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Conseils
(ASJ Jaen)
http://www.peregrinosencamino.com/consejossantiago.htm
(traduit
de l'espagnol)
Conseils
pour faire le chemin
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Mettez vous dans l'ambiance en lisant quelque
chose sur l'histoire du Chemin et le pèlerinage:
ça vous aidera à vous sentir un maillon de plus
dans la grande chaîne des pèlerins qui vous
a précédé; vous parviendrez à sublimer l'effort
physique et psychologique à effectuer (les commodités
dans le voyage sont peu nombreuses, et la fatigue
peut être importante), et vous vous préparerez
mentalement à mieux profiter de la grande expérience
culturelle en laquelle se transforme le parcours.
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Essayez de faire un plan d'étapes préalable,
en pensant que la normale est de parcourir 25
ou 30 kilomètres chaque jour. Il convient de
programmer au début des étapes courtes, jusqu'à
ce que le corps se soit fait à notre but. Au
bout d'une semaine, vous serez déjà formé et
vous pourrez affronter des étapes plus longues.
Vous pouvez programmer quelque jour de repos,
mais le mieux est d'effectuer quelques étapes
courtes, presque des promenades (de quelques
10 km), en coïncidant avec le passage dans les
endroits que vous voulez visiter attentivement;
vous pourrez ainsi vous reposer sans perdre
le rythme et sans cesser d'avancer.
-
Le pèlerinage en marchant est à la portée de
toute personne, malgré qu'elle ne soit pas un
athlète, pourvu qu'on sache doser l'effort en
fonction des possibilités physiques de chacun.
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Il est recommandé d'effectuer une préparation
physique préalable, tant pour le pèlerin à pied
que pour celui qui va en bicyclette ou à
cheval. Un entraînement dans des parcours courts
et des zones montagneuses est très recommandé.
Entraînez vous avec des randonnées chaque fois
plus longues et, si possible, avec le sac à
dos chargé et les chaussures que vous aller
porter en voyage.
Les
pieds
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Il est important de vous entraîner avant de
commencer le Chemin. Au moins trois semaines
avant. Commencez à raison de 5 kilomètres jour,
et finissez la période d'entraînement avec 15
ou 20 kilomètres quotidiens. Vous éviterez les
redoutables tendinites et les surmenages musculaires.
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Examinez bien vos pieds avant le départ, spécialement
les ongles. Si vous le considérez opportun,
voyez votre podologue.
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Si à la fin de l'étape, vous avez les pieds
gonflés, baignez les dans de l'eau tiède avec
du gros sel et du vinaigre pendant 15 ou 20
minutes, ensuite séchez les, et faites leur
un massage avec de l'alcool de romarin. Vous
serez comme neuf.
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Entamer le Chemin avec des chaussures neuves,
c'est une erreur qu'on paye généralement cher.
Les chaussures doivent être rodées par vos propres
pieds. Le même principe, bien que ce ne soit
pas aussi important,appliquez le aux sous-vêtements.
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Le pied doit bien être lubrifié, l'avoir sec
est une erreur. Utilisez de la vaseline, ou
les produits excellents qu'il y a sur le marché,
comme l' "onguent du pèlerin", en
mettant une bonne couche avant d'entamer l'étape,
surtout entre les doigts.
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Changez de chaussettes fréquemment, et lavez
les pieds aussi souvent que vous pouvez; rafraîchissez
les dans les ruisseaux ou dans les sources;
par beau temps, c'est un plaisir indescriptible.
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Veillez à ce que les chaussettes ne prennent
pas de rides dans les chaussures, et mettez
les à l'envers, pour que les coutures et les
irrégularités restent dehors.
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L' "onguent du pèlerin" (produit naturel)
que nous avons indiqué auparavant contient dans
sa composition des élémets anti-inflammatoires
et cicatrisants (Aloe Vera, entre autres). Une
fine couche après les randonnées, spécialement
sur les frottements, est très recommandée.
