Santiago : arrivee (Rabe) (fr)  

 

                                                                         Santiago : arrivée (Rabe)

 

                   

                                                            

- 1. gîte privé Acuario

- 2. gare de bus

- 3. gîte Seminario Menor

- 4. Musée d'Art Populaire de Galice

- 5. Musée d'Art Contemporain

- 6. Puerta del Camino

- 7. Musée du Chemin du Pèlerinage

- 8. couvent San Martín Pinario

- 9. couvent San Paio de Antealtares

- 10. cathédrale / praza do Ovradoiro

- 11. Hospital de los Reyes Católicos

- 12. Pazo de Raxoi / Parlement galicien / mairie

- 13. colegio de San Jerónimo

- 14. bureau des pèlerins

- 15. Office du Tourisme

- 16. (Poste Centrale)

- 17. Poste Centrale

- 18. Police

- 19. gare ferroviaire

- 20. hôpital                                                         

                                                         -----------------------------------

 

  Après le Monte do Gozo, le chemin franchit la route de contournement de Saint-Jacques-de-Compostelle, l'autoroute vers La Corogne (A Coruña) et les rails de la voie ferrée. Après le rond-point, tenez-vous sur le côté gauche de l'Avda. do Camiño Francés. Après le Palacio de Congresos et un nouveau lotissement, vous arrivez dans la Rúa de Valiño (panneau vers le gîte privé d'Acuario (1), au rez-de-chaussée du grand immeuble, descendez un escalier à gauche).

 

  Le chemin continue tout droit par la Rúa das Fontiñas, la Fonte dos Concheiros, traverse l'Avda. de Lugo, débouche sous le nom de Rúa dos Concheiros dans la Rúa de San Pedro puis parvient via la Porta do Camiño (6) dans la vieille ville. Prenez maintenant la Rúa Casas Reais, la Rúa dos Animas, traversez la Praza de Cervantes, suivez la Rúa da Acibechería puis continuez après la Praza da Inmaculada vers la Praza do Obradoiro et la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle (1 h depuis Monte do Gozo).

 

  Saint-Jacques-de-Compostelle

 

  Saint-Jacques-de-Compostelle, but du Chemin de Saint-Jacques est, à côté de Rome et de Jérusalem, le troisième site de pèlerinage et l'une des destinations de pèlerinage les plus importantes de la chrétienté. Créée à partir et pour le culte de saint Jacques, la ville est aujourd'hui un chef-d'oeuvre culturo-architectural - mais en aucun cas un musée de plein air, plutôt une ville universitaire très vitale et moderne. La vieille ville semble construite d'un seul jet dans le granite clair de Galice. Les lichens et les mousses verts, jaunes et rouges sur les façades et abondants dans la ville la plus pluvieuse d'Espagne égayent la physionomie de l'ensemble.

 

  C'est par la Rúa dos Concheiros, ainsi baptisée en raison des concheiros qui vendaient autrefois ici les coquilles Saint-Jacques, et la Rúa de San Pedro que les pèlerins parviennent à l'entrée de la vieille ville historique, la Porta do Camiño (6), où se trouvait jusqu'en 1835 l'une des sept portes de la ville. Après l'Igrexia de Santa María do Camiño (18ème s.), vous arrivez à la Praza de Cervantes, avec une statue de l'écrivain espagnol Miguel de Cervantes. Continuez par la Rúa da Acibechería (azabache, bijoux de jais d'un noir brillant, souvenir typique de Saint-Jacques-de-Compostelle, en forme de coquille Saint-Jacques). Elle débouche sur la Praza da Inmaculada, fermée à droite par le bâtiment imposant du couvent de bénédictins San Martín Pinario (8) (fondé juste après la découverte de la tombe de l'apôtre au 9ème s. construction actuelle 16ème - 18ème s.). A gauche se dresse la façade nord de la cathédrale, à côté le palais archiépiscopal Pazo de Xelmirez (l2ème - 13ème s.). Diego Xelmirez (en espagnol Gelmirez, 1099-1140, évêque de Saint-Jacques-de-Compostelle) était le principal personnage politique de l'Eglise aux débuts du culte de saint Jacques.

 

  Vous voyez derrière la Praza do Obradoiro, devant la cathédrale, l'une des plus belles places d'Europe, dominée par la façade baroque monumentale de la Catedral (10) (qui décore d'ailleurs les pièces espagnoles de l, 2 et 5 cents).

 

  Derrière se dresse le Pórtico de la Gloria, réalisé par le maître génial Mateo entre 1166 et 1188. La colonne centrale, représentant saint Jacques, avec, au-dessus, le christ rédempteur trônant entouré des quatre évangélistes, constitue le principal élément de la décoration. Des millions de mains ont abîmé le socle de la colonne, et l'on envisage d'interdire aux pèlerins de toucher la colonne, comme le veut la tradition depuis des siècles.

