votre route,

- échanger et prier dans les lieux d ’accueil chrétiens,

- vous placer sous la protection de la Sainte Vierge, mère de Jésus, dans les sanctuaires où elle est honorée,

- vous confier aux saints de la route que vous aurez pris comme compagnons,

- rendre grâce au Créateur pour toutes les beautés de la nature que vous rencontrerez,

- vous laisser enseigner par l'art sacré que vous contemplerez sur la route,

- partager des intentions de prières (les vôtres et les leurs) avec des frères et sœurs souffrants

 

Assistance spirituelle : Guide spirituel

- Guide spirituel du Pèlerin

- Edité par les Pères Prémontrés de Conques et l'Hospitalité saint Jacques à Estaing.

- Prix 3 €

 

Créanciale

 

De quoi s ’agit-il :

c’est une lettre de recommandation donnée par l’Eglise, signe de votre identité de pèlerin et

d’un accueil confiant et réciproque entre vous et elle

 

Où la trouver :

- soit le curé de votre paroisse,

- soit auprès d'un prêtre ou d'un religieux de votre connaissance.

Si votre interlocuteur n'a pas de créanciale sous la main, il peut demander qu'elle lui soit envoyée à son adresse :

- soit au délégué de la PRTL (Pastorale des Loisirs et du Tourisme) de son diocèse,

- soit au Père Cros, Evéché de Rodez. 12000 Rodez

- au sanctuaire de départ :  Le Puy - Conques - Rocamadour - Moissac

 

Conditions de remise:

- aucune exigence d’être chrétien, mais remise en mains propres

- prix: gratuite (facultatif, le guide de la "créanciale" : 3 Euros)

- tampon: visa dans chaque lieu d ’étape (lieux d’accueil chrétiens, gîtes, mairies, offices du tourisme, gendarmeries, etc...)

- la "créanciale": carnet de pèlerin obligatoire pour pénétrer dans les "refugios" ibériques.

Pour ceux qui n’ont pas de "créanciale", il peut être délivré par les associations jacquaires (*) françaises (notamment à saint Jean Pied de Port) ou à Roncevaux

 

La "créanciale" de l’Eglise catholique de France

- Autrefois, le pèlerin désirant se rendre en un sanctuaire lointain demandait une lettre de recommandation au curé de sa paroisse. Cette lettre attestait son état de pèlerin recommandable à ceux qui pouvaient lui offrir

l’hospitalité. Elle lui servait aussi de laissez-passer auprès des autorités civiles, militaires et ecclésiastiques rencontrées sur la route.

- Aujourd’hui, la "créanciale" est un signe d’accueil de l’Eglise vis-à-vis de vous, futur pèlerin sincère, effectuant une démarche personnelle profonde, et ouvert à un chemin spirituel.

- La "créanciale" est un document de recommandation qui engage celui qui le délivre comme il vous engage, vous, ami pèlerin, qui, le long du chemin, le présenterez à vos hôtes sans pour autant faire valoir un droit quelconque.

- Si cette "créanciale" ne saurait être considérée comme un document administratif légal, elle constitue cependant un signe fort de votre appartenance au peuple des pèlerins et des itinérants. Dépouillé de vos attributs habituels, sociaux et professionnels, vous retrouverez sur le chemin une identité simple de pèlerin, de chercheur de Dieu.

 

Conditions de remise de la "créanciale"

- La "créanciale" est délivrée par un responsable religieux ou un délégué représentant l’Eglise catholique.

- Sa remise (gratuite) n’exige pas d’être chrétien, mais peut-être l’occasion d’un dialogue fraternel et confiant ouvrant à un approfondissement spirituel du pèlerinage.

- Ce document ne peut vous être adressé par la poste ; il vous sera remis en mains propres. La "créanciale" est alors le signe d’un accueil confiant et réciproque entre vous et l’Eglise.

- La créanciale peut s’accompagner du guide informatif d’où sont tirés ces renseignements.

 

La "Compostela"

- Aujourd’hui, l’Eglise remet la "compostela" (attestation de pèlerinage) à l’accueil de la cathédrale de saint Jacques, au vue de la "créanciale" (ou de la "crédantial") dûment tamponnée aux haltes quotidiennes

- Il est demandé d'avoir effectué au moins 100 km à pied sur l’ensemble du trajet, ou 200 à bicyclette ou autre moyen non motorisé.

     

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                                                                       08/06/2009

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