Conseils (St Privat - Le Bour)

 

                            Petit guide pratique (Arnaud Le Bour - publié par l'Accueil de St Privat)

                                      http://www.accueilstprivat.com/file/21395/  

 

 Introduction    

Ce guide est un document très sommaire basé sur mon expérience de pèlerinage sur le chemin du Puy-en-Velay au Cap-Finisterre que j’ai vécue en été 2006.

En aucun cas il ne remplace les topo-guides. Il ne fait qu’apporter un complément.

 

Avant le pèlerinage  

 

Les Associations

- Les Amis de Saint-Jacques :

Cette association vous apportera toutes les informations pratiques pour le bon déroulement de votre pèlerinage. Elle est très compétente. Ses membres sont des pèlerins ou des anciens pèlerins.

Elle a réalisé et réalise, toujours, un travail considérable pour la réhabilitation des chemins de Saint-Jacques. Ne vous privez pas de leurs bons conseils. Vous les rencontrerez dans votre région respective.

 

- Webcompostella :

Cette association vous apportera, également, les bons conseils de la précédente, mais sa compétence principale, c’est de vous aider dans votre démarche spirituelle et/ou religieuse. Vous les retrouverez sur leur site Internet : http://www.webcompostella.com

Sur ce site, vous découvrirez les bonnes adresses des Haltes Chrétiennes, les horaires des offices et des messes…

A partir de ce dernier, vous pouvez aussi rentrer en contact avec ses hospitaliers.

 

Pendant le pèlerinage

 

Le sac  

Il ne doit pas dépasser 12 ou 13 kilogrammes pour un homme, et 10 kilogrammes pour une femme.

En sachant que l’idéal, c’est de le rendre le plus léger possible.

 

- Un sac de 50 litres

- Un duvet (670 grammes)

- Des affaires de toilettes

- Un gant et 2 serviettes de toilette

- Un poncho

- Des chaussures de marche

- Un bâton de marche

- Un pull polaire

- 3 tee-shirts en microfibres

- 3 slips en matière synthétique

- 3 paires de chaussettes de couleur foncée

- Une paire de sandales

- Une casquette

- 2 shorts en microfibres

- Un pantalon (100% polyester)

- Des lunettes de soleil

- Un gros morceau de savon de Marseille

- Une trousse à pharmacie (Bétadine, Homéoplasmine, Nifluril, Biafine, Imodium, Anti-inflammatoire, Doliprane, Compeed, pansements, crème solaire, Citronnelle, coupe ongles et Baume du pèlerin des moines de Ganagobie pour le massage des pieds)

- Une couverture de survie

- Des épingles de nourrice

- 4 pinces à linge

- Une gourde

- Une fourchette, un couteau, une petite cuillère et une serviette en tissu

- Un appareil photo + piles

- Un téléphone portable

- Une lampe de poche

- La crédencial (commandée avant, ou retirée à la ville départ)

- Un guide du pèlerin

- Une Bible (format poche) et/ou un livre de prières

- De quoi payer (carte bancaire + un peu de liquide)

- Un cahier de voyage et un crayon

- Une carte d’identité

- La Carte européenne d’Assurance Maladie (CEAM)

 

Les Guides

- Le "Miam-miam dodo" : Comme le disent certains : "S’il n'y avait qu’un seul guide à choisir, ce serait celui-là". Je suis totalement d’accord avec cette affirmation. Ce guide donne toutes les informations les plus basiques sur les services de la vie courante : Où dormir ? Où faire ses courses ?…

Il existe un ouvrage pour la partie Française et un pour la partie Espagnole. Il est remis à jour tous les ans.

 

- Une carte IGN avec le tracé du GR souhaité : Il faut reconnaître le travail considérable en matière de balisage. Mais les balises vieillissent et finissent par devenir moins visibles avec les années. Et elles ne sont pas toujours renouvelées. C’est pour cela que je conseille une carte. Certains topo-guides en sont équipés.

 

- Les autres guides : Il y a de quoi s’y perdre. ... Je suis assez déçu en matière de guide pour pèlerin. Dans ce domaine, n’hésitez pas à vous faire conseiller par les 2 associations précédemment citées.

 

L’hébergement  

- En France: Le moins cher reste le camping, mais il a le gros inconvénient de nous faire vivre des soirées en solitaire parfois très pesantes. Il faut savoir qu’il est appréciable de pouvoir vivre des temps de partage lorsque l’on a marché en solitaire toute la journée. Après, cela dépend du tempérament de chacun.