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Il y en a qui utilisent, comme mesure préventive,
deux paires de chaussettes, des fines,
et des grosses sur celles-ci, mais tout le monde
n'est pas d'accord avec cette technique. Vous
pouvez l'essayer, et si ça vous va bien,
c'est parfait.
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Les massages sur les pieds sont excellents,
ils activent la circulation du sang; il
y a toujours un compagnon disposé à rendre ce
service réciproque. Si en même temps on applique
de l'alcool de romarin, ou même de l' huile
d'olive normale, c'est encore mieux.
Quoi
emporter ?
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Beaucoup de courage, mais peu de poids. Ne chargeons
pas le sac à dos (pas plus de 10 kilos) avec
des objets inutiles ou qui peuvent être acquis
sur le chemin; nous éviterons les frottements
des courroies. Le sac à dos doit être confortable
et léger. Procurez vous en un de type anatomique,
avec des courroies à la ceinture et à la poitrine,
et avec des poches latérales et supérieures.
Il faut mettre les choses dans le sac à dos
de manière ordonnée, et dans des bourses de
matière plastique de diverses couleurs pour
en faciliter l'utilisation et éviter qu'elles
puissent être mouillées.
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Portez des chaussures adéquates, c'est la partie
fondamentale de l'équipement, et n'étrennez
jamais les chaussures sur le chemin. Indispensables:
des chaussures bien adaptées au pied, commodes,
qui tiennent la cheville, et avec une semelle
qui ne glisse pas. Portez des chaussettes de
coton, toujours propres, sèches et bien mises,
pour éviter des écorchures. N'oubliez pas des
tongs à utiliser à la douche et pour se reposer
en fin d'étape.
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Il est préférable d'effectuer le Chemin au printemps
ou en début d'automne. L'été, il sera difficile
de parvenir à dormir dans les auberges, probablement
pleines jusqu'au cou. Et il y a des tronçons
où la chaleur sera asphyxiante. En hiver, quelques
tronçons de montagne sont glacés.
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Le vêtement doit être adapté au temps. En été,
vêtement léger de coton, et en hiver, anorak
de montagne, gants et vêtement de laine. Un
bonnet pour le froid en hiver; et pour le soleil
en été. N'oublions pas les lunettes de soleil,
ni le maillot de bain. Une petite poche avec
du détergent facilitera le nettoyage, pour qu'à
la fin de la journée on puisse mettre un vêtement
propre.
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Le sac de couchage s'avère très utile, car les
auberges offrent beaucoup de places sur le sol.
Si on n'emporte pas de sac de couchage, il convient
d'inclure dans le sac à dos une couverture d'oreiller,
car l'hygiène dans quelques auberges est très
primitive; c'est bien d'emporter un matelas
léger, pour le cas où il n'y a pas d'autre option
que dormir par terre (ça se produit souvent).
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Se charger avec casseroles et poêles est une
erreur. Il y a des auberges qui servent des
repas, et le Chemin est semé de restaurants
avec des menus à prix modique. Les auberges
où on permet de cuisiner disposent des ustensiles
nécessaires. Le mieux est d'avoir seulement
couverts et couteau.
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N'oublions pas la gourde avec de l'eau, ni le
bâton ou bourdon pour soutenir le pas sur des
chemins glissants ou abrupts.
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Papier hygiénique, serviette et coupe-ongles
ne doivent pas manquer dans le sac à dos. Les
épingles de sûreté servent à accrocher les vêtements
humides au sac à dos pendant que nous marchons.
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Boîte de secours: aiguille et fil pour perforer
les ampoules, désinfectant, ciseaux, sparadrap,
bandes de coton, alcool, un laxatif et un antidiarrhéique,
crème anti-inflamatoire et aspirine ou paracétamol.
Et crème de protection pour éviter les brûlures
par le soleil.
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Documentation (carte de Sécurité Sociale et
carte d'identité): indispensable. Un topoguide
du Chemin aide beaucoup le pèlerin, tout comme
un carnet pour prendre des notes. Si nous voulons
la Compostela, ayons le livret pour les tampons
ou la credencial du pèlerin à notre point de
départ du Chemin.