 

  A gauche de celle-ci, les prophètes Jérémie, Isaie, Moïse et Daniel se tiennent debout sur un pilier. Le dernier sourit amusé. Les gens racontent qu'il aimait regarder face là lui la beauté aux seins nus réalisée par la main d'un connaisseur. Les supérieurs ecclésiastiques ordonnèrent alors de raboter la poitrine responsable de spéculations indécentes. Les paysans, à ce que l'on raconte, ont protesté à leur manière en créant un fromage représentant le corps du délit baptisé tetilla (téton).

 

  La statue agenouillée tournée vers l'autel est, paraît-il, le maÎtre Mateo, condamné à ne jamais voir son oeuvre. On l'appelle également Santo d'os Croques, le saint des bosses, car l'on recevrait une étincelle de son génie en posant trois fois son front sur sa tête.

 

  Le Botafumeiro, encensoir argenté d'environ 50 kg, n'est utilisé que dans les occasions particulières, sinon il est conservé dans la bibliothèque. Autrefois, il permettait de supporter les odeurs corporelles fortes des pèlerins. Aujourd'hui, les spectateurs aiment le voir se balancer au bout d'une corde de 35 m dans la nef transversale. A deux reprises déjà, il est allé trop loin et est sorti de l'église.

 

  L'intérieur de l'édifice, long de 94 m, est dominé par l'autel magnifiquement ouvré avec un saint Jacques paré d'or, d'argent et de pierres précieuses. Votre voyage de pèlerinage n'est terminé que lorsque vous avez monté l'escalier derrière la salle de l'autel, que vous avez passé les mains autour du cou de l'apôtre et que vous lui avez donné un baiser. Dans la crypte sous l'autel, se trouve, paraît-il, la dépouille mortelle du saint.

 

  Cathédrale: 7-21 h,

  musée: lun.-sam. 10-14 h et 16-20 h, dim./jrs fériés 10-14 h, en hiver fermeture 30 mn plus tôt, 5 €.

 

  A gauche de la cathédrale se trouve l'Hospital de los Reyes Católicos (11). Le gîte de pèlerins construit en 1489 par le couple royal Ferdinand et Isabelle est  aujourd'hui un Parador Nacional, et, soi-disant, le plus ancien hôtel du monde (visite guidée : 10-13 h et 16-19 h). La tradition qui veut que les dix premiers pèlerins soient invités au petit-déjeuner (9 h), au déjeuner (12 h) et au dîner (19 h) existe encore. Pour cela, il faut se trouver aux heures citées à la porte du garage à gauche en bas de l'entrée principale, et présenter l'original ou une copie de la Compostela (jusqu'à trois jours après sa délivrance).

 

  Vers l'ouest, le Pazo de Raxoi (12) (1777), la mairie et le siège du parlement du gouvernement autonome ferment la place, vers le sud le Colegio de San Jerónimo (13) (17ème s.), ancienne école pour les enfants de parents pauvres, abrite aujourd'hui l'institut des études galiciennes.

 

  Au sud de la cathédrale se trouvent la Praza de Platerias, devant le portail du même nom et le plus ancien encore debout de la cathédrale, et la Praza de Quintana, sur laquelle s'ouvre, les années saintes, la Porta Santa (17ème s., décorée de sculptures du 12ème s.).

 

  Musées:

- Museo das Peregrinaciones, histoire du chemin de pèlerinage, Rúa de San Miguel, mar.-ven. 10-20 h, sam. 10 h 30-13 h 30 et 17-20 h, dim. 10-13 h

30, fermé le lundi, 2,40 €.

- Museo do Pobo Gallego, musée d'art populaire galicien, San Domingo de Bonaval, mar.-sam. 10-14 h et 16-20 h, dim./jrs fériés 11-14 h, fermé le lundi, gratuit.

- Centro Gallego de Arte Contemporonea, musée d'art contemporain, C/ Valle Inclan, mar.-dim. 11-20 h, fermé le lundi, gratuit.

 

  Autres infos : www.santiagoturismo.com (en espagnol et en anglais).

 

  Jours fériés: 19-25 juillet, Santiago Apóstol, grande fête en l'honneur de saint Jacques, avec un feu d'artifice spectaculaire au-dessus de la cathédrale entre autres.

 

  Gastronomie: De nombreux pèlerins espagnols dégustent après leur voyage une

mariscada, plateau de poissons et de fruits de mer. Un morceau de tarta de Santiago (tarte aux amandes) permet de conclure en douceur  

                                           ----------------------------------------------------------------------------

    

  retour à Santiago de Compostela

                 

                                                         delhommeb at wanadoo.fr -  01/01/2015