 

En logement plus conventionnel, les moins chers ce sont les gîtes communaux (de 8 à 10 € la nuit avec la possibilité de cuisiner dans la majorité des cas) et les haltes  Chrétiennes (de 8 à 10 € la nuit ou le don). Ils proposent dans la majorité des cas une demi-pension où chacun est invité à apporter une contribution financière selon ses moyens (don).

 

Sur le chemin, on peut également être hébergé chez l’habitant, en chambres d’hôtes, ou à l’hôtel. L’inconvénient, c’est qu’ils coûtent cher. Il vaut mieux les éviter lorsque l’on part pour longtemps.

 

Dans la majorité des cas, il est préférable de réserver 72 à 24 heures à l’avance. Après, tout dépend de la période que vous avez choisie.

 

- En Espagne: Cette partie du chemin est plus riche en hébergements. Cela s’explique par un grand investissement de la part de l’Etat pour le Camino. Vous serez hébergés, soit dans une halte Chrétienne (le donativo dans presque tous les cas, ou de 3 à 5 € la nuit), soit dans une Albergue municipale (de donativo à 5 € la nuit), ou soit dans une Albergue privée (elle n’est pas forcément plus chère qu’une municipale).

En ville, vous ne pourrez pas être hébergés plus d’une nuit dans la même Albergue, excepté à St-Jacques de Compostelle. Pour St-Jacques, je pense en particulier au Seminario Menor de Bevis où vous pourrez rester jusqu’à 3 nuits.

 

En Espagne, il ne faut pas réserver. Ce sont les premiers arrivés qui sont les premiers servis. Je vous conseille d’arriver avant 14h-15h à votre auberge. Elle ouvre, généralement, entre 13h30 et 14h.

 

Les différents services de la vie courante  

En Espagne, le rythme de vie est très différent de ce que l’on connaît en France.

Les commerces (tienda = épicerie ; supermercado = supermarché) ouvrent le matin de 9h-10h à 14h et le soir de 16h30-17h à 20h30-21h du Lundi au Vendredi. Ces horaires peuvent être valables pour le Samedi, également. Le Dimanche, il est possible de trouver des magasins ouverts en ville. Certains cafés possèdent une petite épicerie de première nécessité.

La poste (correos) est ouverte de 9h-10h à 14h.

 

La communication

Il est agréable de pouvoir garder contact avec ses proches lorsque l’on part pour une longue période. Il y a, bien sûr, la traditionnelle carte postale, le téléphone, et aussi Internet. Vous pourrez obtenir des connections Internet tout le long du chemin. En France, vous trouverez des cybercafés dans certains lieux. Par contre en Espagne, ce service est plus présent par la possibilité de se connecter à Internet dans presque toutes les Auberges.

 

Les services religieux

Voilà un point central de ce pèlerinage. Nous ne pouvons pas le nier. Ce pèlerinage n’aurait jamais existé sans cette approche. Cela n’empêche pas pour autant de susciter d’autres motivations à cette démarche. Mais par contre, cela n’autorise pas certains à le rendre détaché de son origine religieuse, et plus particulièrement de son empreinte dans le Christianisme, ou plutôt dans les fondements chrétiens de notre continent. Un bon nombre, au nom de la laïcité, seraient prêt à ignorer sa vraie identité. Mais il faudrait d’abord qu’ils sachent ce que c’est, la laïcité.  La laïcité ne sait pas nier, mais elle respecte toutes sensibilités afin que chacun s’y retrouve.

 

En France, vous pourrez assister à la messe lorsque la grâce vous permettra de trouver une église où elle est célébrée. Vous pouvez passer dans plusieurs villages le Dimanche matin et ne trouver aucune messe.

Vous pourrez, également, partager des temps prières avec les communautés que vous rencontrerez en chemin.

Mais surtout ne manquez pas les bénédictions, et en particulier celle du Puy-en-Velay en démarrant. Je peux citer aussi Conques.

 

En Espagne, cette démarche de pèlerinage est beaucoup plus forte. Les possibilités offertes pour assister à une messe, ou à un temps de prière, seront nombreuses.

 

L’arrivée à Saint-Jacques de Compostelle

Après avoir marché pendant 2 bons mois, vous voilà à Santiago de Compostela. Ce sera un moment très fort. Vous fixerez la Cathédrale avec beaucoup d’émotion. En plus d’être le lieu ultime de votre pèlerinage, Santiago est un haut lieu spirituel. C’est le troisième plus important après Jérusalem et Rome pour le Christianisme.

Il faut profiter pleinement de cette ville. C’est pourquoi il est conseillé d’y rester 2 ou 3 jours, si le temps ne vous presse pas.