Pendant
le chemin…
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En marchant, prenez en compte que tout le Chemin
est marqué avec des flèches jaunes et des bornes
en pierre. Suivez la flèche.
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En été, évitez les heures de chaleur maximum,
partez le plus tôt possible. Mettez de la crème
protectrice pour le soleil, et n'utilisez pas
pendant des heures, les premiers jours, chemisettes
et pantalons courts.
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Essayez de ne pas marcher très rapidement les
premiers jours, jusqu'à ce que vous connaissiez
votre rythme le plus adéquat. Si vous marchez
en groupe, essayez de vous adapter au rythme
du plus lent; sur le chemin il ne faut pas arriver
le premier, mais atteindre l'objectif. Il n'y
a aucune compétition.
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Sur les tronçons de route, allez toujours par
le bord gauche; n'oubliez pas que vous êtes
le plus faible, et que les automobiles ne remarquent
pas beaucoup un "simple piéton". Si
on fait le Chemin en groupe, on ne doit pas
créer des attroupements sur la chaussée.
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Il n'est pas nécessaire de marcher le soir,
mais si c'est le cas, on doit utiliser des éléments
réfléchissants qui informent les véhicules de
notre position.
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En cas d'épuisement par la chaleur, cherchons
un lieu frais pour nous reposer, boire du liquide
et essayer de récupérer les minéraux perdus
(un litre d'eau avec une petite cuillerée de
sel et une demie de bicarbonate). Si les crampes
sont fortes, nous augmenterons la quantité de
sel.
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Portez toujours à portée de la main une douceur
et des fruits secs, pour reprendre de l'énergie
à un moment de défaillance.
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Faire le pélerinage à Saint Jacques implique
une certaine sobriété dans les dépenses, ce
qui n'implique pas de demander un refuge
gratuit et de dépenser l'argent sans contrôle
dans des choses dont on peut se passer. Être
des pèlerins authentiques nous oblige à être
honnêtes et sérieux.
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Comportez vous avec amabilité avec les gens
que vous trouvez au bord du Chemin. Ce
ne sont pas des naïfs à votre service,
mais des personnes normales qui se comportent
bien avec les pèlerins.
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Ne vous découragez pas devant les problèmes.
Ce n'est pas un voyage touristique "tout
contrôlé"; les problèmes apparaîtront,
mais ils font partie de "votre Chemin",
et beaucoup de pèlerins avant vous les ont rencontrés
et les ont surmontés.
Pour
ne pas être perdu sur le chemin
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Suivez toujours les flèches jaunes. Il n'y a
pas besoin d'acquérir quelque livre avec cartes
du Chemin (il y en a beaucoup), il suffit seulement
que vous fassiez attention aux flèches jaunes
qui sont peintes le long du parcours. Même si
vous rencontrez tout type de sols ou si le tracé
se complique, vous les trouverez dans les endroits
les plus inhabituels: arbres, petites pierres
sur le sol, murs, portes, etc..
-
En outre, dans quelques auberges du chemin,
vous recevrez des rubans plastiques jaunes pour
que, en certains points du parcours dont l'indication
des flèches jaunes est déficiente, vous attachiez
ces rubans aux arbres, aux arbustes, n'importe
où, pour servir de signalisation aux prochains
pèlerins qui passent.
La
meilleure époque pour faire le chemin
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Les meilleures époques pour aller sur le Chemin
sont le printemps et l'automne.
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En été, surtout en juillet et août, il y a énormément
de gens sur le chemin, et ce sont en outre les
mois où la chaleur est la plus dure.
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En hiver c'est tout le contraire, c'est-à-dire
qu'il n'y a presque personne, c'est trop solitaire,
et évidemment il y a le problème du froid.
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En printemps et en automne, c'est une époque
intermédiaire: il ne fait ni trop chaud ni trop
froid, et en outre il y a du monde, mais pas
trop.
Les
auberges
-
Consultez la liste des auberges de pèlerins
(mise à jour) si vous souhaitez les utiliser.
Ces refuges sont exclusivement pour les personnes
qui font le pèlerinage à pied ou en bicyclette,
sans faire des tronçons en véhicule. On ne peut
pas faire de réservations. Pour les grands groupes
de pèlerins, il convient de chercher des logements
différents des auberges. Il n'est pas logique
qu'ils remplissent les auberges et laissent
d'autres pèlerins à la rue.
-
Parfois, en dormant dans les auberges, spécialement
pour les personnes qui peinent à trouver le
sommeil, la symphonie des ronflements peut s'avérer
terrible et stressante; de bons bouchons pour
les oreilles allégeront la sérénade.
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Sauf exceptions, les oreillers des refuges ne
sont généralement pas très propres, une petite
couverture d'oreiller ne pèse pas beaucoup et
évite le contact.
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Il faut prendre quelque précaution afin d'éviter
qu'un "pícaro", profitant du sommeil
réparateur du pèlerin, fasse des siennes pendant
la nuit. Surveillez toujours votre sac à dos.
Le pèlerin n'est pas garanti des vols.
-
Il faut emporter toujours un rouleau de papier
hygiénique dans le sac à dos; occasionnellement,
dans les refuges, il est épuisé.
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Si on va avec une voiture d'appui, on ne peut
pas coucher dans la majorité des auberges. Cherchez
d'autres endroits pour le repos, ou utilisez
des tentes de camping. Les pèlerins qui vont
à pied ont priorité sur les cyclistes ou ceux
qui vont à cheval.
-
La Credencial du Pèlerin est indispensable pour
pouvoir coucher dans les auberges.
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Si vous utilisez les auberges de pèlerins, vous
vérifierez que toutes ne réunissent pas de bonnes
conditions; acceptez ce qu'elles vous offrent,
et remerciez l'effort des nombreuses personnes
qui travaillent de façon désintéressée pour
vous aider.
-
Tenez compte de ce que, normalement, les auberges
n'ouvrent pas jusqu'à midi.
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Essayez de collaborer pour laisser les refuges
propres, et tirez vous en avec un don pour contribuer
aux frais de maintien.
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Le soir, respectez le repos des autres. Dans
les refuges, on exige le silence à partir des
21:00 ou 23:00 heures.
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Les auberges sont conçues pour passer une seule
nuit (en cas de maladie, consultez les responsables
du refuge)
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Dans les auberges et sur tout le chemin en général,
essayez de suivre les principes "Pèlerin,
laisse ce que tu peux, prend de ce dont tu as
besoin "et "Le touriste exige, le
pèlerin remercie".
Que
manger pendant le chemin ?
-
Si on commence à marcher le matin, il est fondamental
de consacrer du temps suffisant, au moins 20
minutes, à pour un déjeuner complet qui comprend
laitages, céréales (flocons de céréales, pain,
toasts, pain de mie…), fruits ou jus et compléments
(beurre ou margarine, fromage, charcuteries,
confiture, miel, sucre…).
-
Si la marche est effectuée l'après-midi, il
convient de prendre un repas simple et sans
trop matières grasses deux heures avant de commencer.
Par exemple: un plat de pâtes, riz ou légume
avec pommes de terre, viande ou poisson (cuisinés
de manière simple, sans beaucoup de matière
grasse) avec garniture de légume ou salade.
Le repas doit être accompagné de pain et des
fruits ou d'un laitage sucré en dessert. En
choisissant de manger un sandwich, il est préférable
qu'il soit d'omelette de pomme de terres, accompagné
de fruits et/ou de jus et d'un lait ou
d'une infusion sucrée, puisque de cette manière
nous assurons un bon apport d'hydrates de carbone,
le meilleur antidote contre le coup de pompe.