 

La Compostela :

Ce certificat est délivré par l’Archevêché de Santiago à tous ceux qui ont vécu le pèlerinage pour motif religieux et/ou spirituel. Il est rédigé en latin. Ceux qui l’ont vécu pour d’autres motivations reçoivent un certificat attestant qu’ils ont bien réalisé ce périple. Pour que le pèlerinage soit validé, il faut avoir parcouru 100 kilomètres à pied, ou 200 kilomètres à vélo, au minimum (c’est la crédencial qui fait foi).

Il faut retirer la Compostela à l’Accueil des pèlerins qui se situe au n°1, Rua do Villar.

 

La démarche de pèlerinage :

Il est de tradition de perpétuer les gestes des pèlerins des premiers temps :

- En entrant dans la Cathédrale, chacun est invité à poser sa main droite sur la colonne de marbre de la porte de la Gloire. La légende dit qu’il faut réciter 5 "Notre Père" en silence sans retirer la main.

- Dans le chœur de la cathédrale, chaque pèlerin entourera de ses bras le buste de saint Jacques. A ce moment là, il faut dire "Ami, recommande-moi à Dieu".

- Puis les pèlerins descendent à la crypte pour se recueillir devant le tombeau de l’Apôtre.

 

Le moment le plus important de cette démarche est la messe des pèlerins qui est célébrée tous les jours à midi. A la fin de cette cérémonie, vous apprécierez les balancements du Botafumeiro. Cet encensoir de métal argenté mesure un mètre et demi de haut pour 72 kilogrammes.

 

Le voyage retour :

Même pour ceux qui souhaitent prolonger leur pèlerinage vers le Cap-Finisterre, il leur est conseillé de réserver leur billet de retour dès leur arrivée à Santiago.

 

Pour le retour, plusieurs moyens sont possibles :

- En train RENFE : Départ quotidien tous les jours à 9h pour arriver à 20h30 à Hendaye.

- En autocar ANPIAN-EUROLINES : (de la gare routière de Santiago) C’est la compagnie de voyage que j’ai choisie. Pour le trajet Santiago-Rennes, je n’ai payé que 78,40 €. Le seul inconvénient, c’est que le trajet a duré 22 heures. Leur bureau à Santiago se trouve à la même adresse que l’Accueil pèlerin (au n°1, Rua do Villar).

- En autocar ALSA-ENATCAR : (de la gare routière de Santiago) tél : (00 34) 902 42 22 42

- En Avion IBERIA : (de l’aéroport international de Santiago-Lavacolla). Il paraît que cette compagnie consentirait à une réduction aux pèlerins munis de leur Compostela. Il y a beaucoup de contradictions à ce propos. Le mieux c’est de s’informer.

 

En route pour le Cap-Finisterre

Si vous n’avez pas d’impératifs au niveau du temps, pourquoi ne pas prolonger votre pèlerinage vers le vrai lieu ultime ?

Le Cap-Finisterre est à 100 kilomètres de Santiago. Il faut 3 jours pour parcourir cette distance.

 

Le détail de l’itinéraire :

- Le 1er jour : Santiago-Negreira

- Le 2ème jour : Negreira-Olveiroa

- Le 3ème jour :  Olveiroa-Fisterra (le Cap-Finisterre se situe à 3 kilomètres de Fisterra)

 

La démarche :

Après avoir vécu quelques jours dans la foule à Saint-Jacques, vous voilà dans une quasi-solitude. Ils ne sont pas nombreux, les pèlerins qui prolongent leur itinéraire jusqu’à cette fin de terre à pied. C’est une toute autre ambiance qui anime ce dernier tronçon. Une expérience très mystique !

A votre arrivée au Cap-Finisterre, vous atteindrez l’ultime kilomètre de ce long pèlerinage. A cet endroit, la tradition veut que chaque pèlerin brûle ses vieux vêtements symbolisant cette vieille peau qu’il faut quitter afin de faire apparaître l’homme nouveau.

 

La Fisterrana :

C’est le certificat que chaque pèlerin se voit remettre à son arrivée à l'auberge de Fisterra. Ce document confirme que vous avez mené votre pèlerinage jusqu’à la fin du chemin.

 

Les horaires de bus pour votre retour à Santiago :

L’arrêt de bus se situe au pignon de l’auberge de Fisterra.

Lundi au Vendredi       Samedi          Dimanche et jours de fêtes

7h50                          10h30           9h45

11h00                        13h45           16h00

13h45                        16h00           18h00

16h30           

 

Conclusion

 

Comme vous l’avez remarqué à travers ces pages, ce document vous livre les renseignements principaux afin de vivre votre pèlerinage en toute quiétude. A vous d’en faire le meilleur usage.

 

ULTREÏA !!!

 

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                                                                       07/06/2009

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