-
Puisque le déroulement de chaque étape dure
plusieurs heures, il convient que chaque 60
ou 90 minutes nous nous prenions un bref repos
pour boire et ingérer quelque chose solide qui
contienne des hydrates de carbone, ce qui nous
permettra de maintenir mieux le rythme, et surtout
pour deux raisons fondamentales : éviter le
coup de pompe et la déshydratation.
L'utilisation
de l'eau
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Pendant un exercice continu, l'eau est aussi
importante que les hydrates de carbone, surtout
par les jours avec beaucoup de chaleur et d'humidité.
C'est une erreur relativement généralisée de
ne pas boire de l'eau ni avant ni pendant la
randonnée, ainsi que d'attendre d'avoir soif
ou faim pour commencer à boire de l'eau et à
prendre des aliments.
-
La soif apparaît après que le corps a commencé
à se déshydrater. Par conséquent, on devra boire
régulièrement de l'eau, suivant la chaleur et
de l'humidité, avant que commence la sensation
de soif. Pour savoir si on a pris des liquides
suffisants, il suffit d'observer l'aspect de
l'urine. Une couleur jaune pâle indique une
hydratation adéquate, tandis que mictions fréquentes,
en petite quantité et d'une couleur jaune
dorée ou intense, et d'odeur forte, est l'indice
de ce qu'on ne couvre pas les demandes de liquides.
La déshydratation peut arriver à provoquer une
sensation de vertige, des nausées, et même des
vomissements et des diarrhées.
-
Si l'exercice est prolongé pendant des heures,
on conseille de prendre trois verres d'eau 1
ou 2 heures avant d'entamer l'activité, deux
verres 15 minutes avant, et de boire la quantité
de liquide équivalant à un verre chaques 40
minutes approximativement, pendant le déroulement
de l'étape. Il est recommandé que la boisson
soit maintenue fraîche, c'est pourquoi le pèlerin
ne doit pas manquer d'une gourde adéquate.
-
De même, la réhydration est fondamentale, une
fois terminé l'effort physique du jour, en comprenant
de l'eau et des hydrates de carbone; et si la
transpiration (sueur) a été importante, il sera
nécessaire, en plus d'hydrater, de restaurer
les électrolytes perdus.
Les
ampoules
-
Le simple frottement des chaussures, des chaussettes
avec des plis, ou la transpiration des pieds
peut provoquer l'apparition des ampoules, une
des indispositions les plus répandues parmi
les pèlerins. Et des plus gênantes puisque,
si on ne procède pas avec hâte, elles peuvent
arriver à être à vif et à empêcher de poursuivre
la route.
-
Dans la pharmacie, il est simple de trouver
de petits remèdes pour cette indisposition,
depuis des emplâtres qui sont placés sur la
zone touchée, jusqu'à de petites éponges de
forme circulaire qui sont collées avec un sparadrap
sur les ampoules. On peut aussi utiliser une
aiguille hypodermique et une seringue avec laquelle
injecter de l'iode dans la blessure.
-
Le remède traditionnel, cependant, est peut
être le plus efficace, quand il s'agit d'ampoules
de grandes dimensions et qui forment des poches
avec du liquide. Il suffit de les traverser
avec une aiguille et un fil trempé dans de la
"Bétadine" pour créer une espèce de
drainage, parfait pour que les ampoules suintent
pendant la nuit.
-
Les spécialistes recommandent de maintenir sur
la blessure la peau morte de l'ampoule, une
fois qu'elle a été ouverte. Elle protégera la
zone affectée de possibles infections.
Comment
gagner le jubilé ?
-
Il n'a rien voir avec la Compostela pour avoir
effectué le Chemin. Tout pèlerin ou visiteur
peut gagner le jubilé. Il peut être obtenu pour
soi même ou pour un familier déjà décédé. La
Bula Regis du Pape Alexandre III au XII° siècle
accorde l'absolution de tous les péchés, pour
aussi graves qu'ils soient, à travers la Grâce
du Jubilé.
-
Il est obligatoire:
1.
De visiter la Cathédrale de Santiago lors de
toute Année Sainte (celles où le 25 juillet
tombe un Dimanche)
2.
Se confesser et communier, mais il n'y a pas
besoin de le faire dans la cathédrale, et ce
peut être effectué jusqu'à quinze jours avant
ou après avoir visité le temple de Saint Jacques.
3.
Faire une prière (Notre Père, Credo, Je vous
salue Marie…)
-
Il est recommandé, mais pas nécessaire:
1.
De prendre part à la messe des pèlerins.
2.
Entrer par la Porte Sainte, celle du Pardon.
3.
Visiter la tombe de l'Apôtre
Documentation
-
Si on n'est pas pèlerin, il n'y a pas besoin
d'emporter plus de documents que ce qui est
habituel. Il suffira, en ce cas, d'inclure parmi
le bagage les papiers d'identitité employés
habituellement pour voyager, comme la carte
d'identité ou le passeport en règle, ainsi que
la carte de la Sécurité Sociale, au cas où il
serait nécessaire de demander des soins sur
la route.
-
À titre volontaire, on pourra inclure la credencial
de pèlerin, une sorte de carte qui est estampillée
dans les différents points de la route, et qui
permettra de ramener à la maison le certificat
qu'on a couvert la distance prévue, et d'obtenir
la "Compostela" désirée.
Utilisation
des auberges
-
La seule norme qui règne dans les auberges est
celle du respect du prochain. Qu'elles soient
gratuites ne veut pas dire qu'il ne faille pas
veiller à ces installations, ni collaborer à
leur conservation.
-
L'utilisation de ces centres de logement est
réglementée. Ainsi, les pèlerins avec des problèmes
de mobilité et ceux qui font la route à pied
ont priorité au moment d'obtenir un lit. Suivent
les pèlerins qui effectuent le Chemin à cheval,
en bicyclette, et finalement ceux qui effectuent
le parcours avec une voiture d'appui.
-
On n'admet pas de réservations; donc pour obtenir
une place dans les mois de plus grande affluence,
il sera nécessaire de se lever de bonne heure
pour arriver à temps. Les lits sont occupés
par ordre d'arrivée.
-
Le séjour ne peut pas être prolongé plus d'une
nuit, sauf en cas de maladie. Ceux qui sont
logés devront laisser les installations à dix
heures du matin, tandis que la porte de ces
établissements est fermée chaque jour à onze
h. du soir. Une demi-heure plus tard, on éteint
les lumières, sauf dans les parties communes
où elles resteront allumées pour les plus noctambules.
-
Outre le logement, dans les auberges, on met
au service du pèlerin un bureau d'information,
des boîtes de premièr secours à titre gratuit.
Dans quelques cas, on inclut des écuries pour
les chevaux; bien que le maintien de la monture,
ainsi que les services de blanchisserie et l'utilisation
de téléphone, supposent un petit paiement.
La
credencial
-
La credencial est un document qui accrédite
le porteur en tant que pèlerin. On peut la recevoir
après une rencontre personnelle (jamais par
courrier) dans les associations, confréries,
refuges, archevêchés et autres points qu'a délégués
l'Archevêché de Santiago. Les refuges dans lesquels
on obtient la credencial sont ceux des villes
les plus importantes du Chemin, outre Roncevaux.
Elle coûte entre 0,2 et 1 €.
-
La credencial ne donne aucun droit. Elle démontre
seulement que le porteur est un pèlerin, et
qu'il peut ainsi recourir à l'hospitalité
des refuges et des gens qu'il trouve sur
le chemin. En outre, c'est le document utilisé
pour obtenir la Compostela. La credencial doit
être estampillée une à deux fois au jour dans
les endroits par lesquels on passe (tampons
des églises, refuges, hôtels, bars....), en
indiquant la date, pour démontrer qu'effectivement
on fait le pèlerinage. S'il n'était pas possible
de l'obtenir, on peut utiliser un journal de
route pour pouvoir placer les tampons, avec
les dates correspondantes.
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